Une jeune femme photographe qui vit à l'instinct, dans l'urgence de ses projets, de ses désirs, retourne dans son Laos natal pour l'enterrement de sa grand-mère. En compagnie de sa mère et de son frère aîné brisé par l'exil, en retrouvant son grand-père, elle réapprend ce qu'elle est, comprend d'où elle vient et les différentes ardeurs qui la travaillent, qui l'animent. Un premier roman audacieux, sensuel et délicat qui révèle le corps comme seul territoire de liberté.
Loo Hui Phang is the author of comics including Panorama (with Cédric Manche) and Prestige de l'uniforme (with Hugues Micol), and has also written plays, books, films, performances and installations, for which she has collaborated with renowned illustrators like Blexbolex and Ludovic Debeurme. Born in Laos, she grew up in Normandy.
Une lecture agréable, mais sans plus. La plume est très belle mais on tombe facilement dans quelque chose de très lyrique et j’avoue avoir perdue le fil quelques fois...
Esta novela de Loo Hui Phang empieza de manera disruptiva: una migrante, de ascendencia vietnamita, ha escapado de la dictadura en Laos con sus padres y su hermano mayor. Atrás ha dejado a sus abuelos, una infancia interrumpida y una vida prefabricada de acuerdo con los valores de la sociedad laosiana. ¿El país elegido por sus padres? Francia. ¿La razón que la hará volver? La muerte de su abuela. ¿El conflicto con la mujer que pudo ser? El choque identitario de una sexualidad liberada en París contra la doble moral de su abuelo y la abnegación de su abuela. ¿La historia secundaria? El hermano, joven promesa del ping pong, caído en las drogas y la apatía a causa de su propio dilema identitario.
La prosa es lírica, a veces demasiado; los diálogos son brillantes, a veces; pero la novela no va a más, sino que se disuelve en su propia incapacidad de atar cabos sueltos (y que así quedan al final de la misma).
Sin embargo, creo que algo que no debemos soslayar es que la protagonista, de fondo, se opone a su rol de género; aunque la autora no vaya más allá de una sexualidad activa y explícita.
Je, Tu, Il, Elle, Eux seule Waipo , la grand-mère récemment décédée et pilier de la famille , est nommément désignée. Les voilà de retour au Laos pour les obsèques , le père est resté à Cherbourg. 22 ans qu'ils ont fui pour s'installer en France. Je est une jeune femme de 23 ans, photographe, installée à Paris où elle vit libre, très libre,loin de toutes contraintes sociales, et surtout familiales.. Tu, c'est son frère ainé, plus âgé englué dans une spirale dépressive sans fin . Il c'est le grand-père, le patriarche De La Famille.
Loo Hui Phang nous entraine dans les pas, dans les pensées de Je. Qui est elle vraiment? Une française d'origine vietnamienne, une vietnamienne exilée en France? et si elle n'était au final ni l'une ni l'autre mais seulement elle, une femme? Le frère en revenant enfin au Laos revoit le gamin heureux qu'il était, contemple l'homme qu'il est devenu, où est sa place? Déracinement, place des exilés , ici ou là-bas, devenir, passé, présent, mode de vie, le retour est il envisageable , que de questions abordées par Loo Hui Phang! Je a choisi.. Je referme ce roman songeuse, éblouie par la fluidité de la langue qui permet à l'auteure d'oser des digressions sensuelles, très sensuelles même sans tomber dans l'outrance. Un livre à découvrir bien sur Senghor du premier roman francophone et francophile - 2020
Loo Hui Phang, avec une plume singulière, sensuelle, livre un récit intime. La narratrice, jeune photographe, est touchante, mystérieuse, a un rapport aux relations intimes particulier. Les scènes de sexe sont assez présentes, explicites sans tomber pourtant dans la vulgarité. J'ai trouvé intéressant que ce personnage s'adresse à son frère tout au long du livre. Cela renforce le sentiment d'intimité de l'histoire, rend le personnage principal un peu plus proche du lecteur.
Le livre m'a à la fois fait penser au livre de Line Papin, Les os des filles et à ma lecture récente Tous tes enfants dispersés de Beata Umubyeyi Mairesse, deux petites pépites. On y retrouve pareillement : une écriture subtile et lyrique, l'évocation de l'enfance, du déracinement, des liens familiaux distendus, des dégâts sur l'identité d'un exil forcé (du Vietnam, du Rwanda ou du Laos).
L'imprudence m'a toutefois un peu moins charmé que les deux livres cités précédemment. Les personnages ne sont pas très attachants et malheureusement les thèmes me sont devenus peut être trop familiers.
Le premier roman d'une autrice à la voix prometteuse.
Ça commence, chaud comme la braise et puis… hop, je n’y ai plus compris grand chose. Une confrontation à ses origines, un dialogue difficile avec un frère, un deuil, un retour aux racines…
Dommage, j’ai pas trouvé le chemin de ce livre qui m’a vite perdu
Me gustó muchísimo, tanto el estilo como el contenido. Hay muchas frases e ideas que me quedaron resonando, a pesar de ser muy distinta de la protagonista.
J’ai passé plutôt un bon moment avec ce contemporain. Il s’agit d’un premier roman très court qui fait moins de 150 pages. L'autrice évoque plusieurs sujets comme le burnout, la perte d’un être cher et plus particulièrement tous les problèmes que rencontrent souvent les enfants issus de plusieurs cultures. On peut citer par exemple, la perte de la langue maternelle ou à contrario la volonté des parents de ne parler à la maison que dans la langue d’origine, la difficulté de s'intégrer dans une société dont la culture prépondérante est différente de la nôtre, la culpabilité d'être parti, le fait de paraître tel un étranger au moment de revenir dans son pays natal… C’est un roman transgénérationnel où l’autrice insiste bien sur le choc des cultures entre l’occident et l’Asie. Pour un premier roman la plume est maitrisée et assez fluide même si elle est un peu abrupte par moment...
Un très joli premier roman (autobiographique) qui se lit facilement, avec une écriture saccadée mais envoûtante, une sincérité, voire une mise à découvert, des sentiments et des réflexions intéressantes sur la question de l'identité.