Cinquante ans. Ça y est. Il a cinquante ans. Il se souvient bien. À vingt ans, enflammés par leur fougue juvénile, Yvan et ses copains regardaient les quinquagénaires comme des mecs finis, presque au bout de la route. C'est maintenant son tour. Il y est. Et en quelques mois il a perdu sa mère, son père, et son boulot. Sa femme, Florence, travaille beaucoup, prend souvent l'avion et vit dans les décalages horaires. Les enfants ont quitté le nid, normal. Alors, forcément, Yvan est un peu paumé. Il s'est réfugié dans le Jura, chez ses amis de toujours Thierry et Sandra. Avec ses fringues, ses bouquins, des babioles. Toute une vie, ou presque, dans quelques cartons... Cinquante ans. Allez, ça n'est peut-être pas le bout de la route, mais c'est un virage un peu casse-gueule.
Il entreprend des études d'arts plastiques en 1985 à Rennes, et fonde avec quelques amis, dont Joub, Jean-Luc et Fred Simon, le studio BD Psurde. Cette petite structure éditoriale leur permet de publier leurs premiers travaux, dont un album collectif, La Vie Tourmentée d'Ernest Formidable.
El perfecto cómic para un tío que cumpla 50 y empiece a revolcarse como un gorrino en la crisis de la mediana edad. Es curioso como a esa edad a los hombres la vida les golpea con la realidad entre ceja y ceja y comprenden (algunos) que ya no son jóvenes, que no engañan a nadie y que ni siquiera pueden seguir engañándose a sí mismos sobre ello. Creo que las mujeres lo llevamos de otra manera.
La historia que escriben al alimón los tres autores franceses está basada en hechos reales. Ellos son amigos desde su adolescencia y cuando eran veinteañeros fueron invitados a la fiesta de cincuenta cumpleaños de un tipo. Fueron porque había comida y bebida gratis y porque a esa edad uno nunca rechaza una juerga y les pareció que a los cincuenta la vida ya estaba terminada, que ellos nunca serían como aquella gente mayor. La vida pasa, los años van cayendo y de repente son ellos, en concreto uno el que se encuentra en los 50 completamente desubicado. Se replantea su vida, lo que ha hecho, lo que dejó de hacer, piensa en si le queda tiempo para aprovechar y se lamenta mucho porque no hay nada peor que un hombre con una crisis existencial. No quiero que pienses que el tebeo es triste porque no lo es, para nada, está cargado de la ironía de la vida a esta edad, y también de las tonterías que seguimos haciendo y pensando. Está ambientado en la montaña francesa en invierno y hay mucha nieve y un poco de soledad: las parejas se distancian, los hijos se independizan, el trabajo ya no te llena (si es que lo hizo alguna vez), los amigos están lejos... y a todo hay que acostumbrarse.
Todo lo que me pareció auténtico y natural en Rural o Los ignorantes lo he sentido aquí quebrado por los imponderables de un relato clásico. Esa serie de encuentros y desencuentros que llevan a un hombre recién llegado a la cincuentena y en zozobra por la pérdida de sus padres y el trabajo, a la catarsis y la aceptación de las cosas de la vida. Hay situaciones que funcionan (su cretinez, la anécdota de juventud que guía la historia de principio a fin), pero otras se notan forzadas (su relación con una mujer más joven), incluso rozando lo incongruente (el vecino que pasea con su perro). Al final, aunque se han empañado, estas últimos no me han sacado de Corredores aéreos, así que ni tan mal.
"Als ik ooit stinkend rijk ben, ga ik ook eens een burn-out proberen", roept zijn broer hem toe. "Ik héb geen burn-out", riposteert Yvan.
Het heeft er nochtans alle schijn van.
Yvan is vijftig en zit op een dood spoor. De kinderen zijn de deur uit, zijn vrouw maakt carrière in het buitenland. Vrienden hebben het druk-druk. De kou en de eenzaamheid van de Jura doen de rest.
Toch wordt 'Luchtwegen' geen lamentabele klaagzang - daar draagt Davodeau wel zorg voor. Yvan moet weliswaar een paar keer door het slijk (de sneeuw), maar er gluurt hoop aan de horizon. En waar een wil is, zijn er (lucht)wegen.
Na 'De Onwetenden' weer een mooi verbeelde ode aan het leven.
Belle bd sur le temps qui passe, les remises en question, les détours de la vie, l’amitié... J’ai beaucoup aimé les pages de photos d’objets ayant appartenu aux défunts parents. Ça m’a émue!
Étienne Davodeau (esta vez cofirmando el guión con un colega) vuelve a contarnos una historia pequeña, un fragmento de vida de una persona del montón, de esa clase trabajadora que nos quieren decir que es "media" pero que está en el umbral de caer en la pobreza. Y vuelve a despertarme el interés, a parecerme muy brillante a la hora de dibujar a unos personajes torpes y cargados de dudas y contradicciones, enfrentados al sinsentido de la vida, las convenciones sociales y las relaciones humanas. Estupendo.
C'est un peu étrange de lire cet album sur le fait de vieillir et sur le deuil au moment où je viens de perdre mon papa mais cela a d'autant plus résonné en moi. Je suis certes différente du héros de l'histoire mais je m'y suis aussi reconnue vu qu'on est de la même génération. Une lecture chargée en émotions donc et qui peut être utile à tous !
Cinquante ans, voilà. Yvan les a ces fameux cinquante ans. Il se souvient dans sa jeunesse, un certain anniversaire, il les voyait finis les mecs de cinquante balais.
C'est son tour aujourd'hui ! et on ne peut pas dire que le bilan soit positif.
Yvan a perdu son travail, son père, sa mère, un peu sa femme qui travaille à l'autre bout du monde, ses enfants Aude et Michel ont quitté le nid et font leur vie..
C'est dans le Jura en plein hiver qu'Yvan est venu se réfugier chez des amis. Son frère Martin lui a envoyé les caisses des objets qui occupaient le logement des parents qui vient d'être vendu.
Alors en plein questionnement, en déprime, pour s'occuper Yvan marche dans le froid et la neige, coupe du bois et photographie tous ces objets du quotidien et souvenirs de ses parents.
Il s'interroge, dresse le bilan de sa vie. Un peu aigri, nostalgique, il émet ses doutes, ses regrets peut-être...
Un très joli portrait intimiste qui nous parle avec justesse et une pointe de mélancolie sur le temps qui passe, la maladie, la perte de ses parents, l'usure du couple mais aussi de l'amitié car le roman graphique est le résultat d'un travail entre amis, Christophe Hermenier est venu en renfort d'Etienne Davodeau pour le scénario et les dialogues et son ami Job aux couleurs.
C'est juste, drôle, tendre, un brin mélancolique. Un très bel album aux dialogues puissants.
Ma note : 9.5/10
Les jolies phrases
Les pessimistes ont compris quelque chose que les gens heureux ignorent. Les gens heureux leur laissent croire ça, ça donne aux pessimistes le sentiment d'être plus malins.
C'est une aventure étrange, un couple, hein ? Ce qui le tient, ce qui l'use, ce qui le défait...
Certainement ma plus belle lecture de cette année. Les amis, la famille, l'âge, la solitude, les enfants, le deuil, la maladie, les regrets, la quête de sens, les choix de vie et ses innombrables possibilités... tant de sujets abordés avec sagesse et authenticité.
Cette histoire m'a fait mal au cœur. Vieillir c'est un sujet toujours très délicat et je suis une adulte maintenant. Je n'ai même pas vu le moment en que j'ai arrêté d'être une enfant, j'ai toujours cette imagination et pensés de mon enfance. J'ai du mal a me voir grandir et vieillir.
Una preciosidad. Una historia sobre aprender de uno mismo a través del duelo. El dibujo, el texto, las fotografías entre medias, la historia que cuenta...me ha encantado y lo he devorado, lo releere seguro.
C’est l’histoire d’un homme qui se retrouve seul avec lui-même, début cinquantaine, en questionnement sur son passé, son présent et son avenir. Un roman graphique qui nous interpelle et qui nous fait réfléchir sur ce que nous attendons de la vie. Bref, un bon moment de lecture sans prétention.
davodeau, crise 50 ene, deuil, amitiés.... superbe, trop de résonance : les histoires, les révélations qui appartiennent au passé, mais qui construisent le présent. faire le choix de son futur, acceptation....
Comme toute BD de Davodeau, c'est un réel plaisir à lire, le côté humain des personnages est toujours le centre de tout. Beau, lent, questions existentialistes. Bref ... intéressant.
Morceau de vie d'un cinquantenaire qui se retrouve seul face à lui-même. Permet de s'interroger sur sa propre moitié de vie. (Rien à voir avec le titre !)
Je ne sais trop quoi penser de ce livre ... La conclusion est une bonne morale. Pour le reste, peut-être suis je encore trop jeune pour le comprendre ?
Historia de cincuentones para cincuentones. Cómo empezar la vida de nuevo el año que pierdes a tus padres y tu trabajo. Pero la vida sigue (es lo que hay).
Lo cogí porque la portada me pareció muy hermosa, y me encontré con una historia sencilla pero hermosa sobre un hombre de mediana edad que ha perdido el rumbo en su vida y trata de reencontrarlo pasando una temporada en la casa del pueblo de sus amigos. Poco a poco vamos descubriendo su carácter y su relación con sus seres queridos.
Personalmente, me encantó la idea de fotografiar los objetos de los padres una vez que estos murieron y de incluirlo como parte de la novela. Creo que le añade mucha profundidad a las emociones del protagonista.
Une surprenante (et agréable) découverte sur la solitude et la quete de sens d'un quinquagenaire. Que nous reste t-il à découvrir quand on a 50 ans et qu'on est seul? Que faire de nos souvenirs et de notre avenir? J'ai vraiment apprécié cette lecture, à la fois douce et sonnant "vrai".