Infiltrés parmi ceux qui veulent «guérir» les homosexuels...Ces pratiques occultes et dangereuses, bien connues aux États-Unis, existent aussi en France.«Restaurer» de jeunes hommes et femmes désorientés par leurs attirances homosexuelles pour les ramener vers une «saine hétérosexualité» ou les rendre abstinents, telle est la mission que se sont donnée ces groupes chrétiens qui pratiquent des «homothérapies» – connues sous le nom de «thérapies de conversion».Au cours de leurs deux ans d’enquête, les auteurs sont parvenus à infiltrer ces groupes «ex-gays», Courage et Torrents de vie, qui, dans le plus grand secret, tentent par la prière et de pseudo-thérapies de chasser le «péché» de l’homosexualité. Des communautés catholiques ou évangéliques qui agissent en toute liberté, parfois même avec la bénédiction des autorités religieuses.Prières de guérison, chasse aux démons et accompagnement psychospirituel, ces nombreux témoignages inédits décrivent une réalité inquiétante encore inconnue du grand public.Souvent émouvantes, parfois effrayantes, toutes les histoires rapportées dans cet ouvrage démontrent que ces thérapies, qui prolifèrent dans l’ombre, présentent un réel danger pour la santé mentale des victimes.
Un bon documentaire sur une réalité peu évoquée en France. L'immersion d'un des journalistes en caméra cachée en sessions de "restauration" (pour ne pas parler de thérapies de conversion, nom trop "alarmant") destinées aux catholiques homosexuels ou qui se cherchent est très objective. Si la religion est pointée du doigt dans sa dimension réactionnaire, pour sa pseudo-science spirituelle sur l'homosexualité, on apprécie de découvrir des groupes plus inclusifs qui acceptent toute orientation de sexe ou de genre.
Une enquête édifiante et terrifiante sur les thérapies dites de conversion, de guérison et de restauration. Les auteurs mettent brillamment en exergue le discours sectaire et pervers des manitous de tels organismes, bien présents en France (à Paris même, et dans toute la France). Cette immersion est violente, mais nécessaire pour prendre conscience de l'anomalie que constitue l'existence de tels groupes. Je déplore simplement la quasi-absence de témoignages de femmes, même si d'après les deux journalistes il y a une écrasante majorité d'hommes dans ces milieux.
Mais j'ai presque arrêté en cours de route tellement c'était difficile à lire. Pas pour le contenu étonnamment mais pour le style d'écriture. C'est assez dommage.
Sinon en tant que catho, c'est assez challenging aussi. Plein de mocheté. C'est compliqué (mais totalement nécessaire) quand on se reconnait pas du tout dans une telle représentation de la religion qu'on pratique.