*Ne perds jamais de vue que le bon beurre est la base de la bonne cuisine, et souviens-toi que faire le malin est le propre de tout imbécile*. La Philosophie de Georges Courteline, 1922.
Nos aliments ne sont rien de moins que les matériaux de construction de notre corps. Et vous conviendrez que pour qu’une construction dure cent ans, il faut choisir les meilleurs. Vous conviendrez aussi qu’on peut difficilement avoir un corps d’athlète en ne se nourrissant que de soda, de burgers et de frites.
Selon les chiffres de l’Insee, nous dépensons en moyenne aujourd’hui à peine plus de 15 % de notre revenu pour notre alimentation, soit moitié moins que dans les années 1950.
Aujourd’hui plus de gens meurent de trop et mal manger que de ne pas assez manger !
En l’occurrence, le Bien c’était tout ce qui permet plus de profit, le Mal c’était perdre de l’argent. Le mensonge, la dissimulation, la mauvaise foi, ou même la tricherie, sans être un but en soi, c’était positif si ça améliorait le compte de résultats.
Bien entendu, « Transformé en France » ne veut pas du tout dire « Origine française », ben non !
Avec les yaourts, c’est pareil. Un pot de forme et de couleur sexy, un nom sympa, un arôme, du sucre, et hop, on vous fait croire que vous achetez une potion magique qui renforce vos défenses naturelles, fait pousser les cheveux, assure une peau lisse et brillante, rend intelligent, donne du charme, etc.
Carpentras. Le produit que nous leur vendions était clairement désigné comme de la truffe de Chine, sans dissimulation aucune, vous pensez bien que ce n’est pas notre genre. Les factures et autres documents d’importation étaient en conformité avec la loi, l’origine et la variété véritables figuraient clairement. Nos clients savaient donc parfaitement ce qu’ils achetaient. Ils revendaient ensuite ces truffes de Chine à une société leur appartenant, qui en Espagne, qui au Luxembourg, et en « oubliaient », par distraction sans doute, l’origine chinoise sur les documents lors du passage de la frontière. La dernière étape consistait à réexporter vers la France cette truffe noire devenue « melanosporum », et dorénavant originaire d’Espagne, voire d’Italie ou même de France suivant les souhaits de l’acheteur et les prix de marché. Je vous laisse calculer la marge réalisée.
Et, pour faire du profit, la recette n’est pas très compliquée : il suffit d’acheter, ou de fabriquer moins cher qu’on ne vend. La différence entre le coût d’achat, ou de revient, et le prix de vente, c’est la marge, et plus elle est importante, mieux c’est. Pas la peine de faire HEC si on a compris ça.
En revanche, la grande distribution, hyper et supermarchés réunis, ne se gêne pas, elle, pour gonfler discrètement ses marges, déjà généreuses. Rien de plus simple quand il n’existe pas de vraie concurrence.
Heureusement (pour lui), l’industriel malin a aussi la possibilité de jouer sur le poids net de ses produits et de vendre moins dans le même emballage pour le même prix, ce qui est en réalité une forme sournoise de hausse. Avez-vous remarqué ces dernières années que les biscuits Prince ont perdu 10 % de leur poids ? Du jour au lendemain, le poids du paquet de 15 biscuits est passé de 330 à 300 grammes, alors que le prix du paquet, lui, n’a pas baissé. Pourtant les publicités n’en parlent pas, étrange, non ?
aux tablettes de chocolat de 150 grammes au lieu de 200, aux barres chocolatées plus courtes, aux tranches de jambon de plus en plus fines, aux paquets de riz riquiqui, etc., etc. et tout cela sans que ne change le prix de vente à l’unité, voire en l’augmentant quelquefois.
Les choses se sont passées à peu près de cette manière : — Le directeur commercial :
- On est arrivé au point de rupture avec l’acheteur de X. Si on ne baisse pas nos prix sur la dosette de moutarde, on perd tout le marché et ça, on ne peut pas se le permettre.
- Le directeur de l’usine : Qu’est-ce qu’on peut faire ? On est censé mettre de la moutarde de Dijon dans les dosettes et on ne respecte pas vraiment le cahier des charges. On devrait appeler ça de la moutarde forte… et encore.
- Votre serviteur : J’achète déjà les graines de moutarde les moins chères que je peux trouver, j’ai même fait venir d’Inde deux containers de toutes petites et pourries. Je ne peux pas baisser la qualité, on est au plus bas. Pareil pour le vinaigre, on est au ras des pâquerettes.
- Le directeur commercial : Un Belge aurait fait une offre 8 % moins chère.
- Tous les autres : Oh, les Belges… !
- Le directeur commercial : Et si on baissait le grammage ?
- Le directeur de l’usine : On est à 5 grammes, c’est pas lourd ! Tu veux descendre à combien ?
- Le directeur commercial : Assez pour gagner au moins 8 % du prix.
- Votre serviteur : Si la baisse de prix doit être entièrement absorbée par la moutarde, alors il faut baisser la quantité d’au moins 15 ou 20 %. On va se retrouver avec une dosette de 4 grammes.
- Le directeur commercial : OK pour 4 grammes, mais faudra régler les machines au plus juste et arriver à consommer moins de 4 kilos les 1 000 unités. Si on arrive à 3,95 ce serait mieux.
- Votre serviteur : Mais le client va rien dire si on baisse le poids de 20 % ?
- Le directeur commercial : Il paie à l’unité et il donne une dosette si le client en demande avec ses frites. Il se fout de ce que contient la dosette, il veut juste que l’unité lui coûte moins cher… C’est comme cela que nous avons conservé notre précieux client. **Il est vrai qu’il faut dorénavant deux ou trois dosettes de moutarde, ou de ketchup, pour avoir une quantité raisonnable de produit, alors qu’avant une seule suffisait**. Comme vous savez maintenant que ces dosettes sont vendues à l’unité, vous comprendrez aisément que si les consommateurs ont besoin de plus d’unités pour satisfaire le même besoin, c’est tant mieux pour nous.
Alors on a fait comme Amora, on a redessiné le flacon pour réduire son volume intérieur de 10 %. Ça n’a l’air de rien, 10 %, mais, sur des millions d’unités vendues, on arrive très vite à des volumes et des sommes considérables. L’argent ainsi économisé en baissant les poids génère automatiquement de la marge, sans coûteuses campagnes de pub, sans se ruiner en engageant des commerciaux supplémentaires, ni payer la grande distribution pour qu’elle mette vos produits à un meilleur emplacement dans leurs rayons. C’est de la marge nette, du bénéfice direct.
Simplissime ! Il suffit de fabriquer un « fromage » reconstitué contenant un peu (le moins possible) de fromage à appellation. Le but c’est de garder le nom valorisant du fromage tout en le remplaçant au maximum par des ingrédients moins chers. Le meilleur de ce point de vue étant… suspense… l’eau. Eh oui, on n’a pas encore trouvé moins cher que la bonne vieille eau du robinet.
Si c’est encore trop cher, **on peut enfin se passer d’appellation officielle, ou tout simplement en inventer une. Nous, on a développé du « fondant de fromage ». Avouez que c’est drôlement bien trouvé ! Ce n’est pas du « fromage fondu », ni une « spécialité fromagère », on peut donc faire ce qu’on veut et lui donner le joli nom qui nous plaît.**
Ce sont ces genres de « fondants » que vous retrouvez râpés sur les pizzas, dans les gratins ou sauces industrielles. Et, croyez-moi, **vous pouvez tout à fait trouver, sans beaucoup chercher, des gratins au cantal sans cantal, des ravioles gratinées au gruyère sans gruyère…**
quand vous ne trouvez pas **d’additifs**, les fameux E-quelque chose, dans la liste d’ingrédients, n’allez pas croire que l’on n’a rien à ajouter : **on peut toujours en balancer quelques-uns discrètement**, sans rien dire aux consommateurs, et tout à fait légalement en plus. Ce sont les fameux « **auxiliaires technologiques** », une catégorie d’additifs qui n’a pas à figurer sur la liste d’ingrédients ! On vous cache tout, on ne vous dit rien, la chanson de Jacques Dutronc reste d’actualité.
Ce qu’il faut noter avec les **colorants**, c’est qu’ils n’apportent rien de positif au consommateur, au contraire. **Leur rôle est de masquer les défauts ou de rendre joli un produit de piètre qualité.** On pourrait parfaitement s’en passer sans que l’humanité n’ait à en souffrir le moins du monde.
Quand on a un produit à vendre, surtout s’il est de qualité moyenne, voire inférieure, et que la concurrence fait rage, il vaut mieux soigner sa présentation : l’emballage. Ça, c’est le travail du **marketing**, les spécialistes des apparences, les as de la cosmétique et du relooking des produits.
- La **DLC**, une date indiquée généralement après la mention « à consommer jusqu’au… », indique une date relativement proche au-delà de laquelle **il peut être dangereux de consommer le produit.** C’est le cas de tous les aliments qui se conservent impérativement au frais comme les laitages ou les viandes crues. Ces produits sont très fragiles, car ils contiennent naturellement des microorganismes (bactéries, levures et champignons) et sont des milieux très favorables à leur développement.
- A contrario, la **DLUO**, une date précédée de la mention « à consommer de préférence avant… », est une **date au-delà de laquelle le produit n’est pas dangereux à la consommation, mais a simplement perdu de ses « qualités spécifiques »**. Appréciez la précision du texte. Cela peut vouloir dire moins de goût, ou moins de vitamines, perte de couleur, modification de texture, changement d’odeur…
Les produits concernés sont ceux qui peuvent se conserver longtemps, plusieurs mois ou même années, sans risque d’empoisonnement. Les microorganismes ont soit tous été éliminés (stérilisation thermique comme l’UHT, ultra haute température, ionisation), ou n’y rencontrent pas les conditions propices à leur développement. C’est le cas par exemple des biscuits secs, pâtes sèches, légumes secs, confiseries, saumures…
D’autant que, pour simplifier les choses, les distributeurs font généralement pression pour que l’industriel allonge au maximum ses DLUO afin de se laisser plus de temps pour vous fourguer le produit, sans risque qu’il ne se retrouve périmé en rayons ou au fin fond d’une réserve.
**Les rayons sont remplis de produits aux DLUO largement gonflées imposées par les clients** que nous, industriels, savons parfaitement trop longues. Mais personne ne trouve à y redire, ce n’est pas dangereux et les produits sont en général vendus bien avant de l’atteindre.
Nous avons alors trouvé l’astuce, pour nos produits conditionnés en pots en verre ou en plastique : **imprimer la DLUO sur le bouchon ! Quel est l’avantage d’imprimer la DLUO sur le bouchon plutôt que sur le pot lui-même ? Mais parce qu’il est beaucoup plus facile, et moins cher – mais tout autant interdit –, de remplacer un simple bouchon que le pot avec son étiquette collée**. Quelques intérimaires discrets au fond de l’usine, des bouchons tout neufs, et en quelques heures des milliers de pots retrouvent leur jeunesse. Pratiques marginales ?
🍯
Alors, me direz-vous, comment est-il possible que ce pays, qui voit ses abeilles disparaître, soit devenu le premier producteur et exportateur mondial de « miel » avec plus de 300 000 tonnes par an ? Eh bien, tout simplement parce qu’il est extrêmement facile de frauder sur le **miel**.
Au début, ils ont commencé à couper le miel avec un peu d’eau. Le miel étant un antibiotique naturel, il peut contenir jusqu’à 18 % d’eau sans s’altérer. Mais certains, trop gourmands, ont eu la main lourde sur le robinet et des lots de miel ont commencé à fermenter lors du transport.
La solution donc a été d’ajouter une bonne dose d’antibiotiques de synthèse. Ça stabilise le produit, et c’est bon pour la gorge du client, mais à consommer avec modération.
Nos amis chinois ont donc ajouté discrètement ce que l’on appelle dans le métier des **« sucres exogènes », autrement dit qui n’ont rien à faire là**. En bons commerçants pressés de faire de l’argent, ils ont commencé par **ajouter le sucre industriel le moins cher, du sirop de glucose liquide** obtenu à partir de maïs ou de blé (ça coûte 50 centimes le kilo quand du miel bas de gamme vaut largement plus du double). Mais une trop grande proportion de glucose provoque une cristallisation accélérée du miel. Bien entendu, les clients se sont aperçus assez rapidement qu’il y avait trop de glucose dans ce miel qui cristallisait deux fois trop vite. Ils ont donc contrôlé le taux de glucose par rapport au fructose. Ah, les maudites analyses !
Les clients ont alors commencé à regarder de plus près et à compter les grains de pollen présents dans le miel. Et… Oh… surprise ! **Souvent il n’y avait pas de pollen du tout ! Le « miel » n’était en réalité qu’un assemblage artificiel de sirops de glucose et de fructose industriels, coloré avec du caramel, le tout subtilement aromatisé.**
Démasqués une fois de plus, les Chinois ne se sont pas laissé abattre et ont mis en œuvre la phase trois : **l’ajout contrôlé de pollen**.
Et je ne vous parle même pas des mensonges sur les origines : **miel de France qui contient du pollen de théier ou de coton, exportations de miel d’acacia « de Hongrie » supérieures à la production totale du pays.**
Ben oui, vous croyez que cette belle glace à la vanille, avec une belle couleur crème, avec de petits points noirs dedans a été faite avec de la bonne vanille en gousse, plongée dans du lait frémissant pour que les arômes délicats parfument la préparation, le tout amoureusement mélangé de manière traditionnelle par les mains expertes d’une laitière du XVIIe siècle. Faut arrêter de rêver devant les écrans de pub, les amis. La vanille épuisée sert de « marqueur visuel » (traduisez artifice pour faire joli, terroir, authentique). **La glace** 🍦**est en fait un assemblage de flotte, lait en poudre, arôme artificiel produit à partir de résidus de pâte à papier, vanille épuisée à l’hexane (solvant neurotoxique et potentiellement cancérogène), colorant caramel e150d (sucres chauffés en présence de sulfite ammoniacal, potentiellement cancérogène et à éviter si on est sensible aux sulfites) et autres additifs**. Pour un produit comme de la crème glacée, destiné principalement aux enfants, je dis bravo ! Fallait oser.
Ami consommateur, je ne saurais donc que **t’encourager, une fois de plus, à éviter les produits broyés et pulvérisés**. Il n’y a rien de plus facile que de faire sa soupe de légume soi-même et, crois-moi, c’est bien plus sain.
Le **safran** mérite sans aucun doute un chapitre à lui tout seul. C’est **LE produit le plus souvent daubé** que j’ai vu dans toute ma carrière. Et, croyez-moi, j’en ai vu beaucoup. C’est d’ailleurs tout à fait logique, car c’est l’épice la plus chère au monde. Le prix de vente consommateur peut dépasser les **6 000 euros le kilo pour du safran d’Iran** (une très bonne origine), voire 40 000 euros le kilo pour du français. On comprend aisément que cela puisse exciter certaines convoitises.
C’est dans les poudres, pour finir de brosser le tableau, qu’on trouve les supercheries les plus extrêmes. Certains fournisseurs sont sans scrupule, totalement fous. Ils n’hésitent pas à mélanger des ingrédients tels que de la brique pilée, des colorants interdits cancérigènes, des substances minérales ou métalliques, etc., dans des mélanges de poudres impossibles à identifier.
Notre business pour les oignons et échalotes, c’était de les acheter frais en France, en Hollande, en Allemagne et en Pologne, et de les envoyer par camion dans des ateliers d’épluchage, en Pologne. Éplucher des oignons est un travail qui demande énormément de main-d’œuvre car pour un rendu parfait il ne peut pas être automatisé. Sachez donc que la plupart des oignons et échalotes cultivés en Europe sont envoyés en Pologne pour y être épluchés à la main avant de revenir dans leurs pays d’origine. Le coût du transport, ajouté au coût de la transformation réalisée en Pologne, est moins élevé que la même prestation faite directement sur les lieux de production, comme en Bretagne. Pas très écolo, mais c’est comme ça.
Pour éviter de payer ces taxes, mais encore pour échapper aux contrôles sanitaires nécessaires à leur entrée en Europe, nos noisettes turques sont expédiées par bateau à notre filiale de Dubai (pays où les noisettes de cette origine ne paient pas de droits de douane), puis aussitôt réexpédiées en Europe. Ce sont les mêmes noisettes, sauf qu’elles ne sont plus turques mais « grecques » avec documents officiels à l’appui, et donc exonérées de droits et sans l’obligation d’un certificat sanitaire car déjà européennes. Facile, et très rentable.
Ainsi, les États-Unis peuvent-ils acheter la quantité nécessaire de safran sous pavillon espagnol, sans devoir commercer avec l’Iran, pays contre lequel ils ont décrété un embargo.
Personne n’est dupe, en tout cas pas les professionnels ni les douanes, et encore moins les politiques, mais tout le monde fait comme si cela n’existait pas. Surtout pas de vagues, de gros intérêts sont en jeu.
🤔🧐
— Comment ça, « laissent tomber » ?
— Les lots sont libérés, je peux les vendre ! J’en croyais pas mes oreilles. **Par quel miracle les Fraudes laissaient-elles sur le marché des lots de produits alimentaires qu’elles savaient hors normes ?**
— Et les pesticides, les normes, les analyses ?
— **La procédure est annulée**, me lança-t-il comme s’il m’annonçait qu’il venait d’être papa pour la première fois.
— Mais pourquoi ? C’est pas logique.
— On sait pas, le boss aussi est sur le cul. J’ai reçu un **coup de téléphone de l’inspecteur hier soir qui m’a dit qu’on pouvait y aller**… **mais qu’ils ne feraient pas d’écrits. Il ne veut pas nous autoriser officiellement à vendre un produit hors normes, mais ils fermeront les yeux le temps que de nouveaux lots corrects soient livrés.**
— Ben merdalors.
— Je te laisse, **je dois liquider rapidement mon stock avant qu’ils changent d’avis**. La prochaine fois, j’en ferai entrer moins et surtout du moins pourri. Le daubé, je l’enverrai directement de Chine en Afrique.
Il faut reconnaître que ces molécules ne se contentent pas d’être cancérigènes, elles ont aussi une action sur la fertilité et le développement du fœtus, sans parler de leur impact sur l’environnement.
- > J’eus la réponse à ce mystère quelques semaines plus tard lorsque, au cours d’un contrôle dans une de nos usines, je rencontrais l’inspecteur qui s’était occupé du thé de Dany. Sur le ton de la confidence, il me dit simplement que tous les importateurs de thé vert de Chine avaient été contrôlés en France et partout ailleurs en Europe, et que, bien entendu, le niveau de pesticides était trop élevé chez tout le monde. Logiquement, les services sanitaires de chaque État auraient dû bloquer ces lots, les faire détruire, et les organismes sanitaires centralisés européens se saisir de ce problème de santé
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