Hailing from a small ethnic Hungarian village in Transylvania, Sándor Kányádi (1929–2018) lived his life in Romania where through his work as a writer, translator, and editor he endeavored to keep his language and culture alive amid an often hostile environment. There was probably no Hungarian town or village of any size in the whole Carpathian Basin that Kányádi had not visited to recite in schools and libraries not only his owns poems but also the Hungarian classics (and always from memory). Like all great poets his work encompasses many styles and forms, often incorporating elements of folk songs and popular myth. A recipient of many literature awards in Europe, including the top prizes in Romania and Hungary both, this is the first comprehensive volume of his poetry to be published in English.
I found this in a book shop in Prague and it did not disappoint. It made for an interesting read, made even more interesting when I read about the context and time in which he was writing. I also loved the lack of punctuation and capital letters in the poems. Some of the poems were a little silly/humorous which I enjoyed and others were quite moving.
Voici de la littérature "roumaine" contemporaine: l'auteur fait partie de la minorité sicule de Transylvanie, dont les membres aujourd'hui, peu nombreux du reste, disent à une large majorité se sentir magyars. Kanyadi vit à Cluj-Napoca (Kolozsvár en hongrois) depuis des années et sur sa qualité de Sicule il écrit qu'il préférerait souvent faire partie d'une espèce en voie de disparition. Ce qui en dit long, c'est qu'il ne soit pas traduit en français et que je doive passer par l'anglais pour connaître son œuvre; voilà pour l'exception culturelle… Quant à la poésie, je dois dire qu'elle est assez convaincante. Certes, c'est une traduction et il est donc assez difficile d'évaluer le style, en dehors des considérations assez généralistes: vers libres, asyndète, parfois des rimes. Les formats sont variés: des poèmes courts, longs, des ballades, des rondeaux, même des épigrammes, le tout maîtrisé. Les thèmes eux aussi sont variés: il y a notamment une partie dédiée aux poèmes sur la littérature. Les plus récents arborent quelques thèmes politiques (la Tchétchénie entre autres) et ne me demandez pas plus que pour Paul Schuster comment le poème où il est question du Conducător a passé la censure: les censeurs ne lisaient peut-être ni le roumain ni le hongrois? Les références me ramènent à l'exception culturelle: certes des poètes hongrois ou roumains (Ioan Alexandru ou Anatol Baconsky) mais aussi François Villon… Sur le fond une réflexion souvent intéressante qui frise parfois la sociologie, avec par exemple des considérations sur la prédominance du salariat dans les sociétés modernes, des poèmes qui rappellent par la clarté du propos Irving Layton ou Philip Larkin (en France Michel Houellebecq ?) d'autres poésies sont plus hermétiques, mais peu et jamais complètement. Usage fréquent de l'ironie voire du sarcasme : j'ai en mémoire le poème sur son père, qualifié de profiteur de guerre parceque mutilé, il touche une pension. Enfin, pas oublier que l'auteur est bien en vie, contrairement à bien d'autres que je critique et qu'il peut toujours surprendre…