Max Nedelec , cinquante ans , patron d’une imprimerie en difficulté vit une très mauvaise passe : divorce , faillite , dépression .
Depuis plusieurs mois il n’ouvre plus son courrier , ne paie plus ses factures .
Mais un jour , tout s’emballe , Max Nedelec
est méchamment rattrapé par sa lourde négligence, son laisser - aller , la police débarque un matin à son domicile , l’amène au tribunal .
Ce soir , il ne rentrera pas chez lui , pour la loi , il est considéré comme coupable , la sanction tombe , vingt quatre mois de prison ferme .
Max Nedelec n’existe plus , il est devenu un prisonnier , un numéro d’écrou.
Il est confronté brutalement au monde carcéral , à la violence gratuite , aux règlements de compte .
Heureusement pour lui , sa fille , sa chère Mélodie , va se battre pour lui .
Tous n’ont pas cette chance , les lourdes peines sont souvent confrontés à la perte de leurs proches qui eux continuent leurs vies loin de la prison .
Un portrait sans concession de la justice , de son côté kafkaïen inéluctable , du monde impitoyable de la prison où les plus forts font la loi .
Une lueur d’espoir , d’humanité parfois , comme ce prêtre qui ne renonce pas à aider des hommes désespérés, déshumanisés, prêts à tout pour survivre derrière les murs de la prison .
Il y a cette femme médecin qui veille comme elle le peut , sans jamais se décourager sur tous ces êtres meurtris , ces corps et ces âmes en souffrance .
Il y a des monstres parfois créés par l’emprisonnement lui - même , ceux qui font régner la terreur ou simplement qui veulent être respectés .
Des histoires émouvantes comme celle de Marcos qui parviendra à garder sa dignité , Marcos le portugais , impressionnante brute qui cache un grand cœur .
J’ai été agréablement surprise par ce premier roman , l’écriture est très belle .