"Au fil de l'ascension, une belle montagne, sur l'autre versant de la vallée, se révéla progressivement dans toute sa masse et m'apparut comme un cône gigantesque : elle prit forme tandis que je m'élevais, son dessin d'ensemble ne me devenant perceptible que quand j'eus atteint une certaine altitude. Voici l'intérêt de prendre de la hauteur : la forme du monde, cachée pour le passant des fonds de vallée, nous apparaît miraculeusement à mesure que nous montons. Elle devait être assez somptueuse cette montagne, car je me rappelle m'être émue d'un petit banc, vraiment tout seul sur un épaulement, posé devant la majesté de la chaîne comme au bord de l'infini."Belinda Cannone est une marcheuse, et même lorsqu'elle danse, elle marche encore puisqu'elle pratique le tango. La randonnée de haute montagne, dans les Alpes surtout, a constamment nourri son imaginaire, sa vision du monde et ses métaphores. Ce nouvel essai, qui s'inscrit dans le prolongement de S'émerveiller et de Un Chêne, enrichit sa réflexion sur les manières d'habiter poétiquement notre monde fragile.
Romancière et essayiste. S’intéresse aussi à la peinture, et participe régulièrement aux revues L’Atelier du roman et Verso Arts et Lettres. Vit à Paris et dans le Cotentin.
Docteur et maître de conférences en littérature comparée, elle a enseigné neuf ans à l’université de Corte (Corse), et, depuis 1998, à l’université de Caen Basse-Normandie.
Je ne dois pas être le type de public pour cet ouvrage. Je ne connaissais ni l’auteur ni son œuvre et je dois dire que je n’y ai pas été sensible. Cet essai s’apparentait à une forme d’introspection qui ne m’a pas intéressée.