Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Un sentiment de rejet généralisé, l'impression pour beaucoup d'avoir été débarqués du progrès. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule. Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d'un pavé et le lance au visage d'un chef d'Etat. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d'acier, un espoir fou, guérir les hommes de leurs tendances destructrices, bâtir une société nouvelle où règnent la paix et l'harmonie. Diane Ducret nous livre une vision infiniment romanesque d'un Occident qui sombre dans le chaos et trouve son nouveau guide en une femme aux motivations aussi secrètes que son ambition est démesurée.
Auteure de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire, Diane Ducret est écrivain et essayiste. En 2011, elle publie son premier livre, Femmes de dictateur (éditions Perrin), best-seller en France, en Russie, en Pologne, en Turquie... et traduit dans dix-huit langues. Suivront Femmes de dictateur 2 et un roman Corpus Equi.
Je suis plus que déçue. J'ai adoré le début de ce livre, la descente aux enfers de l'Europe, l'introduction d'un personnage principal sombre et torturé, mais au bout de 150 pages j'ai lâché. L'hyper sexualisation du personnage principal ne m'a pas plu, elle peut sembler logique dans certains cas (sur le culte de la personnalité notamment), mais dans d'autres elle est... Au delà de malsaine, elle est incompréhensible (grand maître de l'est, je te regarde) Et surtout elle prend toute la place. Faire de ce personnage rien d'autre qu'une petite chose frustrée c'est dommage. Ce qui m'a dérangée c'est qu'on passe d'une dystopie à un mauvais livre de cul mélangé à une quête d'identité invraisemblable où il y a des touches de fascisme version "le meilleur des mondes"... J'ai franchement l'impression que l'histoire s'est perdue en chemin... Sur l'écriture je suis mitigée, j'ai beaucoup aimé son aspect assez sec et chirurgical au début parce que l'histoire s'y prêtait bien mais avec le tournant décevant du plot j'aurais aimé pouvoir me raccrocher à un style plus élaboré...
Bref je suis déçue, ça partait vraiment très très bien.
« La dictatrice » de Diane Ducret. Récit de la fin d’une Europe meurtrie et désenchantée, La dictatrice rate toutes ses chances de parler d’une situation géopolitique plus que complexe. Se contentant d’une réécriture en tout point semblable de la montée au pouvoir d’un Hitler au féminin, Ducret ne nous emmène pas bien loin. Tout est prévisible, et rien dans le style n’est marquant. Journalistique avec en supplément quelques adjectifs censés rendre compte de ce que l’on doit ressentir, son style est définitivement pauvre. Parce qu’on ne ressent rien, ni l’espoir, ni la désillusion, ni l’horreur. On n’y croit pas beaucoup à cette dictature du féminin sacré, puisqu’on ne s’attache à aucun personnage. Tous terriblement fonctionnels et ennuyeux, ils sont vides et n’incarnent rien. Le sentiment d’oppression et d’enfermement qu’un tel récit devrait nous faire ressentir n’existe pas. A vrai dire j’ai plus le sentiment d’une dictature en écoutant la musique du menu de Papers Please qu’en lisant ce livre. On s’attaque aux habituels: éducation, art, sexualité, jeunesse, presse. De façon très classique et non originale. En résumé, tout est très attendu, peu surprenant et pas abouti. Une tentative maladroite et assez oubliable.
Le titre révèle tout : l'enfer est pavé de bonnes intentions ! Ce roman raconte comment une femme va construire la Nouvelle Europe sur les débris de l'Union Européenne, comment une vision d'un monde plus écologique, socialement plus égalitaire, qui rend sa place à la femme, économiquement autosuffisant va petit à petit se transformer en dictature. En prônant l'homogénéité de toute partie de la vie de ses citoyens, en mettant en place le culte de la personnalité de sa chancelière, ce nouveau monde va tomber dans les travers que l'histoire nous a déjà montrés que ce soit en URSS ou sous le régime nazi. Et bien sûr, un jour ce nouveau monde est voué à l'effondrement et à la guerre... Même si au fil des pages on imagine aisément quelle va être la fin de l'histoire, la lecture est fluide et agréable.
2,5/5 Le concept et l'idée derrière ce roman est singulier et aurait pu rendre ce livre superbe. Mais j'ai eu l'impression tout le long de ma lecture que la narration allait dans tous les sens. Il y a eu à mon goût un trop gros mélange entre la vie personnelle d'aurore et de l'évolution de son empire, sans qu'aucun lien ne soit créé. Parcontre j'ai beaucoup aimé le lien des initiales en aurore Henri et Adolphe Hitler et le début avec la chute de l'Europe était très intéressant. Les chapitres courts ont rythmé ma lecture On comprend vite que la narratrice n'est pas seulement romancière, ou écrivain, elle est aussi essayiste. Plus qu'une volonté d'influence politique Elle nous pousse à réfléchir de nous même.
Bref, l'histoire avait un énorme potentiel, mais je n'ai pas apprécié la façon dont elle a été traitée.
Interessante dystopie, avec une monté en puissance sur la première moitié du livre. Le reste est brossé plus rapidement, l’auteure opte pour certaines facilités en copiant sur de nombreux aspects Hitler et le régime nazi. C’est dommage. La dictatrice n’est au fond qu’une femme frustrée. C’est une vision un peu trop simple à mon goût.
Assez déçue. Un livre au rythme mal mené. Beaucoup (trop ?) de personnages peu ou pas développés, idem pour certains aspects de l'histoire, ce qui est assez frustrant. Ainsi que quelques facilités et manque d'originalités/ clichés sur certains points de l'histoire et du personnage central.
Rien de nouveau dans ce livre qui est juste une réécriture de la dictature hitlérienne. Heureusement, l'autrice a belle écriture et c'est qui m'a permis de rester accrochée à ma lecture jusqu'à la fin !
🤯 J'ai accroché à la dimension politique/économique/sociale rapidement, car j'ai trouvé les analyses ainsi que la construction du climat dystopique aussi pertinentes que réalistes, tout en restant originales. Ça pose quand même sacrément question concernant le monde actuel. Les sentiments d'oppression et de galvanisation sont aussi poussé par une sacrée évolution des discours de la protagoniste et de leur impact tout au long du récit. Le style d'écriture et le choix des mots est également remarquables et contribuent à l'adhésion du lecteur... Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
😫 Ce qui m'a déçue, c'est qu'à partir de la nomination d'Aurore en tant que chancelière, le parallèle fait entre son régime eunomique et le régime nazi d'Hitler constant. Ça devient clairement une ombre au tableau de l'originalité, selon moi, si l'Histoire se répète inlassablement, elle ne se répète pas toujours de la même exacte façon, et que c'est précisément pour cela qu'il peut être parfois difficile d'identifier les dérives en temps voulu.
🤦 Tout y est : la chancellerie, la photo devant la Tour Eiffel, les camps de travail, les scènes de déportation, les camps de jeunesses eunomiques, la propagande des cartes postales, la milice, le docteur Virt copie de Mengele, le bras droit Golling copie de Göering. C'est dommage, il y avait pourtant d'autres façons, je pense, de créer une dystopie, sans pour autant rentrer dans de telles facilités d'immagination. Aussi, certains raccourcis, comme la guerre pliée en une quinzaine de chapitres ou le démantèlement de la vaste supercherie qu'est le nouveau régime en quelques pages, laissent un goût amer une fois le livre refermé.
🦋 L'histoire personnelle d'Aurore a ajouté un peu de mystère là où clairement j'en avais besoin, et le dénouement est tout autant appréciable même si pas transcendant pour autant. Ça a clairement relevé le niveau du reste, et ça m'a permis de poursuivre la lecture. J'aurais aimé un peu plus de clarté quant à ses motivations pour devenir une dictatrice pour m'attacher plus au personnage, même si je pense la libre interprétation présente exprès. Je ne vais pas m'agacer sur l'hypersexualisation complètement inbuvable, qui fait d'ailleurs écho tout au long du récit.
Je sais pas trop pourquoi ce livre semble aussi peu apprécié. Serait-ce l'idée que les femmes aussi finissent par être corrompues par le pouvoir qui dérange ? C'est vrai qu'au cours de l'Histoire, on n'a jamais vraiment laissé aux femmes l'occasion de manifester cet aspect à grande échelle...
La Dictatrice ne prend pas de gants pour nous rappeler qu'il est toujours mortellement dangereux d'angéliser une partie de l'humanité. Ça heurte un peu la féministe bisounours qui est en moi, mais les meilleurs livres ne sont pas les plus inoffensifs.
Il y a des moments un peu OSEF (le délire avec le prisonnier et la fille laissée pour morte, c'est un peu n'importe quoi), mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que c'était une vision assez glaçante du glissement vers le mal qui finit par s'opérer quand on essaie d'institutionnaliser sa vision du bien.
La référence à l'URSS est à peine voilée (voire par moments carrément évidente), ce qui fait de ce livre une sorte d'autopsie de l'histoire mondiale du communisme, des idéaux de la première heure à la désillusion brutale, en passant par la souffrance qui s'installe peu à peu à l'échelle d'un empire. C'est ambitieux, et assez fascinant.
Le livre démarrait bien, mais ne tient pas ses promesses. La dystopie très plausible basée sur la montée des nationalismes m'a captivée et le point de vue assez extérieur faisait sens. La soudaine bascule de l'héroïne en dictatrice ne fait aucun sens, et comme on n'a jamais accès à ses sentiments, on reste spectateur sans jamais se sentir investi. C'est dommage parce que le livre aborde des thèmes sérieux qui sont tournés en ridicule à cause des personnages caricaturaux. J'ai mis 3 étoiles parce que ça reste divertissant et qu'il y a une tentative d'originalité, mais je suis un peu déçue, les premières pages m'avaient laissée penser que j'étais tombée sur une petite pépite.
J'ai été déçue par ce livre. Le pitch est sympa mais l'écriture ne suit pas. L'histoire devient vite prévisible et pleine de clichés. Le rythme de l'histoire est aussi un point négatif, il s'étend sur plusieurs années, va trop vite et ne nous laisse pas le temps de nous attacher aux personnages, ou plutôt de rentrer dans leur peau. Les personnalités sont "faciles" et caricaturales. Point + : l'atmosphère glauquo-froide pas mal rendue.
Une femme idéaliste défendant corps et âmes l’Union Européenne qui devient une dictatrice à la Hitler... Le sujet est très intéressant. Cependant, le roman est très caricatural et on tombe vite dans les clichés décrits grossièrement (l’Europe s’effondre, description du chaos, famine...). Ce livre a le mérite de démontrer que la dictature n’a pas de sexe!
Portrait d'une Europe sombrant d'abord dans une crise économique et politique sans précédent. Le nid parfait pour des dérives dictatoriales. C'est un texte très descriptif mais la plume de l'auteure m'a captivée. C'est amusant de voir comment au début, on est happé par les discours pour à la fin les redouter.
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