Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d'Or, Paris XVIIIe. C'est l'âge des possibles : la sève coule, le cœur est plein de ronces, l'amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles. À la manière d'un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui. Rhapsodie des oubliés raconte sans concession le quotidien d'un quartier et l'odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l'amour et l'enfance ne sont jamais loin. Dans une langue explosive, influencée par le roman noir, la littérature naturaliste, le hip-hop et la soul music, Sofia Aouine nous livre un premier roman éblouissant.
Née en 1978, Sofia Aouine est reporter radio. Elle publie aujourd'hui son premier roman, Rhapsodie des oubliés.
Wow merveilleux ! C’est Momo et Madame Rosa sauce samouraï. Et ce commentaire mériterait plus de poésie mais pour ça l’autrice a beaucoup plus de talent que moi.
Ce livre m’a beaucoup fait penser à La vie devant soi de Romain Gary, mais dans un autre style et surtout d’une autre époque. J’ai noté beaucoup de ressemblances entre les deux histoires, mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier ce livre.. il dépeint les douleurs de notre époque avec des mots crus qui ont eu l’art de me secouer comme l’auraient fait des turbulences aériennes dans le long-courrier auquel peuvent être apparentées nos vies « protégées » de privilégiés. A lire et à relire !
Un court roman vibrant et poignant au titre magnifique. L'écriture est à la fois belle et crue, douce et brutale, grisante et choquante. On suit le petit Abad dans le quotidien du quartier de Barbès. Loin de son Liban natal, il évolue dans un microcosme, une ville dans la ville, la misère dans la magnificence de la Ville lumière. C'est beau, percutant, touchant.
Ce livre c'est avant tout une rencontre. Peu probable au départ puisque, tu le sais, ce n'est pas vraiment mon genre littéraire de base. J'y suis allée comme ça pour le fun, pour avoir mon nez dans des livres, pour m'asseoir quelques instants dans ce lieu de perdition qu'est une librairie. Elle était là avec son éditrice, on s'est dit bonjour puis elle a commencé à parler de son livre et là, y a un truc qui s'est passé. Un de ces trucs que tu ne peux pas expliquer sous peine de tomber dans l'ésotérisme ou la sorcellerie. Va savoir ce qui s'y prête le mieux. La passion, l'authenticité, l'émotion, la force, la puissance, la douleur, la tristesse, l'espoir, l'empathie, l'amour, l'aura ...tout ...comme je l'ai rarement ressenti. J'ai gobé ses paroles, j'ai absorbé cette histoire, son histoire et en suis restée bouche bée. Une fois rentrée, j'ai éprouvé le besoin de m'engloutir dans cette lecture. Une envie irrésistible de plonger dans cette rhapsodie pour ne pas l'oublier...
Et ce fut drôlement bon. Clairement à la hauteur de ce que j'en avais entendu.
"Rhapsodie des oubliés" c'est le récit d'Abad, un gosse de treize qui tente tant bien que mal...plutôt mal...de grandir, de se forger dans un quartier difficile. Ce quartier de la Goutte d'or, je ne le connais pas mais, au travers des mots de Sofia, je l'ai découvert comme si j'y étais. Je peux pas dire que j'ai envie d'y passer des vacances, mais quoi qu'il en soit, les rencontres que j'ai faites dans ce drôle de quartier sont inoubliables. Des vieilles dames, des putes, des djihadistes en devenir, des dealers, des clodos, des immigrés, des cassos en tout genre...bref tu l'as compris, le panel complet de toute une ville, de toute une vie. Beaucoup de douleurs dans ces destins mais aussi beaucoup d'amour et d'espoir.
Tu ressentiras les odeurs, la chaleur. Tu ressentiras chaque émotion et tu verras chaque coin de rue comme si tu y étais, caché à observer cette "faune" en pleine action. Action de vie à l'état pur.
Elle te raconte tout ça avec des mots qui te transpercent. Des mots qui filent droit à ton âme et à ton cœur avec spontanéité, authenticité. Des mots qui te filent, par moment, des ruisseaux dans les yeux...comme les mots de Colette, ceux de la fin qui m'ont littéralement foutu la boule à la gorge...
C'est beau. C'est fort. C'est puissant et c'est à lire absolument !
Sofia Aouine, je ne la connaissais pas du tout et n’avais jamais vu son roman. Je suis donc très contente d'avoir pu la découvrir et la lire avec ce prix. C’est un premier roman, j'ai trouvé le style très original, l'auteure a réussi à se mettre à la place d'un ado de treize ans, avec son langage et sa façon de parler, ses attitudes, ses réactions, tout sonne vrai et rien que pour ça seulement, ce roman est remarquable.
J'ai donc fait la connaissance de ce garçon, Abad, il a treize ans, il vit à Paris, dans le quartier de Barbès, il est d'origine libanaise, avec une mère renfermée et silencieuse, et un père qui a quitté le domicile familial suite à un accident qui l'a rendu invalide. Voilà Abad devenir l’homme de la famille. Abad va ainsi nous raconter son quartier, la vie de chacun, de ses voisins, au collège avec ses copains. Il est très lucide sur le monde qui l'entoure, et ainsi nous parle de la violence qui existe, la drogue, le sexe, la radicalisation. Et puis, ce sont aussi les premiers émois, les premières œillades pour guetter des filles qui se déshabillent. La vie n'est pas facile pour Abad, qui a un regard très mature sur sa situation et celle des gens qui l'entourent.
Finalement, quand on regarde bien ce garçon, il est entouré de beaucoup de femmes qui auront de l'importance pour lui, dans sa construction. Il y a une jeune fille qu'il surnomme Batman, dont il tombera amoureux, sa psychologue, Ethel Frutterman, dont on apprendra également le passé douloureux et qui poussera Abad dans ses réflexions ; il y a la vieille voisine, Odette, qui lui fera prendre goût à la lecture et à la musique ; et Gervaise, une prostituée africaine qui espère pouvoir retourner au Cameroun où elle a laissé sa fille Nana. Ces personnages féminins sont très importants pour Abad, et bien qu'il joue les gros durs, ces femmes permettront de révéler sa grande sensibilité. On va ainsi suivre Abad dans sa vie de tous les jours, avec les bêtises que peut faire un adolescent, et en même temps soumis aux dures réalités de la vie.
Je me suis vite attachée à ce jeune homme. On n'a qu'une envie en le lisant, c’est de le protéger, de lui venir en aide, même si on se doute que sa forte personnalité refusera que l'on vienne à son secours. Il est débrouillard, n'a pas sa langue dans sa poche, dit ce qu'il pense même si ça ne plaît pas. Il m'a fait penser à tous ces gamins qui poussent tout seuls, où la rue est leur seconde maison, ils savent tout sur tout le monde, connaissent pas mal de combines et semblent n'avoir peur de rien.
On s’attache également à d'autres personnages, surtout que l'auteure nous raconte leurs vécus, je pense à la psychologue, Ethel, au passé familial lourd, et aussi à Gervaise. Le parallèle d'ailleurs avec la Gervaise de Emile Zola est à faire, elle aussi a une petite fille qui s'appelle Nana, elle aussi vit dans la rue, elle aussi vient de milieux défavorisés. J'ai beaucoup aimé ce rapprochement très significatif.
L’attachement aux personnages se fait notamment grâce au choix narratif de l'auteure, qui est à la première personne du singulier. Je suis toujours plus sensible à ce « je » qui me permet de me mettre dans la peau du personnage et de me sentir au plus près de ses pensées et de ses envies. Je ressens alors très intimement ses émotions. Je trouve cette façon d’écrire plus intimiste, et cela donne un autre rendu de lecture.
Et surtout, ce qui frappe tout de suite le lecteur dès les premières pages, c’est le style de Sofia Aouine. Comme je le disais plus haut, elle a très bien réussi à se mettre dans la peau de son jeune héros, mais à tel point, qu'elle a exactement retranscrit sa façon de parler, ses mots, son argot. Le style est donc parfois très cru, à la limite de la vulgarité, comme le peuvent être des jeunes entre eux. C’est percutant, corrosif, ça remue, ça questionne. Je n'ai pas toujours compris tous les mots d'argot, mais je devinais facilement leur signification selon le contexte. Tout est savamment dosé par l'auteure, des phrases longues mélangées à des phrases plus courtes, des descriptions juste ce qu’il faut pour bien se mettre dans l'ambiance, pas de lourdeurs. Des émotions dans les mots. Quand elle parle d'un autre personnage que Abad, le style est plus éloquent. J'ai déjà lu des romans parlant de la situation de ces gamins dans les rues, mais je ne me souviens pas en avoir lu un du point de vue direct de l'un d'entre eux. Et ce qui marque surtout cette lecture, c’est le style, la façon de parler plus vraie que nature. Certains n’aimeront pas et ne trouveront pas ça très « littéraire » mais je trouve justement que c’est ce qui fait la force de ce livre et ce qui fait qu'on a du mal à l'oublier.
C’est avec un mélange de tendresse et aussi de virulence, que Sofia Aouine nous fait passer des messages importants sur la vie de ces quartiers en marge de la société, avec tout un panel de personnages qui ne veulent qu'une chose, vivre. J'ai été souvent bien émue devant leur histoire personnelle, quand on connait leur passé, on ne peut que comprendre leur présent, mêlé parfois de haine et de violence. Le récit n'est jamais larmoyant ou dramatique, l'auteure décrit tout cela avec tellement de naturel et de poésie, avec des touches d'humour, cela donne un récit très juste et agréable à lire. De tels sujets n'ont pas dû être faciles à aborder par l'auteure, et elle s'en sort très bien. C'est son premier roman, et je trouve que c’est une plume très prometteuse, elle a beaucoup de potentiel.
Le roman est assez court, et il se lit très bien et très facilement. On est vite embarqués dès le début dans la lecture, on suit Abad et ses aventures et on a vite envie de savoir ce qui va lui arriver. Des chapitres sont consacrés à la vie d'autres personnages, ils pourraient même servir de base à un nouveau roman, je pense notamment à la psychologue et à Odette ou encore Gervaise et ce qu'elle a vécu au Cameroun. La fin reste ouverte, on arrive à un moment important de la vie d'Abad, qui va être complètement transformée, j'aurais aimé en savoir plus, mais je la trouve tout de même porteuse d’espoir.
Pour conclure, j'ai passé un très bon moment avec ce roman, je n’oublierai pas de sitôt ce jeune garçon et surtout je note Sofia Aouine dans mes auteurs à suivre. J'aimerais beaucoup la lire à nouveau, je suis curieuse de savoir de quel sujet elle parlera et comment elle le fera. C’est une auteure au talent très prometteur, que je vous recommande de lire.
Un roman différent, haut en couleurs et avec une plume vive et mordante.
L'auteure nous transporte dans le quartier de Barbès à travers des personnages torturés ayant la rage de vivre, mais avec une immense tendresse à revendre. Le tout sans entrer dans le larmoyant. Les femmes ont leur importance dans cette histoire notamment avec trois femmes dont la vie a été brisée et qui pourtant donnent une profondeur énorme à l'intrigue, elles sont très importantes pour Abad.
En plus de la plume, j'ai adoré les nombreuses références culturelles (Zola, Bashung et j'en passe) c'est un bonheur à lire et surtout à découvrir.
Un premier roman qui nous fait passer par différent états, il touche autant qu'il bouleverse !
« C'est l'histoire de ce pays : on a presque tous, d'où que l'on vienne, d'où qu'on parle, peu importe notre Dieu, une histoire de valises à vivre et à raconter. » Ce livre, c'est celui de la « France d'en bas » que l'on préfère ignorer. C'est la vérité, la vie, difficile, et à la fois belle dans ce qu'elle a de plus cru. Ce livre, ce sont vos voisins que vous n'osez regarder de peur qu'ils ne deviennent réels. C'est aussi vous. La plume acérée de Sofia Aouine fait grincer des dents, pleurer et puis rire ; elle dépeint surtout une réalité qu'il est important de connaître, et d'apprendre à comprendre.
Entertaining, polyphonic coming of age novel working in similar second generation immigrant territory to 'Leurs enfants après eux' and 'L'Art de Perdre', exploring the urgent face of precarious banlieu life, drugs, prostitution, religious extremism and, yes, identity. Plenty of good, bleak portraits of waifs and strays, and it doesn't hold back on its treatment of tinpot preachers and the hold of crank religion over young lives.
The shifting focus on the lives of Gervaise (the modern day African slave prostitute) is entirely credible and actual, to judge by what we know of human trafficking, while the fledgling young female writer make it a richer experience than mere 'naughty boy with a heart grows up'. I was at the same time mildly relieved that this didn't become entirely the story of our elderly Jewish counsellor (that would be another novel).
If there's a weakness, really, is probably the novel's shortness and what seemed like a rather hurried ending: a lot happens in the final few chapters (among the foster family) of a kind that would merit a deeper exploration. The cryptic 'did he / didn't he' ending (I guess he didn't) is clever, but a little bit tricksy too.
It's good strong work though - and it's very impressive that a female writer has captured male coming-of-age so very well (yes, growing up is mostly about masturbation and falling in love - she's definitely got that right).
This entire review has been hidden because of spoilers.
" La rhapsodie des oubliés " de Sofia Aouine (208P) Ed. La Martinière Bonjour les fous de lectures….. Quand la gouaille du titi parisien se retrouve dans les paroles d'un petit libanais qui traine son désoeuvrement dans le quartier chaud de la "Goutte d'or " de Paris, cela nous donne un récit jubilatoire. Abad, 13 ans, vit, avec ses compagnons de misère, dans le 18° parisien. Loin des quartiers huppés de la butte Montmartre mais à la " Goutte d'or' , repère des toxicos, caïds, "barbapapa", prostituées et tous les paumés de la terre. Il nous raconte, sans concession, la vie de ce quartier, où se croisent les marginaux qui ont cessé d'y croire. Pas facile de vivre son enfance quand cette misère vous colle à la peau. On a envie de grandir vite, trop vite … on goûte au sexe bien trop tôt, la drogue et à l'alcool font partie du quotidien. Abad, Antoine Doinel des temps modernes ( "Les 400 coups"), nous raconte sa vie, ses désillusions, ses faibles espoirs. Le langage argotique de la rue nous emporte dans la spirale qu'est la vie d'Abad. C'est virulent, cru, gueulard et tendre. Un joli mélange qui fait que la mayonnaise prend surtout pour les lecteurs qui connaissent un peu le quartier. Un petit bémol au sujet de la fin quasi inexistante. Laissez-vous entrainer dans le récit poignant de la vie d'Abad; et de tant d'autres
È proprio su questa domanda che voglio improntare questo post. ☁️Cosa amo del genere narrativo? ☁️Amo il fatto che si parli di attualità. ☁️Amo il fatto che non sempre ci siano finali felici, anzi molte volte sono crudi e difficili da digerire. ☁️Amo il fatto, come in Rapsodia dei dimenticati, che si racconti la nuda e cruda verità, di una società dimenticata e di una fetta si umanità che viene scartata. ☁️Amo il genere narrativo perché mi permette di vedere da una prospettiva diversa le cose, dandomi anche un'istruzione e una consapevolezza maggiore su di esse. ☁️Sicuramente non è un genere per tutti, ma sono certa che chi ama questo genere di romanzi, possa apprezzare moltissimo la profondità e la veridicità della storia di Abad. ☁️Le sue difficoltà, i suoi pensieri, la sua voglia di farcela, di uscire da quella strada malconcia e in qualche modo di provare a vivere serenamente. ☁️Un storia, capace di entrare nelle viscere, che fa riflettere e pensare, ma che ti dimostra per l'ennesima volta che la verità molte volte non è quella che vediamo. ☁️Un romanzo che personalmente almeno una volta nella vita dovreste provare a leggere ❤️🩹
Ada a 13 ans, il habite Barbès et enchaîne les bêtises avec ses copains pour occuper son temps. Il raconte la vie de son quartier, ses habitants, son quotidien, ses passages obligatoires chez la psy, sa rencontre avec sa voisine très âgée... Rhapsodie des oubliés m'a beaucoup émue, l'histoire est très touchante et parfois très drôle (notamment lorsqu'Ada raconte ses histoires à sa manière ou ce qui se passe dans sa tête par moments). J'ai été un peu surprise au départ par le choix de la lectrice pour un livre à la première personne raconté par un petit garçon mais au final, Ariane Ascaride lit l'histoire avec brio et c'est un vrai bonheur. En bref : j'ai adoré !!!
3,5/5 Obligée de souligner la qualité de l’écriture de l’autrice, je pense qu’on peut attendre d’elle beaucoup de bons romans dans les années à venir. Cependant celui-ci, comme beaucoup de 1er romans, est saturé de sujets abordés au points qu’il en devient lourd et limite voyeuriste (en 200 pages on aborde : la prostitution, la violence familiale, l’inceste, le génocide juif et Alzheimer). L’histoire aurait gagné à être rencentrée sur l’une de ses dimensions. Je dois avouer que la réécriture « moderne » de Romain Gary est tout de même une bonne idée, et j’attends avec impatience de voir les prochains romans de Sofia Aouine
Superbe! L'écriture est vivante, on sent tout: le bruit, les odeurs, les envies...Une ouverture sur mes voisins, mon quartier que je frôle dans dans ma bulle sans l'éclater. Ça laisse contemplative sur la relation (ou plutôt l'absence de) que nous avons avec nos colocataires d'arrondissement, qu'on connaît peu, mais qu'on reconnait dans ce moment d'enfance qu'on a tous vécu... Mais qu'on oublie trop vite. Cet oubli crée l'absence d'une place pour la jeunesse dans notre ville.
"J'aime bien les valises. Les valises, c'est toujours des souvenirs de vie. Il y a celles qui ont trop vecu et celles qui vivront demain à vos côtés. Celles avec lesquelles on part, on reste, ou on ne revient jamais. On les bourre, on les transporte, on fait pas attention, on les sort que pour partir en vacances, alors qu'elles, elles ont tout vu de nous : les joies, les malheurs. On ne les calcule plus, on oublie jusqu'à leur existence. Et parfois on les remplit de vieux souvenirs de ceux qui sont morts. On les cache pour pas être tristes et elles finissent par pourrir dans un coin de la maison, parceque c'est trop dur de les regarder. Mais elles, elles continuent de nous regarder vivre et quand on finit par mourir, elles nous survivent. Mes parents aussi en ont transporté, des bagages"
Pas très fan de l'écriture, mais le petit Abad nous emmène dans son quotidien pas toujours très gai. On est dans le Paris d'aujourd'hui, dans le 18ème secteur Barbes. Les personnages sont attachants : Gervaise sa copine aux gros nichons, Odette sa voisine qui lui demande "d'arrêter de faire le gamin qui pisse au lit et de grandir un peu"
Un histoire dans une rue de Paris de la vie du peuple perdu qui essaye de survivre. Je sais que des gens comme ceux-ci existent mais ça ne m'intéresse pas de lire un livre sur eux.
Waouch … C’est l’effet de ce livre « Rhapsodie des oubliés » Un livre cru (cri?) tant dans l’histoire que les personnages, le quartier que l’écriture. Un livre qu’on ne peut pas oublier.
Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d'Or, Paris XVIIIe. C'est l'âge des possibles : la sève coule, le cœur est plein de ronces, l'amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles. À la manière d'un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui. Rhapsodie des oubliés raconte sans concession le quotidien d'un quartier et l'odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l'amour et l'enfance ne sont jamais loin. Dans une langue explosive, influencée par le roman noir, la littérature naturaliste, le hip-hop et la soul music, Sofia Aouine nous livre un premier roman éblouissant.
Née en 1978, Sofia Aouine est reporter radio. Elle publie aujourd'hui son premier roman, Rhapsodie des oubliés.
RHAPSODIE DES OUBLIES était un livre avec lequel j'avais quelques a-priori. Et je dois bien reconnaître qu'il a étonnamment su me cueillir ! Une belle écriture moderne et fluide comme un morceau de slam et une attachante galerie de personnages bien croqués donnent vie à ce portrait sensible du quartier de Barbès vu à travers les yeux d'une jeune garçon, croisement contemporain entre le Gavroche des MISERABLES de Victor Hugo et Antoine Doinel du film LES 400 COUPS de François Truffaut, œuvre cinématographique qui imprègne fortement les images convoquées par la prose de Sofia Aouine.
Une jungle, ou plutôt la cour des miracles ! Elle est peuplée de petites gens, d’oubliées qui vivotent. Comme s’ils avaient été tous mis là, au même endroit pour ne pas gêner les bourgeois avec leur misère. Ces laissés-pour-compte, malmenés, fatigués, meurtris par la vie mais qui pourtant vont remplir le quotidien d’Abad, telles des bouées de sauvetage qui lui permettront de se construire, de ne pas sombrer. > http://untitledmag.fr/la-rentree-litt...
Une année dans la vie d’Abad et vous avez le portrait cinglant du quartier de la Goutte D’or à Paris: sculpté de phrases percutantes, au langage fleuri, ce portrait décrit l’horreur du quotidien d’âmes angéliques en dérive sur une mer de misère. Le langage peut parfois choquer, mais il s’en dégage poésie et tendresse qui nous rappellent une certaine Zazie dans le métro ou un certain Momo ! Un beau livre qui captive!
Je ne suis pas fan de l'écriture, mais après avoir passé ce cap j'ai été happée par une histoire triste mais passionnante et criante de vérité... Je ne suis pas sur d'avoir toujours saisi ce que voulais dire l'auteure mais j'ai aimé me plonger dans ce livre de la vie d'un quartier, d'un enfant, comme il doit malheureusement en exister beaucoup. Je ne conseil pas au gens déprimé