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Cinq cartes brûlées

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Laurence Graissac grandit aux côtés de son frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler et à l'humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures à vif, comme les signes d'une existence balayée par le destin. Mais Laurence a bien l'intention de devenir la femme qu'elle ne s'est jamais autorisée à être, quel qu'en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croise sa route, la donne pourrait enfin changer...

Thriller psychologique d'une rare intensité, Cinq cartes brûlées va vous plonger au cœur de la manipulation mentale. De celle dont on ne revient jamais indemne.

352 pages, Paperback

Published January 16, 2020

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Sophie Loubière

54 books17 followers

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Community Reviews

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1 star
2 (1%)
Displaying 1 - 25 of 25 reviews
Profile Image for sof99ane.
49 reviews3 followers
July 31, 2020
« Nous sommes les éclairs à la traîne dans le sillage de l’oubli. »

Polar de qualité! Bonne exploitation des aspects sombres de la psychologie humaine.
Un dénouement auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui n’est pas totalement innovant dans le genre.
Mention spéciale pour le style de l’auteure que j’ai trouvé particulièrement poétique.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews223 followers
January 17, 2020
Laurence Graissac naît en 1979. À l’hôpital, c’est contraint et forcé que son grand frère, Thierry embrasse sa petite main contre l’obtention d’un paquet de bonbons promis par son père « L’enfant venait d’inscrire dans la mémoire de ses parents l’image d’un grand-frère tendre et aimant. » Mais ne vous y trompez pas. Elle devient rapidement celle qui va briser sa vie en volant l’amour de ses parents et pour cela, il va falloir qu’elle paie. Chaque parole, chaque geste doivent lui faire regretter d’être née. L’acharnement, le harcèlement moral dont elle sera victime n’aura de cesse que de la mettre plus bas que terre, la faire disparaître aux yeux du monde, mais surtout d’annihiler toute volonté de riposte, tout désir, toute possibilité de s’épanouir dans son corps de femme. « Quoi qu’elle y fasse, au creux de ses nuits, Laurence entendrait vibrer les cris de créatures inventées par son frère. Déjà l’innocente combinaison de sa naïveté et de son imagination répandait en elle le chaos. »

« Cinq cartes brûlées » raconte le destin d’une femme qui prend rendez-vous avec elle-même. Sous le poids des insultes, le poids d’un corps pour cacher des blessures profondes et irréparables, le poids d’une mère qui règle ses propres comptes avec la vie et d’un père qui en subit les conséquences, Laurence se cache au plus profond d’elle-même pour se protéger. Ironie du sort : plus elle se cache, plus elle prend de la place. Un destin inattendu l’attend, de ces destins exceptionnels et presque accidentels qui forgent une personnalité.

C’est avant tout un roman noir d’introspection que Sophie Loubière nous livre ici : le drame intime d’une enfant qui grandit tant bien que mal dans une sphère habitée par un frère tyrannique et de parents aveugles et sourds à sa souffrance. L’enjeu est de survivre sous les quolibets : Peggy la cochonne, goret, grosse vache, patate, Lolotte qui rime avec boulotte et d’encaisser les « j’attends que tu te suicides » martelés par son frère. Laurence a la destinée du vilain petit canard qui devient un cygne, sans plan d’attaque, en laissant la vie couler, se déverser sur elle. Une vague qui la submerge, puis la ramène au bord, plus tout à fait elle-même, mais pas non plus tout à fait une autre.

Pour ce roman résolument noir qui confirme la patte de Sophie Loubière, elle a choisi une construction narrative particulière pour mettre en exergue le côté fermement psychologique. En effet, le déroulé chronologique du récit s’articule autour de mini- chapitres en italique évoquant des souvenirs d’enfance de Laurence et permettant d’appréhender l’évolution de sa personnalité et de ses blessures mentales. Les choses vont crescendo : on ne peut comprendre un être humain sans avoir plongé dans son enfance, là où les racines de l’être s’accrochent à la terre, envers et contre tout, parfois maladroitement, mais systématiquement, par nécessité de survie. N’attendez pas ici de retournement de situations toutes les deux pages, ou de twists spectaculaires, car l’auteur n’entre pas dans cette course à la surprise permanente. Non, son récit est plus introspectif, plus vicieux, plus largement diffus dans les tréfonds d’une âme blessée.

« Tout s’enchaînait depuis sa naissance comme une mauvaise partie de cartes. Chaque jour se jouait une bataille telle que son frère aimait à en mener contre sa sœur lorsqu’ils étaient gamins : il réunissait dans son jeu les as, les jokers, les figures et lui distribuait le reste. À moins que Laurence ne se décide à rebattre les cartes. »

Oui, Laurence va rebattre les cartes et apprendre à jouer sur un terrain qui n’est pas le sien, avec des armes qu’elle n’a pas choisies ou qui sont arrivées là presque par hasard. Si elle est isolée, car fragilisée mentalement, elle n’est pas pour autant démunie. C’est une forme de rage inconsciente qui l’anime et qui va la faire avancer : la rage de ceux qu’on a meurtris. Ce portrait, juste, authentique, parfois tendre, parfois rude, déclenche la plus forte empathie qu’il m’ait été donné de ressentir pour un personnage de fiction. Car en déroulant cette histoire, Sophie Loubière vous amène à choisir notre camp. Si la relation du frère et de la sœur prend majoritairement beaucoup de place dans ce roman, ne négligez pas pour autant les personnages secondaires. La mère d’abord, accidentée de la vie, traînant ses cadavres inconscients comme des boulets, le père ensuite qui endure les retombées explosives de la situation familiale antérieure de son épouse.

Les cartes à jouer sont souvent associées à plusieurs choses : astrologie, numérologie, symbolisme. Elles apportent une dimension ésotérique aux moments de la vie. Le rapprochement que Sophie Loubière en fait avec la vie de Laurence n’est pas seulement ingénieux et original, mais témoigne de cette part de hasard, et de chance qu’offre parfois la vie. Il est toutefois possible de les rebattre, à chaque moment, et de changer ainsi le cours des choses. Une chrysalide peut se transformer en papillon, et un charmant petit garçon en tortionnaire.

En tant que mère, ayant moi-même été profondément blessée par la mienne, ma vigilance est désormais accrue sur ces petits mots qui n’ont l’air de rien, prononcés par de petits êtres qui ne-sont-que-des-enfants, mais qui peuvent laisser chez l’autre des marques permanentes sur la psyché. Les mots d’enfant peuvent blesser de manière irrémédiable, mais l’aveuglement des parents également.

Sophie Loubière signe sans doute ici son roman le plus personnel. J’y ai senti un besoin profond de dire, de révéler, de mettre en garde. Derrière les volets tirés et les portes closes, se déroule souvent une violence ordinaire faite de mots écrits à l’encre indélébile. Soyons conscients que nos chères têtes blondes ne sont pas toujours les anges que l’on croit…
Profile Image for Annesophiebooks : Les Lectures d'Anne-Sophie.
191 reviews50 followers
January 18, 2020
Avec son nouveau roman et sa plume toujours aussi efficace, Sophie Loubière nous emmène une fois de plus dans les méandres les plus sombres de l’esprit humain.

On vient tous au monde avec avec un jeu de cartes imposé.
Si ce que l’on en fait ne dépend, en principe, que de nous, avoir de bonnes ou de mauvaises cartes dès le départ a forcément une incidence sur la partie que l’on jouera durant notre existence.

Le jour où Laurence vient au monde, on ne peut pas dire que les cartes qui lui sont distribuées sont particulièrement favorables, avec un frère qui la déteste et s’est juré de faire de sa vie un enfer et des parents plus tournés vers leurs propres problèmes que vers ceux de leurs enfants.

Grandir au sein de cette famille complètement dysfonctionnelle est une vraie gageure, et malgré son esprit vif et son imagination débordante, l’enfance de Laurence est une bataille dont elle ne sort pas souvent gagnante.

Alors, pour compenser, Laurence mange.

Elle se nourrit de tout, pour essayer de combler le manque de l’essentiel.
Elle prend du poids, comme pour essayer de peser dans la balance des décisions qu’elle subit plus souvent qu’à son tour.
Fournissant de nouvelles armes à celui qui la hait déjà tant.

Alors pour digérer les insultes et les coups bas, Laurence mange.
Et parce que Laurence mange, les méchancetés pleuvent.

Mais Laurence tient bon, et elle obtient même certaines victoires là où elle s’y attendait le moins.

Mais la partie ne fait que commencer, et la vie et son jeu de dupes lui réservent encore bien des embûches.

Avec un style toujours aussi direct, Sophie Loubière nous plonge dans l’existence de cette âme tourmentée et malmenée.
Sans fioritures et avec une justesse parfaite, elle nous dresse le tableau, glacial, d’une société où le paraître continue à s’imposer en maître absolu.

Une galerie de personnages taillés au scalpel, à la psychologie travaillée au bistouri.

Un constat sociétal sur l’apparence, toutes les apparences, surtout les plus trompeuses, qui laisse le lecteur sonné.

Ce roman noir, dur, et à la résonance terriblement actuelle, se lit d’une traite, presque en apnée.
Et laisse des marques. Beaucoup, et pour longtemps.

À lire absolument.
Profile Image for Cam david.
832 reviews5 followers
June 15, 2023
3,5

Livre intéressant, mais qui ne représentait pas du tout l’image invoquer par le résumé. À mon contentement, il ne s’agissait pas vraiment d’un thriller, du moins pas avant les dernières pages, mais plus de la narration de la vie difficile d’une jeune boulimique qui navigue difficilement dans la santé mentale, une athlète olympique d’ont l’obésité la hante. Plusieurs scènes mon réellement attrister pour Laurence, qui malgré sa détresse était attachante et sur la mauvaise relation malsaine qu’elle avait avec son grand frère. Le style d’écriture était plaisant et la fin vraiment divertissante, quoi qu’un peu cliché avec certain élément que j’ai moins apprécié. C’était un bon livre, mais pas marquant, je ne pense pas garder en mémoire le contenu de ces pages.
Profile Image for Verress.
104 reviews
December 23, 2024
En fait c'est une deuxième lecture, histoire complexe autour de l'abandon et les désordres psychologiques
Profile Image for The Cannibal.
657 reviews23 followers
April 27, 2020
Dès les premières pages, l'auteure nous plonge dans un bain de sang, après les galipettes de rigueur. le ton est donné, ce sera en rouge sang et noir sans espoir.

♫ En rouge et Noir… ♪

Mais comment en est-on arrivé là ? Petit retour en arrière avec une scène des plus belles : la naissance d'un enfant. Oh que c'est beau le petit frère (Thierry) qui embrasse se petite soeur (Laurence) qui vient de naître.

STOP ! le rose bonbon n'est pas de mise, remisez les dragées, le grand frère de trois ans n'a pas du tout l'intention que le moutard (on dit "moutarde" pour une fille ?) lui ravisse sa place de petit dieu vivant.

♫ Oh ooooh, Laurence… ♪ Y a tant de frères que je ne suis pas ♪ Y a tant de phrases qu'on dit, que je ne te dirais pas ♪

Brimée par son frère Thierry, rabaissée sans cesse par lui, face à des parents qui portent des lunettes noirs d'aveugles et qui n'ont pas l'air de se rendre compte que le frangin est un tyran doublé d'un tortionnaire.

On parlait d'un thriller psychologique et on y était en plein dedans ! Face à une descente aux enfers de Laurence, nous sommes impuissants. Elle, elle a trouvé refuge dans la nourriture, se gavant de tout et dans l'amour que lui porte son père.

Quand tout éclate, la descente continue jusqu'à ce que… La suite dans le roman !

Il est des romans que l'on lit sans se rendre compte que les pages tournent, des romans sans scènes d'action notoire, qui nous parlent de la vie du quotidien, les brimades d'un frère, envers sa soeur, de parents dépassés, de voisins médisants, d'actes qui puent l'interdit… Et sans nous en rendre compte, nous l'engloutissons avec un appétit d'ogre.

Pourtant, de prime abord, les personnages ne sont pas sympathiques… Thierry, le frère aîné, qui en grandissant devient un parasite glandouilleur critiqueur et qui a loupé sa vie. Une mère qui est parfois à l'ouest, un père qui a un comportement suspect et une Laurence qui se laisse faire, qui ne se rebelle pas contre son frangin, qui encaisse tout le temps, qui se casse le cul et qu'on ne remercie même pas.

Durant des pages et des pages, j'ai eu envie de gifler Laurence, de lui hurler de pousser son frangin tortionnaire dans les escaliers, de le frapper à grands coups de pelle, de la découper en morceau et de le foutre dans la poubelle des déchets organiques (le tri des déchets, c'est important !).

Cette manière de tout encaisser sans ruer dans les brancards m'a exaspéré et pourtant, j'ai continué ma lecture parce que l'ambiance était tendue comme la corde d'un string et que je voulais savoir si Laurence allait, enfin, se reprendre.

Puis, fiat lux…

Dans ce roman noir, sombre, psychologique, l'auteure aborde plusieurs sujets de sociétés comme la boulimie, la mauvaise estime de soi, les brimades scolaires et en milieu familial, la perte de confiance, le regard des autres, le pôle emploi (notre Actiris ne doit pas valoir mieux), le sport de haut niveau, le harcèlement, les rumeurs d'inceste, l'éclatement de la famille, les casinos, les escort girl et le courant électrique.

Dis ainsi, ça fait bordel sans nom mais l'auteure a tout bien classé, tout bien mis en scène et tous ces ingrédients se marient harmonieusement dans l'histoire, sans peser, la touche finale était que le suspense et le mystère sont dosés correctement et qu'ils se diffusent lentement dans le récit.

Mon bémol sera pour le fait que je n'ai pas eu d'accroches avec les différents personnages et que si j'avais apprécié Laurence gamine, j'ai perdu mon estime pour elle lorsqu'elle est devenue adulte et qu'elle a continué à aimer son tortionnaire de frangin, à accepter toutes ses insultes… Avant, une fois encore, de retourner ma veste avant le truc final. Je dis "truc" à dessein.

Un roman noir qui se lit tout seul, les mains accrochées aux pages, les grognements de fureur aux bords des lèvres avant de tout terminer en soupirant devant ses vies éclatées, foutues, écartelées, en se demandant où tout cela à commencer à foirer… À la naissance de Laurence, hélas.
Profile Image for Valérie Sangpages.
318 reviews29 followers
February 18, 2020
Le poids...
Le poids du monde
Le poids de la vie
Le poids de la douleur
Le poids sur les épaules
Le poids de l'existence
Ne pas faire le poids...
Un récit, un journal intime, des lettres, des narrations différentes en alternance pour te faire pénétrer dans la vie de Laurence. Ses mots, ceux de son père, ceux de tous qui font partie de sa vie si lourde à porter...parce que Laurence a juste le malheur d'être...grosse...
Une vie racontée au gré du vent, au gré des cartes comme un jeu ou ces cartes sont tirées d'avance. Celles de Laurence se teintent plutôt de noir que de rouge, plutôt de pique que de cœur. Sa vie se raconte en kilos en plus, en kilos en moins.
Le combat contre le poids, les kilos ne se fait pas toujours à armes égales alors que la vision des gens l'est toujours.
Le parcours du combattant du gros, du gras, du boudin, de celui ou celle qui cache sa douleur derrière chaque cellule adipeuse. De celui ou celle à qui l'on dit que c'est juste une question volonté, qu'il faut se prendre en main, qu'il suffit de manger moins, de faire de l'exercice. De celui ou celle qui cache son mal, sa peine derrière chaque bouchée, derrière chaque bourrelet. De celui ou celle qui ne se regarde même plus dans le miroir alors que tout le monde crie haut et fort qu'il faut s'accepter tel que l'on est.
Et vient le changement, la fonte des graisses comme la fonte d'un glacier. Celui qui change tout, qui apporte un regard pire encore. Un regard qui passe de la pitié à l'envie, celui qui fait presque regretter.
La fin est surprenante et un peu abrupte. Elle m'a laissée quelque peu perplexe mais c'est le seul bémol.
Sophie, avec un énorme talent, te parle de toutes ces émotions avec beaucoup de tendresse, de force et de subtilité. Tout est savamment calculé pour que la relation soit intégralement faite avec les cartes d'un jeu. Jusqu'au titre qui est, lui-même, un terme de Black Jack. C'est habile, brillant. Une sorte d'alégorie de la vie...Une main que l'on a ou pas à ce jeu de la vie où il faut avoir toutes les cartes en mains pour faire des choix, où il faut brûler toutes ces cartes pour prétendre vivre.
"Cinq cartes brûlées", c'est aussi une plume envoûtante qui me fait d'ailleurs penser que je ne la lis pas assez Sophie. "L’enfant aux cailloux" m'avait pourtant bouleversée. Note donc à moi même: remonter tous les autres sur le haut de la pile.
Tu l'auras compris, je ne peux que te recommander cette lecture 🙂
Profile Image for L'atelier de Litote.
651 reviews42 followers
February 23, 2020
Dans la famille Graissac je demande la fille. Laurence c’est autour d’elle que toute la trame du livre est pensée. Le grand frère Thierry que l’on ne voudrait même pas avoir comme ami tant il est méchant, jaloux de l’arrivée de sa petite sœur dès le jour de sa naissance. Ainsi Laurence va-t-elle se construire entre un frère tyrannique et des parents aveugles et absents. Un thriller psychologique de haute volée, dont on ne revient pas indemne tant il touche à la structure familiale. Un personnage central qui devient très vite attachante avec tous les « malheurs » qui lui tombent dessus et dont la résilience force l’admiration tout au long du livre. Un lieu aussi noir que ce roman, un pavillon familial sombre qui a vu passer les drames et en garde les traces. C’est bien écrit avec des chapitres courts que l’on enchaîne avec plaisir et envie d’en apprendre un peu plus sur cette famille dysfonctionnelle. Laurence c’est aussi une histoire qui pourrait être tirée d’un fait divers tant elle s’ancre dans la réalité. Les thèmes abordés sont nombreux comme l’addiction (à la nourriture, aux jeux), les secrets de famille, la manipulation mentale, la maltraitance. Tout cela nous donne une intrigue incroyable, il fallait le talent de Sophie Loubière pour nous entrainer avec elle dans le sillage des dégâts psychologiques causés dès la petite enfance. Les répercutions vont êtres surprenantes et oh combien bouleversantes. Une plume féminine qui ne fait aucune concession et donne une profondeur au récit qui par effet miroir renvoi le lecteur dans les cordes. La personnalité de Laurence c’est comme un arbre qui cache une forêt et c’est bien dans cette forêt que l’on va se perdre et perdre nos illusions. J’ai passé un excellent moment de lecture avec des personnages pour lesquels j’ai éprouvé de la haine, de la pitié, de l’attachement ou du dégout, ils ne m’auront jamais laissée indifférente. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com...
Profile Image for Sandrine Novembre.
381 reviews2 followers
February 4, 2020
Laurence Graissac, en fort surpoids, a eu une enfance malheureuse. Elle a grandit entre un grand frère, Thierry, psychopathe depuis toujours, qui la maltraite, l’insulte, se moque d’elle à longueur de journée, un père brillant par son absence, avec qui elle a toujours entretenu une relation étrange et une mère en proie à une terrible dépression.

Elle voit un espoir, une lumière au fond du tunnel quand elle démarre une brillante carrière sportive, et débute sa première vraie relation amoureuse. Et si elle avait enfin droit au bonheur ?

Mais comme jamais rien n’est simple dans sa vie, et que le sort s’acharne sur elle, tout va basculer en un quart de seconde.

Quelle lecture, quel roman, il m’a bouleversé ! Cette histoire se déroule comme un jeu de carte : si l’on a la bonne pioche, tout roule, jusqu’au moment où l’on tire la mauvaise carte et là pam, on perd tout, tout s’effondre comme un château de carte !

Laurence, qu’est ce qu’on adore ce personnage du début à la fin. Elle est humaine, fragile, avançant dans la vie tant bien que mal, perdue, se demandant parfois pourquoi elle était là, quelle était le but de sa vie ? Et Thierry, on le déteste dans les premières pages, puis petit à petit on fait l’effort d’essayer de le comprendre, même, si je l’avoue, pour ma part j’avais envie de lui crier dessus, de lui dire d’être plus tolérant, moins méchant.

L’auteur mène son histoire où elle veut, doucement, mais sûrement pour un dénouement final surprenant. Une belle découverte, un bon roman bien noir.
Profile Image for Angelic Sword.
290 reviews
February 29, 2024
😩 Noir c’est noir
En trois mots : psychologique - famille - noir

« Parce que pour les autres, l’important, c’est ce qu’ils font de nous, pas ce que nous sommes. »

➡️ Malheureusement quand c’est trop noir et que les événements sombres s’accumulent dans la vie d’un personnage je décroche presque systématiquement et cela me semble bien trop long.

➡️ Ainsi, pas d’attachement aux personnages, à la limite du détachement même à cause de cette surenchère.

➡️ En revanche les sujets abordés restent importants et plutôt bien traités dans l’ensemble. J’ai même compris et apprécié la fin mais cela n’a pas changé le sentiment que j’ai pu avoir tout au long de la lecture…

Je retenterai l’expérience avec cette autrice, parce que dans le cas de Cinq cartes brûlées c’est simplement une question de goût.
Profile Image for Quoilire.
522 reviews7 followers
December 20, 2020
Un thriller psychologique glaçant, déroutant, captivant, révoltant, surprenant. Sophie Loubière sait nous tromper brillamment en jouant avec notre sensibilité et notre révolte face aux harcèlements psychologiques et sexuels subits par l'héroïne pour que nous puissions pas trouver la solution à l’énigme de cette intrigue.
https://quoilire.wordpress.com/2020/1...
Profile Image for Panda Laveur .
193 reviews1 follower
June 7, 2021
Un polar qui se lit rapidement, au style efficace mais auquel il manque définitivement quelque chose... Un liant peut-être, entre les deux tiers du livre et l'agression finale qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Sans parler des autres twists dont on a déjà deviné la teneur depuis plusieurs pages... Un roman qui me laisse une impression mitigée mais je me laisserai peut-être retenter par l'auteure
Profile Image for Sophie.
154 reviews2 followers
July 31, 2020
Le livre est sympa il se lit très vite. Il va pourtant presque à l’opposé de ce que l’on peut voir ailleurs ou il y a ailleurs.
Je ne m’attendais pas à ça, cela me fait quand même réfléchir après à ce que j’ai pu rater pendant ma lecture.
On passe un bon moment, mais ouais... je reste un peu sur ma faim.
Profile Image for Emma.
1,560 reviews77 followers
May 18, 2021
Alas, I had to DNF this one. I found the content very toxic. The main heroine gets lots of cruel abuse from her older brother, angry with her since her day 1, and also sexual abuse from her father.
DNFed on 5/18/2021
116 reviews
May 13, 2024
Un livre qu'on a du mal à lâcher...où l'on ne sait pas si le bourreau est aussi victime.
L'impact de l'environnement de notre enfance, de notre quotidien, d'une rencontre, nos emotions...un acte irréversible est la somme de tous ces éléments.
1,360 reviews
January 26, 2021
J'ai eu du mal à entrer dedans, l'écriture un peu hachée me perturbait. Mais cela s'améliore, dans ce roman qui est moins policier que psycho-social ! L'analyse de l'héroïne est remarquable.
Profile Image for Maelys.
15 reviews
December 10, 2021
"And a new day will dawn
For those who stand long
And the forests will echo with laughter

Et ce jour est venu."

😊🤔☹️😡🥺😏😱😭🤮🤯
Profile Image for Audrey.
722 reviews14 followers
December 12, 2021
3.5/5
Lu en 24h, ce n'est pas un mauvais roman mais il ne se passe pas grand chose. On se demande où ça nous mène.
Profile Image for darkdaisybooks.
272 reviews18 followers
July 3, 2024
A trop vouloir nous surprendre, on nous perd totalement..
C’est ce que j’ai ressenti avec ce roman qui m’a très clairement laissé sur ma faim et me laissant sur un ressenti plus que mitigé.

Même si le résumé du roman m’avait pas mal intrigué, même le début, je dois dire que mon intérêt pour le roman est rapidement tombé.
On fait ici la connaissance de Laurence, harcelée par son frère dans son enfance, en surpoids, championne de lancer de marteau, qu’on voit petit à petit tout perdre, jusqu’à se perdre elle-même en croisant le chemin de mauvaises personnes.
Face à certaines révélations, Laurence décide alors de tout plaquer et changer du tout au tout, en passant de son métier à son apparence.

Même si l’histoire était plutôt fluide de par la plume simple et les chapitres assez courts, j’ai trouvé qu’il y avait tellement d’histoires entremêlées que je me perdais complètement, perdant gout à ma lecture sans même avoir l’envie de savoir où l’autrice essayait de nous mener.

C’était vraiment dommage car l’histoire avait un certain potentiel même si cela restait tout de même assez classique dans son ensemble.
Je dois avouer que je ne suis pas sûre d’avoir envie de relire l’autrice avec un autre de ses romans.
Profile Image for Hajer.
705 reviews
December 30, 2025
lecture abandonnée au bout de 80 pages parce que le cadre tarde à se délimiter, le profil psychologique des personnages peine à se camper...
Displaying 1 - 25 of 25 reviews

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