Je comprends que l'abolitionisme pénal peut avoir un intérêt, notamment au vu des conditions de détention, de ses conséquences (notamment pour les femmes), et au vu du fait que ce sont majoritairement des personnes issus de classes populaires, de minorités raciales, ou des personnes LGBT qui sont incarcérées.
Par contre j'ai vraiment du mal à saisir l'argument que pour les femmes victimes de violences il y aurait plus d'avantages que d'inconvénients à ce que les agresseurs ne soient pas emprisonnées. Je n'ai peut-être pas totalement compris l'argumentaire de l'autrice, ayant trouvé le livre assez complexe, mais pour moi cette idée ne fait pas sens.
Et bien que l'autrice pense que l'abolitionisme pénal n'est pas une utopie, elle écrit tout de même qu'il ne peut qu'être inachevé. Et elle n'évoque pas non plus vraiment d'alternatives concrètes à la prison malheureusement.