Jump to ratings and reviews
Rate this book

Ariane

Rate this book
Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L'une vient d'un milieu modeste et collectionne les complexes. L'autre est d'une beauté incandescente et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. Elles nouent une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr. Myriam Leroy est journaliste en radio, télévision et presse écrite en Belgique. Elle écrit également des pièces de théâtre. Elle habite Bruxelles. « Un texte fort, parfois violent, superbe en tout cas pour ce premier roman initiatique et dérangeant. » - Madame Figaro

216 pages, Mass Market Paperback

First published January 4, 2018

8 people are currently reading
212 people want to read

About the author

Myriam Leroy

8 books34 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
65 (15%)
4 stars
189 (45%)
3 stars
115 (27%)
2 stars
32 (7%)
1 star
15 (3%)
Displaying 1 - 30 of 39 reviews
Profile Image for Emma.
1,621 reviews
May 27, 2018
J'ai adoré ce premier roman de Myriam Leroy.... il capture magnifiquement bien l'essence de l'adolescence en général, et encore plus celle d'une adolescence provinciale belge dans les années 90. Il est sans doute très générationnel mais je suis certaine qu'il peut être apprécié par n'importe qui.

Cette amitié fusionnelle, vénéneuse, dévastatrice entre Ariane et la narratrice m'a fait penser à Antéchrista d'Amélie Nothomb... la façon dont Myriam Leroy joue avec son lecteur, soufflant le chaud et le froid, ne nous laissant jamais savoir quelle part appartient au réel et quelle autre est pur fantasme m'a évoqué D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan.

Mais Ariane a ses qualités propres, j'ai beaucoup aimé l'écriture acido-ironique de Myriam Leroy, et encore une fois, toutes les références à une adolescence belge de ces années-là m'ont enchantée.

Vivement le prochain !
Profile Image for Marieinsweden.
406 reviews27 followers
January 12, 2019
En bok om hur elaka tonåringar kan vara mot varandra. Kryper under huden.
Profile Image for Zéro Janvier.
1,717 reviews125 followers
January 13, 2018
Un roman passionnant sur l'amitié entre la narratrice et une jeune fille toxique avec qui elle va connaître une amitié passionnelle et fusionnelle avant une séparation violente. Le début du roman, qui décrit le milieu social et le cadre de la petite province belge au début des années 1990, m'a beaucoup plu. Le récit de l'amitié avec cette fameuse Ariane m'a ensuite passionné. Ce n'est peut-être pas le roman du siècle, mais j'ai été sensible à ce récit d'une relation toxique qui hante même des années après celui ou celle qui l'a vécue.
Profile Image for Granny Sebestyen.
497 reviews23 followers
September 24, 2020
"Ariane" de Myriam Leroy (208p)
Ed. Don Quichotte.
Bonjour les fous de lectures....
Myriam Leroy est une journaliste belge. "Ariane" est son premier roman.
L'histoire se passe en Belgique, dans une commune un peu triste et sans intérêt (dixit la narratrice ) du Brabant Wallon dans les années 1990.
La narratrice, issue d'un milieu modeste, a une douzaine d'année quand elle rencontre Ariane qui elle, gravite dans un "monde de riches".
Ces deux gamines n'auraient jamais du se rencontrer si la narratrice n'avait fréquenté un collège huppé dont elle essaye d'adopter les codes de vie.
Bientôt, les deux adolescentes ne font plus qu'un ...
C'est "à la vie, à la mort"...
C'est trop.
La narratrice nous raconte cette période de sa vie (deux ans), cette relation entre elle et son binôme.
Cette amitié toxique qui petit à petit se développe entre elles et les marqueras pour le restant de leurs vies.
Toute une palette de sentiments se retrouve entre ces deux filles:
L'amitié, l'amour, la jalousie, la manipulation, la toxicité et enfin , la haine.
Même si il est difficile de trouver de l'empathie pour la narratrice que l'on a souvent envie de recadrer ( mais je pense que c'était voulu par l'autrice), voici un très bon premier roman qui se lit d'une traite.
Le langage, parfois cru, ne tombe jamais dans la vulgarité et le récit est bien loin des mièvreries d'adolescentes.
Roman psychologique qui se lit comme un thriller, c'est glaçant, c'est sombre, c'est caustique mais on en redemande.
Très bien écrit.
Impossible que cela vous laisse indifférent.
Profile Image for Ram Dass.
216 reviews7 followers
May 22, 2018
Belle maîtrise de la langue, texte puissant par la violence du récit qu’il raconte, mais certains passages (notamment la fin), m’ont ennuyé.
5 reviews
February 7, 2020
Même si le roman m’a replongée dans l’ambiance ‘90s de mon adolescence, faisant resurgir Hartley Cœurs à Vif et le Phone café de ma mémoire, j’ai trouvé que le livre s’apparentait plus à un exercice de style qu’à un roman. Décevant et assez peu intéressant en tant que récit ...
Profile Image for Maurynee.l.
171 reviews
February 19, 2023
J’ai beaucoup aimé la relation toxique. Mais Ariane et sa familles son fou
Profile Image for Elodie.
63 reviews
October 20, 2025
ce livre est malaisant tout du long .. un peu trop pour moi
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews12 followers
May 4, 2018
« On va s'aimer, à toucher le ciel, se séparer, à brûler nos ailes »

Quand la narratrice rencontre la belle Ariane, elle a treize ans et toute la vie devant elle. Pour ses débuts en littérature, Myriam Leroy revisite le roman initiatique.

« Quel est l’intérêt de se replonger dans cette mésaventure vieille de vingt ans, dont les protagonistes se sont pratiquement tous évanouis dans la nature? Possiblement aucun. Mais peut-être que si, comme je le crois, elle a eu des répercussions prégnantes sur ma vie et celle de ceux qui m’ont approchée ensuite, l’explorer pourrait permettre quelque chose de l’ordre de la purgation. Voire de la libération. Thérapie classique par l’écriture. On est loin de la littérature. Peut-être qu’à force de spéléo dans les galeries accidentées de la mémoire apprendrais-je qu’Ariane est la raison pour laquelle j’ai toujours préféré me tenir sur le seuil du grand amour plutôt qu’y entrer de plain-pied. » Au moment de raconter son histoire, la narratrice va se poser de nombreuses questions qui vont courir, comme un fil rouge, tout au long d’un livre incandescent, dérangeant, bouleversant. Comment la raconter? Faut-il utiliser les vrais noms des protagonistes ? Jusqu’où aller ? Faut-il mentir un peu pour mieux dire le vrai ? Les réponses sont sans doute entre les lignes crues et cruelles de cette initiation.
Ce premier roman débute en 1994 dans le Brabant wallon, «une province au sud de Bruxelles située dans l’angle mort de l’analyse sociale et de la production littéraire : elle n’avait jamais inspiré qui que ce soit.» C’est peu dire que la narratrice s’y ennuie, coincée entre une famille désespérante, un père expert-comptable et une mère au foyer, et un physique ingrat : « blafarde, binoclarde et pleine de spasmes donc, mais aussi invraisemblablement habillée. Je portais des pulls de seconde main avec des chats, des cerfs, des faisans. Des pantalons fuseaux boulochés, élastiqués sous le pied, des bottillons en Skaï fourrés. Entre le clown de cirque et la jeune paysanne communiste. » Les seules vacances se passent dans la masure des grands-parents, toute sortie au restaurant est proscrite, ainsi que les cadeaux de Noël.
Mais elle va finir par sortir de son trou, car pour suivre son école secondaire, elle intègre le collège Saint-Sauveur à Braine-l’Alleud où elle va commencer par se sentir totalement ringarde avant de se lier d’amitié avec cette Ariane qui donne son titre à ce premier roman. « Ariane, elle était belle. Dans la classe, je ne voyais qu’elle. C’était une curiosité, une exception dans cette école de blonds, blancs, beiges. Elle avait la peau foncée, elle était indienne : ses parents l’avaient adoptée quand elle avait trois ans. »
Entre les deux jeunes filles, il n’y aura bientôt plus de secrets. Leur amitié indéfectible va les faire se sentir plus fortes, plus courageuses, plus audacieuses. Y compris sur le plan physique. « Je convainquis mes parents de me faire confectionner des lentilles de contact, je laissai pousser mes cheveux (ils prirent une demi-douzaine de centimètres durant les mois d’été, le carré champignon que j’arborais confinait au grotesque mais c’était au moins une coupe de fille) et j’achetai mes premiers habits d’adolescente. Un Levi’s 501, un top blanc en coton côtelé Levi’s et une chemise en jean Levi’s. Mon apprentissage des marques était encore un peu gauche, mais je supposais qu’avec Levi’s je pouvais difficilement me tromper. Aux pieds, j’enfilai des Doc Martens. Et puis j’entrepris de bronzer. »
L’air d’émancipation qui souffle ici va cependant se charger de quelques relents troublants. Quand Ariane raconte les mœurs familiales un peu trop libres, quand elle laisse entrevoir une sexualité débridée alors qu’elle est encore prépubère. Si ce n’est dans les actes, c’est dans les paroles qu’elles laissent libre cours à leurs fantasmes:
« T’es une grosse coinçoss, ma fille. Baise un peu, ça te fera du bien. Un bon gros coup dans la rondelle pour te déstresser. Faut te la faire péter un jour ou l’autre. T’as pas envie de te taper mon frère ? Je peux t’arranger le coup, tu sais. »  
Au fur et à mesure que leur pouvoir de séduction s’affirme, les deux jeunes filles vont se sentir «invisibles, invincibles, immortelles», n’hésitant pas à se livrer à de petits jeux ou l’humiliation et la perversité le dispute à un sentiment de supériorité dont garçons et filles vont faire les frais.
Jusqu’au jour où ces jeux vont lézarder leur belle entente, ou l’incompréhension puis la haine vont faire place à l’amitié fusionnelle. Où de coupables, elles vont devenir les victimes, où on ne saura plus qui manipule qui…
On se doute que les choses vont mal à finir, mais on ne s’imagine pas à quel point cette relation va être toxique. Je vous laisse le découvrir à la lecture des dernières pages de ce premier roman parfaitement maîtrisé, habilement construit et troublant jusqu’à l’épilogue. Histoire d’en revenir aux questions initiales. http://urlz.fr/6Ps0
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,087 reviews43 followers
May 5, 2018
C'est un premier roman sélectionné pour le Goncourt du 1er roman. Résultat le 5 mai prochain.

Quoi qu'il en soit un premier roman très fort qui nous parle de l'adolescence et d'une très grande amitié.

Nous sommes en 1994 dans le Brabant Wallon, au sud de Bruxelles; direction : Nivelles.

Attention si vous y habitez, vous risquez de ne pas trop apprécier car la ville en prend pour son grade, décrite comme moche, triste, austère.

La narratrice y vit avec sa famille d'origine modeste.

'Ma soeur et moi ne manquions de rien, sauf du superflu" ...cela veut tout dire ! Ils ont de l'argent mais on ne dépense rien. Habillée à "l'as de pique", un père comptable et une mère au foyer, pas de resto, pas de cadeaux de Noël, les vacances se passent dans une vieille masure familiale à la campagne.

La narratrice a 13 ans en 1995. Hors de question pour ses études secondaires qu'elle fréquente les "ploucs", c'est décidé ses parents l'inscrivent à Braine-l'Alleud dans un collège plus bourgeois. C'est là qu'Ariane croisera l'élite des alentours et Ariane qui vit à Lasne, la commune par excellence où vivent les riches du BW (Brabant Wallon).

Pour s'intégrer, la narratrice aura droit à quelques achats vestimentaires; son premier "Levi's", c'est l'époque des vestes Donaldson et pour les ados, l'importance de ces codes vestimentaires est grande.
On va avec joie parcourir les années '90 que ce soit au niveau vestimentaire, musical.

Ariane est belle, d'origine indienne. Elle a été adoptée il y a trois ans. Elle vit dans un autre monde; piscine et tennis à la maison, des parents aux moeurs familiales très libres. C'est une amitié fusionnelle qui prend naissance, mais Ariane n'a pas froid aux yeux, et cette belle amitié deviendra bien vite toxique.

Un premier roman très réussi. Le langage est cru et direct comme le sont les ados. Le besoin d'exister, de plaire, de s'affirmer est très bien décrit. Myriam Leroy dépeint à merveille le ressenti de cet âge, elle nous fait vraiment revivre l'époque, ses changements physiques et émotionnels de l'adolescence, l'instabilité psychique ressentie à cette période de la vie.

Une amitié toxique, amour-haine qui sans doute autobiographique a laissé des traces chez l'auteure.

Mais pourquoi revenir sur cette histoire de plus de vingt ans, s'interroge la narratrice? Elle nous parle de l'écriture, de ce besoin d'utiliser le "je" ou pas, sur le besoin de dire ou non la vérité ?

Un premier roman entre fiction et autobiographie, un roman initiatique qui se lit très vite et qui augure une plume très prometteuse.

Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

Ariane fit tomber les derniers résidus de crainte hérités de douze années d'éducation fondée sur le mantra préféré de mes parents : "Se méfier de tout et tout le monde, ne jamais rien attendre de personne."

J'en étais sûre. Notre binôme était surnaturel. Nous étions plus que la somme de nos parties, nous étions cette complétude en tous points soudée dont naissaient les rayons lasers et les pouvoirs magiques. Nous imaginions avoir en poche ces deux médaillons orphelins, le croissant de lune et le soleil qui, s'emboîtant, devenaient la clef des Mystérieuses Cités d'or.

J'ai compris que la vie n'avait d'autre sens que de la vivre et, si je ne m'en réjouis pas forcément, j'en fais mon affaire, je l'accepte et n'en veux à personne (enfin, pas vraiment) de ne pas m'en avoir avertie. J'ai intégré que l'amour était une humeur hormonale utile à la perpétuation de l'espèce, le désir soluble dans l'amitié une disposition occupationnelle.

Une pire ennemie, on y pense encore plus qu'à une meilleure amie, c'est fou le cerveau humain.

https://nathavh49.blogspot.be/2018/04...
Profile Image for Histoire et fiction.
285 reviews12 followers
March 23, 2018
Ariane est un roman-témoignage sur une amitié amoureuse, intense et toxique, entre deux adolescentes issues de milieux sociaux différents dans la région de Nivelles (Belgique) dans les années 1990. La narratrice (sans prénom, peut-être pour mieux souligner l'emprise dont elle fait l'objet, ou pour suggérer sans la confirmer une identification avec l'auteure?) raconte vingt ans plus tard les deux années de cette relation qui ont marqué sa personnalité à jamais. Elle décrit sa fascination pour Ariane, une jeune fille issue d'une famille aisée cherchant sans cesse à repousser les limites en se moquant des autres. Alors que leur relation devient de plus en plus exclusive et leurs "jeux" de plus en plus cruels, l'amour se teinte progressivement de jalousie, de peur et de haine, entraînant une rupture traumatique pour la narratrice.

Le style de l'auteure, très imagé, son vocabulaire cru (les amies s'adressent l'une à l'autre avec des petits mots doux du genre "pétasse" ou "salope"...) et sa description de scènes parfois dérangeantes (comme des scènes de bizutage) peuvent choquer au premier abord, mais cette provocation, loin d'être gratuite, reflète la violence des sentiments éprouvés par ces jeunes filles de 13-14 ans. Dès les premières lignes, la narratrice exprime avec colère et ironie son rejet de sa famille et de son environnement petit bourgeois conservateur. La banalité du quotidien se transforme toutefois en aventure extraordinaire à mesure que les deux adolescentes s'inventent un monde parallèle avec ses propres codes.

Mais les petits jeux malsains créent rapidement un engrenage, annonçant une fin violente et douloureuse. Malgré la cruauté dont elles font preuve envers les autres, puis l'une envers l'autre, on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine empathie à l'égard de ces jeunes filles incomprises en quête d'identité et de reconnaissance. L'auteure-narratrice joue avec la vérité, reconnaît la subjectivité de sa mémoire, mais cette ambiguïté assumée créé paradoxalement une sorte d'authenticité qui rend son récit-confession touchant et confrontant.

Au final, Myriam Leroy nous offre un premier roman fort, percutant dans le fond comme dans la forme, nous poussant à réfléchir sur la façon dont nos traumatismes d'adolescence ont influencé les adultes que nous sommes devenus...
Profile Image for Lux.
221 reviews38 followers
September 17, 2023
Le hasard a fait que j'ai lu Ariane juste après avoir revu l'un des films cultes de mon adolescence : Thirteen. On y retrouve le même point de départ, à savoir l'adoe populaire qui va (on ne sait pas vraiment pourquoi) s'intéresser à l'adoe mal fagotée. Cette dernière change son look pour s'intégrer, et une amitié fusionnelle, voire de l'amour passionnel, s'installe entre les deux protagonistes.

Elles deux contre le reste du monde, sauf qu'ici l'héroïne nous raconte l'histoire de son point de vue adulte, et qu'on apprend assez rapidement qu'Ariane n'a pas atteint l'âge adulte. Il y a également le point de rupture, les parents qui voient d'un mauvais œil la relation, le jeu avec les garçons, les bêtises, les mutilations, etc.

Certes, Thirteen n'avait pas non plus inventé l'adolescence emo et les amitiés amoureuses entre filles, mais le fait que les deux aient été si rapprochés pour moi n'a pas joué en faveur du roman. J'ai trouvé que certains points n'étaient pas assez creusés, voire balayés et de fait discriminants : la santé mentale, l'adoption transraciale (qui, à mon avis, explique beaucoup de choses ici), le fait de devoir cacher son homosexualité...

Même adulte, la narratrice reste sur des positions d'adolescente mal renseignée, notamment homophobes, grossophobes, validistes... Bref, j'ai sûrement un œil trop acéré sur ces questions maintenant, mais ça ne passe pas.

Peut-être que le roman était finalement trop court pour pouvoir explorer tout cela. Mais j'ai apprécié le fait d'avoir un recul d'adulte sur cette relation, sur la peur qui a suivi, et sur les conséquences sur les relations de couple suivantes.
Profile Image for Ariane.
120 reviews
October 18, 2025
C’est l’histoire d’une amitié qui s’étiole… pour éviter de se transformer en amour. Mais ça vire en obsession et atteinte à la réputation. C’est aussi l’histoire de classes sociales divergentes, de rébellion, d’injustice, de sexualisation, de lesbianisme. Une histoire de pouvoir.

Le résumé était assez intriguant, et le début fluide à lire. L’économie et le système d’hygiène des parents à l’enfance étaient curieux, mais difficiles à lire puisqu’il s’agit d’une autofiction. Je pouvais néanmoins m’identifier à certains comportements imposés. Par la suite, quand est venue l’adolescence, je me suis sentie mal à l’aise face à toutes ces tromperies, ces déchéances, ces jeux de passion, l’intimidation qui amuse... Le roman est devenu « autre » à partir de ce moment, pour moi. Des mineurs qui se saoulent et qui vomissent souvent, c’est pas mon truc. La fin a cependant rehaussé mon opinion du texte, car la narratrice a ouvert une porte sur la santé mentale, ce qui est très important dans toute cette histoire d'amitié toxique. Par ailleurs, j’ai aimé le travail que la fait la narratrice sur soi tout au long du roman, réalisant l’impact de ses gestes de son enfance sur les autres.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Tifenn.
242 reviews
July 28, 2021
Comme on ne peut pas mettre de demi étoile avec Goodreads, je mets 3 étoiles, mais si j'avais pu j'aurais mis 3.5.

J'ai trouvé qu'il y avait du positif, indéniablement, dans ce livre. Déjà par les thèmes abordés (amitié homoérotique, adolescence, coming of age story, grandir en tant que jeune fille à Bruxelles...), mais aussi par la forme.

Malheureusement, je n'ai pas retrouvé dans Ariane la profondeur et l'intensité que j'avais rencontrée dans Les Yeux Rouges, autre roman de Myriam Leroy que j'ai lu cette année. J'ai trouvé que de nombreux points n'étaient pas suffisamment développés, on passait trop rapidement sur plusieurs aspects ce qui a fini par me décevoir au cours de ma lecture.
Profile Image for Julia.
35 reviews
March 24, 2021
Je me suis laissée prendre dans cette relation de jeunesse en m’éloignant, me disant que c’était cru et violent, autre. J’ai ensuite réalisé que la mélodie toxique entre ces deux filles, fil d’Ariane des amitiés de jeunesse, me disait quelque chose. Des souvenirs me sont venus. Preuve que Myriam Leroy en plus de maîtriser l’écriture dépeint à la perfection les liens adolescents nuisibles qu’on enferme dans une boîte. Elle a tout ressorti et a écrit Ariane.
Profile Image for Maghily.
379 reviews2 followers
July 13, 2018
Un livre sur l'adolescence et ce qu'elle peut avoir de plus toxique. Même si quelques années séparent celle de la narratrice et la mienne, j'y ai trouvé pas mal de similitudes... Heureusement, j'ai mieux tourné 😉. L'écriture est intense : on plonge dans ce roman sans parvenir à reprendre son souffle. Un très bon premier roman.
Profile Image for Emily-kasandra Cliche.
718 reviews40 followers
May 30, 2019
TRIGGER WARNING: violence, suicide, relation toxique.

C'était un roman excellent qui me fut offert par les éditions Points. Je l'ai lu en une journée mais je dois admettre que je suis sous le choc de la brutalité de l'oeuvre.
Profile Image for Lucie Fvz.
250 reviews7 followers
September 1, 2019
« Le temps est décidément un très petit monsieur, un être médiocre avec un tas de pellicules sur les épaulettes de son costume de supermarchés. Il suffit qu’il traverse le décor pour lui ôter son éclat. »
6 reviews
January 5, 2020
Écriture flamboyante et sans pitié. Chaque compte ! L'écriture de Myriam Leroy est un plaisir sans fin. Plus dubitative sur le choix de personnages aussi polarisés, je ne suis pas parvenue à y croire jusqu'au bout
68 reviews1 follower
April 20, 2022
Je me suis reconnue parfois dans cette héroïne vivant à Nivelles (moi c’était Mons), l’école avec les bobos et les petits « de » aristocratiques. Je me suis laissée emporter par cette histoire d’une relation malsaine. Et mourir à 20 ans avant d’avoir connu …tellement vrai !
Profile Image for Carine.
693 reviews
April 22, 2018
Bof... Je ne sais pas si je n'étais pas dans le bon « mood » pour lire ce livre ou si je n'ai tout simplement pas compris l'histoire de cette amitié toxique.
Profile Image for Susana P..
284 reviews
August 13, 2018
Un excellent premier roman sur une amitié toxique fondatrice. Édifiant.
Profile Image for Caroline.
72 reviews
April 5, 2019
Varför ska det alltid vara en Farlig Väninna Svår Att Lita På? Fett trist.
43 reviews
September 15, 2019
J’ai adoré ce premier roman. Une description forte, acide d’une relation cruelle et profonde entre deux adolescentes de deux milieux différents. Formidablement bien écrit !
Displaying 1 - 30 of 39 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.