«France adore laisser ses doigts entortiller les boucles blondes. Elle sait apaiser Romy en caressant ainsi son crâne pour l’entraîner dans un semi-coma où le corps gringalet sera à sa merci.»
Toul, 1999. À neuf ans, Romy est abusée pour la première fois par France, une voisine. Son enfance soudain se déchire comme une robe de princesse. Romy entre en guerre. De neuf à dix-neuf ans, nous la voyons se battre contre le chaos qui grandit, contre l’attachement invivable qu’elle ressent pour France, contre un ordre social dont elle ne comprend pas les règles, contre ce corps féminin qui va devenir son principal ennemi. La romancière s’attache à peindre, avec un sens exceptionnel de l’observation, un milieu social et géographique que la littérature fréquente rarement : tous les personnages sont des militaires de la base de Toul, des ouvriers de chez Kleber, des zonards du canal, toujours décrits avec une empathie discrète. Un premier roman implacable, radical.
Première moitié tellement dérangeante. Les détails entourant les abus sexuels sur la petite Romy: très difficile à lire.
J’ai préféré la deuxième moitié où on découvre les nombreuses séquelles, les nombreuses répercussions. Oufff… encore très difficile à lire, mais c’était plus percutant.
Sinon, j’ai pas trop aimé le style… loin d’être une écriture mauvaise, juste pas le genre qui me plaît: petites phrases courtes, très saccadé comme lecture.
L'inizio è pornografia, da pugno negli occhi, vorresti chiuderli e non vedere il libro. Continui tra pugni e calci che ti arrivano dalle pagine. E tremi, e piangi. Consiglio: non iniziatelo (non riuscireste a non leggerlo, ma sarebbe da evitare)
Pour avoir lu Chienne et Louve en premier, j’ai trouvé ce premier roman plutôt difficile à lire à cause des sujets mentionnés et de la description très cru. Cependant j’ai apprécié tout autant lire la plume de cette autrice.
Très bien écrit, ce roman coupe dans l'épaisseur de la chair, dissèque une classe sociale. Attention, scènes de viol explicites, scènes d'automutilation, de comportements destructeur, de pédophilie. Âmes sensibles s'abstenir.
#premierroman de #joffrinedonnadieu, #unehistoiredefrance relate dix ans de la vie de Romy de l'âge de ses 9 ans où une voisine, France, sur l'espace de quelques semaines, va lui voler son enfance, jusqu'au sortir de l'adolescence, période pendant laquelle Romy, détruite, devra devenir femme malgré elle affrontant ses troubles alimentaires, psychiatriques, de la sexualité... Un livre sur le gâchis de la vie enfant du fait de l'égoïsme des adultes car il n'y a pas que France mais d'autres aussi, qui sont dans un tel vide spirituel que la vie d'une petite fille vaut bien comme monnaie d'échange contre 30 secondes d'orgasme. Accablant, réaliste, dévastateur et malheureusement vrai : si Romy est un personnage de fiction, c'est la triste réalité pour toutes les victimes de pédophilie, viol, abus, maltraitance.
Un livre très bien écrit mais trop réaliste pour être repris dans les listes des prix littéraires ? Où est le tapage médiatique ? Ah oui, trop proche de la vraie vie, peut-être ?
Une histoire de France est un roman profondément dérangeant, autant par son histoire que par la qualité de son écriture. Si le roman est un peu inégal dans sa narration, Joffrine Donnadieu y manifeste un don pour le détail. Elle s'appuie sur des éléments apparemment anodins (une odeur dans la rue, un vêtement, une barrette d'enfant...) qui projettent le lecteur dans la scène et rendent le recul difficile. L'écriture est crue mais sans vulgarité gratuite (l'horreur du récit se suffit à elle-même). La plongée dans les pensées de Romy est violente et éprouvante à mesure que se déclarent de plus en plus de troubles psychologiques. Le roman semble d'ailleurs dérailler au fil des pages comme son personnage de plus en plus instable. C'est un roman sur la violence, sur le viol, le malaise mais aussi sur le silence assourdissant dans lequel se noient les personnages qui sont incapables de communiquer pour se sauver. Un roman à choisir (ou à recommander) avec précaution car il décrit sans fard des traumatismes et des mécanismes de survie/d'évasion difficiles à supporter.
Non ho amato questo libro. Un carosello di mostruosità subite da un'innocente. Un contesto familiare difficile e triste nella sua quotidianità. Una bambina, un'adolescente, una giovane donna che continua ad essere vittima ogni giorno, che non riesce a liberarsi dell'orrore subito neanche quando ormai quei giorni sono talmente lontani da non capire se sono stati reali o incubi. È questo che non mi è piaciuto, la continua ricerca di atrocità e malesseri, da parte della protagonista, infierendo su se stessa e sulla sua famiglia. Una lettura che fa rabbia, che fa venire voglia di scrollare Romy e di farle tornare la voglia di vivere a suon di schiaffoni.
J'ai failli abandonné ce roman une vingtaine de fois tant qu'il est dérangeant de part de ses passages vulgaires et pornographiques. Une histoire pédophilie entre une enfant et une femme.
Le sujet est traité avec beaucoup de rudesse, de cruauté de révolte.
Ma lecture suit le roman "Chienne et Louve" que j'ai dévoré et adoré. Dur à lire mais très très important. On y voit l'évolution de Romy (9-19 ans), abusée par une voisine. Elle passe alors par dépression, troubles du comportement alimentaires, pulsions suicidaires, haine de soi... Le tout dans le ferment de l'adolescence. A ne pas oublier : 1 français.e sur 10 est victime d'inceste.
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L ecriture un peu trop crue et voyeuriste m a dérangée. L objectif de montrer comment l agression sexuelle détruit le personnage principal est atteint... mais la violence des mots et des images m a vraiment dérangé!