Et si à l’heure de mourir, la mort nous accordait un jour de plus? Un jour, un seul, pour profiter de la vie et corriger quelques erreurs avant le grand départ. Quel usage en ferions-nous ?
C’est sur cette question que démarre l’histoire de Marguerite, une octogénaire qui vit ses derniers instants. Couchée dans son lit d’hôpital, dans l’attente de rendre son dernier souffle, elle reçoit ce cadeau inespéré. En retraversant du côté des vivants, la vieille femme a reçu un don inattendu : le pouvoir de guérir les malades en les touchant. Mais cette largesse se paie avec les heures dont elle dispose, chaque guérison raccourcissant sa précieuse journée.
Alors que s’égrènent les heures, on assiste à l’improbable cure de jouvence d’une vieille femme qui cherche à faire la paix avec ses démons avant de quitter cette vie.
Moitié road movie, moitié enquête familiale, ce récit fantastique emprunte les routes du Bas-du-Fleuve où Marguerite et sa petite fille Karine vont à la rencontre du passé pour faire maison nette. Un jour de plus s’intéresse aux thèmes de la vieillesse et des relations familiales et prouve que même à une minute de mourir, il est possible de vivre une grande aventure.
Histoire touchante, surtout quand on arrive vers la fin! Quelques superbes répliques (encore une fois, vers la fin). J’aime depuis longtemps le talent de conteur de Philippe Girard, mais je dois avouer que je n’ai jamais été fan de ses illustrations (surtout les visages de certains personnages). Sauf, encore encore une fois, vers la fin; quand la petite-fille est en gros plan, témoin du passé de sa grand-mère... Ça, c’était absolument génial!
Dans cette bande-dessinée, Marguerite, une femme de 80 ans qui est au bout de sa vie, se voit le privilège de revivre une journée de plus. Dans son lit d’hôpital, elle revient à la vie, avec la jeunesse et le don de guérir les malades. Lorsqu’elle touche quelqu'un, elle le guérit au détriment des heures qui lui restent. Sa journée raccourcie à vue d'œil et elle tente de reprendre contact avec une partie de sa famille qui s’est éloignée avec le temps. Elle part à l’aventure avec sa petite fille qui était à son chevet lors de sa mort. Elle tente de faire la paix avec son passé et c’est ainsi que nous découvrirons l’un des grands drames de sa vie. Cette bd est fascinante et elle nous pousse à nous poser des questions sur ce que nous aimerions réaliser s' il ne nous restait qu’une seule journée. Un récit touchant et drôle à la fois.
« Ma grand-mère dit que la vie est parfois un mensonge. Mais que la mort est toujours vraie. Elle dit aussi que certains d'entre nous sont supérieurs aux autres dans la vie, mais que couchés dans une cercueil nous sommes tous égaux. Lorsque viendra l'heure de mourir, chacun d'entre nous rêvera d'avoir un jour, une heure, une minute ou même une seconde de sursis. Ce désir ultime, c'est le souhaite d'un suprême souffle de vie, un soubresaut d'existence pour arracher à la mort un moment de bonheur supplémentaire. Néanmoins, il n'est donné à personne de vivre un instant au-delà du dernier. Par contre, il est donné à chacun de profiter d'aujourd'hui comme s'il n'y avait pas de lendemain. »