Le père de Fauve se révèle là où le magnétisme rencontre la dureté. Il attire pour mieux anéantir, fait des enfants pour les abandonner, n'avance que pour jouir. Jusqu'à ce que la maladie frappe. Se sachant condamné par un cancer, il retourne vers son unique fille pour en faire sa dernière femme, son plus important projet. Fauve devra grandir avec l'angoisse du deuil, les fins du monde qui s'enchaînent et l'ambiguïté d'un amour aussi vaste que corrompu. Elle n'en sortira pas indemne.
En s'inspirant de son enfance, Rose-Aimée Automne T. Morin explore dans cette autofiction la mort et ses perversions. Une incursion déchirante au cœur de la famille, du pouvoir, du désir, de la rédemption et des responsabilités auxquelles on choisit de faire face. Ou non.
Rien ne me brise plus le coeur que d'entendre un enfant parler de problèmes d'adultes comme s'ils étaient sa responsabilité.
La protagoniste du roman Fauve doit garder son père en vie, sa mère heureuse, sa tante loin du gouffre qui menace d'envahir sa vie et surtout, répondre aux attentes démesurées placées en elle. Et elle y arrive. Parce qu'une enfant, ça ferait n'importe quoi pour plaire aux gens qui prennne soin d'elle.
Il y a un monsieur qui se meurt aussi, mais il est pas très gentil. En tout cas, pas souvent. Il y a une madame malheureuse, mais elle a pas l'air très au courant de ce que Fauve vit. Au final, y'a juste une petite fille qui vit l'apocalypse encore et encore et qui apprend à vivre avec. Présenté sous forme de courts flashbacks, "Il préférait les brûler" est un récit bouleversant sur les injustes catastrophes qui forment notre caractère. Un roman à la beauté d'un brasier incontrôlable.
Après avoir lu Ton absence m’appartient l’été dernier, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de scènes identiques dans l’essai et dans le roman. Mais l’histoire est toujours aussi bonne et intéressante!
Gros coup de coeur pour moi. Ce livre est tellement captivant qu’il se lit d’une traite. Ça parle d’angoisse, de la mort, du deuil, d’emprise et de la famille. Mais surtout, ça parle du lien qui uni un père mourant et sa fille unique. C’est touchant mais à la fois dérangeant. Parfois, j’aimais lire la complicité entre les deux mais d’autre fois, j’en voulais terriblement au père. J’ai trouvé ça troublant par bout. J’aurais donc aimé enlever un peu de poids sur les épaules de Fauve.
3.5 ⭐️ J’ai lu ce livre en une journée, les chapitres sont courts et l’auteur t’embarque rapidement dans l’histoire! Le thème est plutôt sombre et on suit la vie d’une jeune fille qui tente pendant toute sa jeunesse de faire le deuil de son père mourant qui prend longtemps à mourir... Elle reçoit des conseils de sa famille un peu atypique à travers sa croissance et j’aurais voulu avoir une fin un peu plus croustillante à cette histoire lourde...
Je viens de terminer ce roman. Les 100 dernières pages, je les ai lues d'un trait. Je suis chavirée par le récit, mais également par la force de cette femme à mettre sur papier tous les démons de son enfance sans jamais tomber dans le mélodrame ni dans la lourdeur...Et pourtant.
Moins mon genre de livre. J’ai de la difficulté à entrer dans l’histoire parce qu’on voit seulement des petits bouts. Parfois je suis même confuse à comprendre ce qu’il se passe. J’aime moins le style de livre oú la personnalité du personnage est « dark ».
Un beau roman sur la vision du deuil et comment celle-ci se transpose au fil du temps, en grandissant. Les angoisses reliés à la mort et à la perte d’un proche aimant sont magnifiquement dépeintes et sont poignantes.
Tout simplement magnifique. Rose-Aimée a définitivement un talent avec les mots pour décrire des émotions contradictoires, l'anxiété, les relations parfois compliquées avec des parents qui n'ont pas encore guéri leurs blessures. Je ne pourrais pas dire que c'était doux mais c'était magnifique.
Ce n’était pas mauvais, mais on dirait que je tombais dans la lune tout le temps. C’était bien écrit quand même et heureusement pas trop long! Je ne peux pas dire que j’ai aimé ça malheureusement.
Un livre sur lequel on a dit beaucoup de choses, ce qui m'a surpris le plus est le fait qu'on en parle pas assez de comment Il préférait les brûler détonne totalement avec les oeuvres populaires qui portent sur l'adolescence.
Non pas un roman qui poétise déclicatement l'étrangeté sensible de cette période, ni un roman arrache-coeur qui aligne les clichés sur la décadence et la vulnérabilité. T. Morin outrepasse ces descriptions rendues archétypales pour aller directement vers une autre forme de vérité. Non pas la vérité de toutes mais celle de quelques unes, dans l'espoir que dans cette description on puisse y voir du beau, du bien et peut-être mieux comprendre comment colmater les bréches de notre passé afin de nous permettre de vivre dans un avenir qui nous rendra heureux.
Il préférait les bruler est un roman qui met en scène la noblesse malhabile mais désarmante de l'adolescence et qui sert bien plus que de capsule temporelle sur cette époque ingrate. Une oeuvre qui construit du beau sur ces échafaudages calcinés.
Une histoire très authentique entre un enfant vivant avec un père mourant pendant tout son enfance et adolescence. Fauve vit des choses banales et certaines très uniques/troublantes. Je n’avais jamais réfléchi sur les impacts et l’angoisse que cela provoquait chez les enfants. C’est écrit d’une manière excellente. J’aime les références super réalistes du passé.
J’avais beaucoup aimé « Ton absence m’appartient », mais je dois dire que j’ai encore plus apprécié ce livre-ci!
Les chapitres sont tous divisés en sous-sections très courtes, ce qui rend la lecture rapide et aisée. Mais surtout, j’ai adoré l’écriture colorée, franche, directe, crue, comique et imagée de l’auteure. Elle arrive à raconter une histoire somme toute dramatique et dure sans jamais que ce soit lourd à lire.
Quelque chose m’a déplu de ce roman, mais je ne sais pas quoi. Parfois, j’avais de la misère à suivre les phrases. Peut-être le style d’écriture qui cadre moins avec mes intérêts. Sinon, c’était quand même bon, mais sans plus pour moi.
Je dirai simplement que ce n’est pas vraiment le style d’histoire que j’aime lire. Le récit est trop sombre, les pensées du personnage trop dark elles aussi. La relation entre Fauve et son père m’a beaucoup fait penser à celle du roman Les pénitences.
Je l’ai malgré tout lu au complet, car je souhaitais connaître le dénouement. Mais, suis-je la seule qui ne l’a pas saisi? 🫠
Tellement loin et tellement proche de mon expérience personnelle avec la maladie de mon père. Je ne m'y attendais pas du tout. Un autre livre qui m'a fait pleurer cette année!
3.5⭐️ C’était un bon livre! J’ai beaucoup aimé l’évolution de Fauve. C’était brillant de débuter avec une narratrice de 3-4 ans et finalement une femme dans la vingtaine, l’évolution du style littéraire changeait au cours de la lecture pour suivre l’évolution de Fauve et je trouvais cela bien fait et intéressant. L’histoire est bonne, mais j’avais l’impression qu’elle ne sortait pas du lot. J’avais l’impression d’avoir déjà lu le livre ou même d’autres passages dans d’autres livres québécois… je devrais peut être changer mes goûts de lecture, j’ai peut être juste fait le tour 😅
Je suis comtente que l’auteure ait écouté ses lecteurs et qu’elle ait écrit « malgré les craintes, la pudeur et tous ces autres prétextes un peu niaiseux. » J’aimerais être capable d’en faire autant. Elle a ce son de sublimer l’ordinaire. Encore là, j’aimerais être capable d’en faire autant. Cette lecture m’a donné envie de replonger dans mes propres souvenirs... si différents des siens... et pourtant...
Un touchant récit , raconté sous forme de fragments cruels mais toujours sensibles sur les relations familiales et particulièrement entre une fille et son père mourant. Écriture dans l'air du temps, mais tout aussi originale et unique que cette relation troublante. Je prévois un bel avenir à ce livre !
L’auteure explore en profondeur une partie de sa vie dans cette œuvre d’autofiction. On sent assurément un important travail d’écriture, mais aussi une intense réflexion intérieure.
Malheureusement, cette lecture ne m’a pas vraiment touchée. Cela dit, l’histoire se lit très facilement, ce qui m’a permis de terminer ma lecture.
La plume était très belle, mais tout le long de ma lecture j’étais incapable de mettre de côté un sentiment de mal aise grandissant. Je crois que c’était un peu trop pour moi.
Un roman sur l'enfance de l'auteur, il dépicte la relation d'une jeune fille et son père narcissique aux aguets de la mort. De son vivant, le père naviguait la vie pour son plaisir égoïste, peu importaient les blessures et les abandons causés sur le chemin. Étant proche de sa fin, le père se donne pour mission de transmettre de grandes leçons à sa jeune fille et lui transmettre l'amour qu'il n'a pas pu donner à ses autres familles.
Une jeune fille vivant le deuil une centaine de fois dès l'âge de 2 ans à l'âge adulte. Une relation père-fille développée sur du temps emprunté à la maladie. Chaque chapitre est riche en émotions, souvent rentrant en conflit. Le style d'écriture est imagé et poignant. Pour un premier roman, je suis encore plus impressionné par Rose-Aimée!
Incroyablement puissant! Somehow c'est très très très tordu, mais très ancré dans le réel. On en vient à s'attacher au père de Fauve, mais si notre rencontre avec lui est assez violente. On en vient à avoir de l'amertume pour la mère de Fauve même si elle fait de son mieux et que je pense sincèrement qu'elle aime sa fille. Il y a des phrases dans ce livre qui frappent comme un truck à grande vitesse sur la 20, pis yen a d'autres qui serrent le coeur par leur tendresse.
Une écriture incroyable, douce, mais crève-coeur à la fois. Combien de fois j'ai eu envie de prendre Fauve dans mes bras pour vouloir la gifler deux pages plus loin?
Un petit trésor dont on devrait entendre parler BEAUCOUP plus!