Quand Éros et Thanatos s’immiscent dans l’univers feutré des têtes couronnées. Une princesse danoise délaissée par son prince, profite de son passage à Paris pour consulter, avec son amant qui ne la délaisse pas moins, un célèbre sexologue. On ne tarde pas à découvrir que le sexologue et l’amant sont de mèche pour se faire offrir par la riche princesse pistolet incrusté de diamants et autre canne en or sertie d’émeraudes, autant d’accessoires ostentatoires et suggestifs qui donnent le ton de l’analyse entreprise par le couple. Mais bientôt l’irruption vaudevillesque du prince en pleine séance met brutalement fin à la thérapie. S’ensuivront prises d’otage, meurtres, kidnapping et se mêleront à cette histoire un bijoutier installé dans un théâtre qui veut faire régler ses factures, une jeune princesse aux pouvoirs étranges, et une ribambelle de danseuses, tout cela sous la vigilance de la police secrète royale. Dans ce récit où le sexe et l’argent sont les ressorts d’une intrigue fantasmagorique, Ruppert et Mulot font des membres cette famille royale, tenaillés par les conventions, des héros de la transgression. Tout est mise en scène, métaphore et symbole, et le lecteur goûtera aussi bien l’humour corrosif du duo que son sens des compositions qui lui est si caractéristique.
Famiglia reale parte col sorprendere: il dialogo iniziale fra la principessa scandinava, il suo amante che non fa l’amore con lei e un sessuologo sembra assurdo. Ma è solo la punta dell’iceberg di rilanci in assurdità che ci condurrà verso bambine con poteri ESP, una strana coppia di poliziotti, un gruppo di ballerine rapitrici, esplosioni di violenza e improvvisi voli.
Graficamente: è come una linea chiara radiografata, nella quale rimane lo scheletro di oggetti e personaggi. I volti sono stilizzati, quasi mirassero a divenire archetipi, c’è un abbondante uso di microvignette che descrivono sequenze di movimenti di certi personaggi. Tutte le pagine sono affollate ma al contempo ordinate e leggibili.
Ruppert & Mulot giocano con la storia non fornendo appigli, il che può essere un pregio, se alla fine qualche senso lo si trova, o un grosso difetto. Resta una notevole capacità ritmica nei loro dialoghi serrati, nelle loro situazioni paradossali, che mantiene intatta la leggibilità anche all’apice dello stupore.
The art in this is especially nice, with some really intricate drawings of very ornate buildings. The story starts great, an amusingly absurdist depiction of a Danish princess and her lover undergoing sex therapy, but as it progresses it descends increasingly into what the publisher calls “vaudeville” but is basically just random outlandish stuff happening for no apparent reason. It remains gently entertaining throughout, but I’d hoped for more; it’s definitely not up there with Ruppert and Mulot’s best work.