Un roman remarquable et puissant pétri d'humanité.La narratrice est atteinte d’une maladie auto-immune, autrement appelée maladie de compagnie, « compagne fidèle », dira-t-elle ironiquement, qui la diminue. Le corps s’attaque lui-même en tentant de se défendre, les virus s’engouffrent dans la brèche d’une immunité réduite. Hors de moi dit la rage de la malade qui refuse de se soumettre à cette condition. La narratrice analyse avec lucidité la souffrance, dissèque la maladie, ses effets sur l'humeur, la résistance qu'elle tente de lui opposer. Elle restitue l’impuissance de la pensée face à l’obsession de la maladie. Loin de sombrer dans la résignation et la tristesse, ce récit est porté par l’énergie de la colère qui redonne toute sa vigueur au sujet exsangue. Jusqu’à ce qu’apparaisse, inattendu et renaissant, le désir.
Claire Marin est professeure de philosophie en classes préparatoires aux grandes écoles et membre associé de l’ENS-Ulm. Ses recherches portent sur les épreuves de la vie. Elle est notamment l’auteure de Hors de moi (Allia ; J’ai Lu), L’homme sans fièvre (Armand Colin), La maladie, catastrophe intime (PUF) et La Relève : portraits d’une jeunesse de banlieue (Éditions du Cerf). Son dernier ouvrage à l’Observatoire, Rupture(s), a été un très gros succès critique et public.
Me pareció muy curioso el que hable tanto sobre su experiencia como disca pero todo en aislamiento. Nunca menciona a la gente de su vida por nombre ni con interacciones específicas. Solo habla de elles en conjunto para referirse a su incompresión y el aislamiento. Solo habla de interacciones específicas con otras personas disca o enfermas en el hospital, o de doctores. Me he sentido muy identificade y expresa muchos sentimientos de manera muy potente, aunque claro, no sufro de lo mismo que ella. Me tomó unos meses leerlo, poco a poco, pero lo disfruté un montón. Capaz me lo relea por confort o inspiración en el futuro, aunque sea los fragmentos que dejé resaltados. Ni me acuerdo de dónde saqué este libro, pero me alegra el haberlo encontrado. La única cosa que quizás podría criticar sería que tiene una mirada muy blanca y cis, que puede explicar ciertos comentarios insensibles sobre ciertos temas, pero sólo lo tendría como algo a considerar. No me había fijado en si la escritora realmente era blanca y cis (no tiene foto de autor la carátula del libro), pero lo acabo de revisar y sí he dado en el clavo. Es que se nota mucho.