Ici, la rare puissance du conteur est mise au service d’une fresque envoûtante de la guerre d’Algérie. Une guerre que l’on n’avait jamais osé décrire ainsi. Cruelle par ses affrontements implacables dans les djebels et les bombes sanglantes de ses casbahs. Cruelle par ses massacres fratricides et ses drames de conscience. Cruelle par la torture. Avec La Guerre cruelle, Paul Bonnecarrère a écrit son meilleur livre. Un document unique sur la folie — mais aussi la grandeur — des hommes.
La première partie est de la même qualité que Par le sang versé donc très bon quoique les personnages soient un peu idéalisés. Là où Bonnecarrère déçoit c’est quand il philosophe sur la grandeur d’âme du militaire et la justification morale de la torture.
Bonne écriture un bon récit on jongle avec nos émotions allant des moments dures et tristes de la cruauté humaines à des moments de franches rigolades. A conseiller...