Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse. Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution – tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d'anniversaire. Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l'Autre. Comme toutes les femmes, la narratrice de ce roman est très occupée. Découvrant sur le tas sa nouvelle condition de « maman solo », elle jongle avec sa solitude sociale, sa solitude existentielle, et s'interroge sur les liens invisibles entre batailles intimes et batailles collectives.
Résolument féministe et humaniste, ce roman à la langue inventive et teintée d'humour tendre dresse le portrait poignant d'une femme qui ressemble à tant d'autres, qu'elles soient mères ou ne le soient pas, célibataires ou non.
Une insomnie et un dimanche tranquille ont suffit pour venir à bout de ce court livre. J’ai apprécié l’histoire, le propos, et les pistes de réflexion intéressantes, mais j’ai un gros problème avec la narration à la deuxième personne, qui contrairement au souhait de l’autrice (j’imagine) m’empêche de rentrer pleinement dans le récit.
Histoire d'une maman qui découvre les hauts et les bas d'être maman solo, dans une société encore trop patriarcale. Pourtant elle choisit les mots justes, avec humour et dérision.
Un peu d’anti-cerne puis de poudre de Terracotta, mais pas trop pour ne pas faire paquet.
Après le départ du père de l’enfant, la narratrice se retrouve seule et doit jongler entre la rédaction de sa thèse, l’écriture de sa pièce de théâtre et les répétitions avec les acteurs.
J’ai aimé le ton parfois décalé de ce récit de vie d’une femme qui s’accroche, et qui découvre la mono-parentalité.
Le père demande le divorce mais ne prendra Petit Chose que quand il a envie. Même le recours à la belle-mère ne changera que peu cet état de fait.
Oui, les femmes sont occupées : occupées à survivre entre le travail (parfois plusieurs), l’attention demandée par les enfants, les factures, mais aussi les copines.
L’auteure porte un oeil critique mais juste sur notre société qui fait reposer le poids de l’enfant sur la seule mère.
Quelques citations :
« Tu espères des avis, des conseils : du réconfort dans la masse des solitudes superposées.
Tu tombes sur des pubs. »
« La question qui tournait dans tes nuits comme une furie, à savoir qu’est-ce qui autorise un homme à penser que c’est légitime de s’en remettre aux femmes ? Tu viens d’avoir la réponse. La justice est un homme. »
« Pourquoi ce report des tâches domestiques d’une femme vers d’autres femmes de subsititution : la grand-mère, la femme de ménage, la gouvernante, la nounou, la juge, l’infirmière ? Pourquoi les femmes se refilent la patate chaude et s’exploitent entre elles ? »
💥Un titre qui claque. Une écriture directe, incisive, percutante, précise. Un sujet de société, que l’autrice aborde avec vigueur, détermination, colère, tendresse et vérité. Une livre féministe 💜, dans toute sa colère, sa justesse et sa nécessité.
📖On suit une femme, devenue « mère-célibataire », dont l’ex-conjoint est aussi un ex-papa. Mais elle a de la chance : « garde classique » sans se battre. 1 week-end sur 2 chez papa, enfin, quand lui a envie. « La formule ne passe pas »...
👩👦 Les « passions » mises de côté, les rêves envolés, un petit bébé qui demande de l’attention, qui ressent le manque et la douleur. Une mère en colère, triste, impatiente. Une mère tendre, aimante, battante.
✍🏻 Avec délicatesse et profondeur, Samira El Ayachi met des mots sur ce qui ne se dit pas, sur ce qui s’ignore. Nous ne sommes pas des mères parfaites ou des pères parfaits. Parfois on en a marre, parfois on aimerait partir loin sans penser aux conséquences. ... Et ces mères, seules, isolées. Tu es tellement forte ! Comment tu fais ? Ba écoute je pleure tous les soirs et je dors 2h par nuit.
💜 Ce livre est tout simplement une pépite de la littérature féministe. Vous croyez que je divague ? Lisez le.
Un coup de cœur ♥️. Un coup de poing. Merci à l’autrice pour avoir magnifiquement et authentiquement mis en lumière ces femmes. Et merci à la maison @editions_de_laube pour votre travail ☀️ et pour l’envoie de ce magnifique livre.
Un livre coup de poing, qui parle des "petites" violences que subit au quotidien une mère célibataire. Un sujet important et bien écrit, qu'il est important de partager. Pour ma part, j'ai apprécié le rythme et le découpage du livre, mais je n'ai pas accroché à la 2e personne du singulier, qui projette le lecteur malgré-lui dans le rôle de la protagoniste. Un choix intéressant, mais dur...
Très bon roman sur la vie d’une mère célibataire après le départ de son mari. C’est drôlement bien écrit, même si l’utilisation de la deuxième personne peut surprendre. Il y a de bonnes réflexions, je me suis retrouvée un peu dans ce roman. Bref, j’ai beaucoup aimé.