Juste un mois avant son assassinat à Beyrouth, le 2 juin 2005, Samir Kassir avait proposé à Actes Sud d'écrire un livre dans lequel il analyserait les événements du Liban jusqu'au retrait de l'armée syrienne. En tant qu'éditorialiste du grand quotidien de Beyrouth An-Nahar, et surtout en tant que fondateur, avec d'autres intellectuels et militants libanais, du Mouvement de la gauche démocratique, il avait joué un rôle de premier plan dans ce qu'on appelle maintenant l ' "Intifada de l'indépendance ". D'où l'idée de réunir dans un petit volume une vingtaine de ses articles sur la situation au Liban -et en Syrie-, dans lesquels, avec autant d'audace que de pénétration, il explique pourquoi l'indépendance du Liban dépend de la démocratisation de la Syrie, et pourquoi celle-ci ne pourra se réaliser tant que le Liban n'aura pas recouvré sa souveraineté.
Né à Beyrouth en 1960, Samir Kassir a été éditorialiste au grand quotidien An-Nahar et professeur d'histoire contemporaine à l'université Saint-Joseph. Il a publié : La Guerre du Liban (Karthala, 1994) ; Histoire de Beyrouth (Fayard, 2003) ; Considérations sur le malheur arabe (Actes Sud / Sindbad, 2004), et, en collaboration avec Farouk Mardam-Bey, itinéraires de Paris à Jérusalem. La France et le conflit israélo-arabe (2 tomes, Institut des études palestiniennes, 1992-1993). Il a été assassiné le 2 juin 2005, à Beyrouth, dans un attentat à la voiture piégée.
Samir Kassir was Lebanese professor of history at Saint-Joseph University and journalist.Born to a Palestinian father and a Syrian mother.Kassir received his degree in philosophy and political philosophy in 1984, in 1990, Kassir earned his PhD in Modern History also from the University of Sorbonne.He held both Lebanese and French nationality. A prominent left-wing activist, he was a strong advocate of freedom for the Palestinians, democracy in Lebanon and Syria and a vocal critic of the Syrian presence in Lebanon. He was assassinated on 2 June 2005 and his murderers remain unknown. A French investigation is currently underway but its results have yet to be released. Kassir was a keen advocate of secular democracy in the Middle east.