Déployer ses ailes et prendre son envol. Planer dans la brise, se griser de vitesse.
Lorsque Romane et Jules se rencontrent à la fac, leur amitié est fulgurantes, nourrie d'idéalisme. Quelle vie veulent-ils mener ? Une existence remplie d'un amour rare, d'une famille-nid et de confiance ? Ou baignée d'art et de marginalité, de liberté et d'urgence, sans aucun attrait pour le futur ?
Il est des oiseaux qui dorment dans les grands vents, d'autres qui veulent atteindre le soleil.
Née en 1987, Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo. Régisseur lumière, elle est passionnée par le théâtre et les littératures de l’imaginaire. Elle a été publiée dès 2005 puis a écrit chez Mango Aussi libres qu’un rêve et la trilogie June. Elle vit à Paris.
Une histoire courte, mais belle et et déchirante. Tourmentée et vivifiante. Sans avoir lu Quand vient la vague, j'ai été emportée par ce qui arrive à Jules et Romane. Cette écriture à quatre mains m'a émue, parfois comme la caresse du vent, d'autres fois comme une gifle. Les thèmes sont forts, puissants, tragiques et bouleversants... La précarité sociale, la recherche de soi, le harcèlement de rue, la drogue, la rue, la sexualité. C'était une magnifique lecture. ❤️
Coup de coeur pour ce roman qui nous emporte. J'ai lu en décembre ~Quand vient la vague~, l'autre roman co-écrit par Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier, qui m'avait déjà beaucoup plu, mais celui-ci m'a vraiment conquise.
On retrouver certains personnages de ~Quand vient la vague~, mais ce roman est centré sur Romane, l'amie de Nina (qui avait disparu dans le précédent livre) et Jules, son ancien compagnon de fugue, que ses parents ont mis dehors quand ils ont appris son homosexualité. Tous deux se rencontrent à la rentrée, en fac de socio. Leur amitié est une évidence, et très vite ils ne se quittent plus. Pour un exposé, ils décident tous deux d'enquêter sur les SDF. Rapidement, ils de rendent compte qu'enquêter ne suffit pas et ils cherchent à s'engager, mais pas de la même manière. C'est là que leurs avis vont diverger, et qu'ils vont se disputer, bloqués chacun de leur côté par un "problème" qui leur tombe dessus. À partir de là, chacun d'eux va affronter ses démons pour tenter de s'en sortir...
En plein vol, c'est un livre sur deux jeunes adultes, qui aborde énormément de thèmes, les SDF, les études, le fait de quitter le nid, l'homosexualité, l'endométriose, l'amitié, le harcèlement de rue, la prostitution, la drogue, le consentement... La narration est rapide, les points de vue s'enchaînent.
On découvre la vie dans la rue, la soif de liberté de certains et la descente aux enfers d'autres. On a d'un côté Jules, jeune adulte tourmenté par le rejet de ses parents homophobes et qui cherche un sens à sa vie, et de l'autre Romane, qui a une vie plus classique dans une famille aimante. Bien qu'assez différents, tous deux se lient d'amitié grâce à leur lien avec Nina.
J'ai beaucoup aimé la sensibilité avec laquelle sont dépeintes les émotions de nos deux personnages. On partage leurs joies et leurs peines, leur douleur et leur colère, leur impuissance parfois.
C'est le personnage de Romane qui m'a le plus touchée, cette jeune femme sûre de ses choix qui va se heurter à une maladie qui va la faire se remettre en question. A travers elle, on découvre l'endométriose, un thème peu abordé en littérature jeunesse. Romane, à la fois fragile et forte, est amené à se poser beaucoup de questions : qu'est ce qu'être une femme de nos jours ? Quel rapport entretenir à son corps quand celui-ci ne peut plus vous offrir l'avenir dont vous rêviez ?
Le texte est incisif, poignant parfois. Nous entrons avec Romane, Jules, mais aussi Nina et Clément, dans l'âge adulte.
Un roman ado qui se lit très vite, comme une urgence, et qui fait réfléchir.
"Le pire, c'est que je ne sais pas comment réagir. Je me sens proie, lapin dans les phares d'une voiture. Alors je ne dis rien. Je fuis. Je soupire. Je souris pour qu'ils me lâchent, tout me détestant de ne faire."
TW: homophobie, consommation de drogue (par seringue notamment) et d'alcool en très grande quantité, tentative de viol, auto-dévalorisation, harcèlement de rue, évocation d'une mise à la porte passée et de trafic sexuel Un court roman qui évoque, avec trop de superficialité à mon goût, des thématiques aussi dures et diverses que l'endométriose, le consentement, la drogue, l'homosexualité, la précarité des sans-papiers, les relations familiales à reconstruire. Les relations entre personnages sont confuses et peu claires et ces jeunes adultes ne m'ont pas touchée, peut-être à cause de la narration trop poétique. ______ TW: homophobia, drug use (especially by injection) and alcohol consumption in large quantities, self-deprecation, attempted rape, street harassment, evocation of having been kicked out and of sexual trafficking A brief novel which deals, with too much superficiality for my taste, themes as harsh and diverse as endometriosis, consent, drugs, homosexuality, the precariousness of illegal immigrants and homeless people, family relationships to be rebuilt. The relationships between the characters are messy and unclear, and they did not appeal to me, perhaps because the narrative is too poetic.
Après "Quand vient la vague", Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier publient le deuxième tome "En plein vol". Quand j'ai demandé ce roman, sur NetGalley, je n'avais pas fait attention qu'il faisait partie d'une duologie, ce qui peut expliquer le fait que j'ai mis du temps à me plonger dans le récit.
Grâce à ce roman, le lecteur plonge dans l'exploration du passage de l'adolescence, ses perturbations, ses idéaux à l'âge adulte, ses désillusions. Les sujets abordés sont nombreux et tournent, pour la plupart, autour de la précarité et de l'exclusion : homosexualité mal acceptée, rupture familiale, quête d'identité, maladies... Certains soucis ne s'arrêtent pas à la majorité. Un tome supplémentaire aurait été le bienvenu car le traitement des sujets reste superficiel alors qu'ils ne manquent pas d'intérêts. Cela aurait permis de poser de vraies bases et interrogations.
Le duo d'auteurs fonctionne bien : la lecture est fluide et sans ruptures du rythme.
Moi qui avais lu "Dix jours avant la fin du monde" et "Nos vies en l'air" de Manon Fargetton, je ne suis pas déçue.
C’est une lecture poignante et remplie de justesse. L’écriture est magnifique, très poétique et fluide. Les auteurs abordent beaucoup de sujets comme le harcèlement de rue, les agressions sexuelles, la vie en tant que SDF, le rejet face aux personnes LGBTQ,... Il y en a encore beaucoup trop pour les énumérer. On suit Romane et Jules, dont la complicité se fait tout de suite, à travers leurs point de vue qui sont aussi touchants l’un que l’autre. Les personnages secondaires sont, pour la plupart, adorables et géniaux. C’est une lecture débordante d’envie de vivre et d’originalité qui vient bouleverser la façon de pensée du lecteur. Je le conseille vraiment !
Encore une fois, je n'ai pas été déçue du duo Manon Fargetton/Jean-Christophe Tixier. Leur duo fonctionne très bien, leur style d'écriture est beau, poétique. Les sujets qu'ils ont abordé dans ce roman sont importants et touchants. J'ai eu beaucoup de peine pour Jules, surtout vis à vis de la réaction de sa mère. L'intrigue était intéressante, prenante.
Bref, de nouveau une réussite pour ce beau duo !
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Un roman prenant, qui parle de sujets graves avec délicatesse: l’homophobie, l’intolérance au sein des familles, les jeunes dans la rue et l’endométriose… une lecture agréable.
Je ne sais pas pourquoi, j’étais convaincue que c’était un roman avec des éléments fantastiques. Et quand, dans le prologue, un garçon disparait, j’ai cru à de la magie. Mais pas du tout, il s’était juste enfui…
Le roman est écrit par deux personnes, et les chapitres alternent entre le point de vue de Romane, rédigé en « je », et celui de Jules, à la troisième personne. Le style narratif est différent mais poétique dans les deux cas. L’écriture est vraiment belle ! C’est aussi pour ça que j’essaie de privilégier les auteurices francophones : une traduction est rarement aussi jolie. Jules et Romane commencent leurs études à la Sorbonne, et se connaissent car Nina, la meilleure amie de Romane, a fugué avec Jules. Elle a fini par rentrer chez elle, alors que Jules, qui s’était fait jeter dehors par ses parents pour son homosexualité, vit toujours à Paris, dans un appart trouvé après des mois à vivre dans la rue. Jules et Romane nouent une amitié très intense, mise à mal par toutes leurs différences. Dans l’ensemble, j’étais surtout « dans le camp » de Romane, accrochant à chacune de ses petites remarques sur le sexisme ordinaire. L’incompréhension de Jules lorsqu’elle annonce son endométriose m’a blessée à travers elle, et ça a été plus dur de l’aimer par la suite. Alors que Romane est loin d’être parfaite, et qu’elle ne comprend pas non plus Jules et son vécu dans la rue. Ni son désir d’y retourner pour aider une immigrée biélorusse. C’est un roman qui se lit facilement grâce à son style, et qui aborde des sujets durs sous une plume douce et poétique. Il y a des hauts, des bas, des disputes, des réconciliations. Rien n’est jamais parfait, mais les personnages avancent, survivent, continuent. Je ne sais pas si c’est un portrait fidèle de la vie dans la rue, de l’endométriose, de l’addiction. Pour une fois, j’ai bien aimé la romance entre Romane et Clément !