"Lina n’était jamais vraiment là. Tout se passait dans son regard. J’en connaissais les nuances, les reflets, les défaites. Une ombre passait dans ses yeux, une ombre dure qui fanait son visage. Elle était là mais elle était loin. Je ne comprenais pas ces sautes d’humeur, ces sautes d’amour." Un dimanche de décembre, Lina livre à ses trois fils le secret qui l’étouffe. En révélant une souffrance si longtemps cachée, cette femme dont on a forcé le destin depuis l’adolescence laisse alors éclater toute son humanité et son obstination à vivre libre. Dans le plus personnel de ses romans, Éric Fottorino dresse le portrait solaire et douloureux d’une mère mal connue mais profondément aimée.
Éric Fottorino is a French journalist and writer. He is the winner of the Prix Femina, 2007, for Baisers de cinéma. After having been a reporter for the daily newspaper Le Monde, then becoming editor-in-chief and executive editor, he was appointed president of the directory group of the La Vie-Le Monde group in January 2008. He was removed from this latter office in December 2010.
His biological father, Maurice Maman, was of Moroccan and Jewish origin and was a gynecology student when he met his mother. The ultra-Catholic family of his mother, Monique Charbrerie, was opposed to their marriage. The young Eric was raised without his father. When he was 9, his mother married Michael Fottorino, a physiotherapist. It’s at this time that he took the name of Eric Fottorino. It was only years later that he managed to contact his biological father.
In 1984, after studies at the Faculty of Law at the University of La Rochelle and then at the Institut d'études politiques de Paris, Eric Fottorino started as a freelance reporter for Libération and La Tribune de l’économie.
He joined the daily newspaper Le Monde in 1986, initially as a news desk editor, tracking records of incoming source material, eventually moving on to work with agricultural and African source material. He then became a reporter (1995-1997) before becoming editor-in-chief in 1998, then a chroniqueur (a journalist who writes as a specialist in a particular domain) in 2003.
Dans ce livre, nous sommes en quelques sortes les témoins du lent cheminement de l'auteur pour découvrir qui était vraiment sa mère. C'est un peu une quête identitaire, presque une psychanalyse ! Nous remontons le temps avec lui jusqu'à ses origines, luttant contre les non-dits, le poids de la famille, les préjugés, les pressions de l'église, la place des femmes dans les années 60, la difficulté d'aimer ... Fottorino a une très belle plume, le récit est sensible, une langue tout en retenue avec un ton doux et feutré, sans amertume mais avec beaucoup de mélancolie et beaucoup de rendez vous ratés pour se rapprocher de"ses pères" et surtout de "sa si petite maman".
J'ai aimé ce livre hommage à une mère et à une ville, Nice. Je n'ai pas toujours aimé le style de l'auteur et pourtant... IL est de nombreuses phrases qui marquent, et que l'on a envie de noté pour se les remémorer.
J'ai aimé la douceur de cette hommage d'un homme qui en a oublié d'aimer sa maman pour mille raisons. J'ai aimé les senteurs et les cartes postales nostalgiques de Nice et l'envie de s'y rendre séance tenante. À lire...
D’un ennuyeux ! Des pages et des pages de supposition sur ou était, ce que faisait, pensait sa mère lorsqu’elle était enceinte de lui. Quête du fils qui ne s’est pas senti aimé par sa mère pour comprendre d’où cela vient. On découvre au fur et à mesure l’histoire de Lina, son enfance, adolescence, ses jeunes grossesses, la honte, le carcan matriarcal, le reconstruction d’une vie de famille. Un fils qui chercher à retrouver le fil de sa relation avec sa mère (s’il y a eu un) et qui y arrive un peu.
C’est dans un roman chargé en émotions, que le narrateur nous révèle ses relations abimés avec sa famille, notamment avec sa mère. C’est lors d’un soir de décembre que Lina (mère de Éric) livre un secret qui l’étouffe.
« - J’ai pardonné à votre grand-mère, a dit Lina. J’espère que vous me pardonnerez »
Ce récit nous montre le portrait de Lina, vue par son fils avec toutes les révélations qu’il découvre lors d’un voyage à Nice, retour à ses véritables racines.
« Dans l’avion pour Nice »
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Replonger dans ce roman dont j'avais oublié la lecture était un véritable plaisir. Une histoire aux bords tranchants, répression du désir féminin, enlèvement d'un enfant à sa mère, disparition des hommes de la famille, mais empreinte de douceur. Douceur de la réparation, de la renaissance et du pardon.
Une excellente écriture. Une sorte de promesse de l'aube, un amour qui n'est jamais avoué de la part d'un fils à sa mère, et pour cause, un amour sincère et immense bafoué par une grand mère qui a tout détruit, qui s'est acharnée à saccager ce qu'il y a de plus fort entre une mère et son enfant et ce dès la naissance de son petit-fils. Ce dernier le comprend tardivement, et il essaie de retrouver une complicité avec sa mère qu'il considère avoir abandonnée durant de longues années.
Un debut un peu brouillon a se demander ce que réellement Eric chercher a recreer a Nice. Ensuite l histoire s etoffe et prend de l’ampleur. Finalement tres beau, tres pure et émouvant. Les meandres de l amour filiale, un sujet universel.