Yang Fei vient de mourir dans une explosion. Seul, extrêmement pauvre du temps de son vivant, il arrive sur l'autre rive sans pouvoir prétendre à la moindre sépulture. Ainsi est-il condamné à errer là où certains semblent attendre, quand d'autres savent depuis toujours que misère et solitude les consignent à jamais dans ce paisible entre-deux. Déambulant en toute quiétude, Yang Fei croise des êtres depuis longtemps perdus, parvient à donner un sens aux incomplétudes de son existence sans jamais renoncer à l'idée de retrouver son père, ce cher vieillard qui s'échappa une nuit de leur logis en espérant ainsi adoucir leur triste avenir.
Un roman d'une beauté prégnante, où les êtres cheminent vers la douceur en convoquant pour mieux s'en déprendre leur vie de souffrances et d'offenses dans une Chine d'aujourd'hui au pouvoir arrogant et brutal.
Dans ma découverte de la littérature chinoise, j’avais connue Yu Hua grâce à Brothers, un véritable chef d’œuvre que je n’ai pas encore terminé. J’ai commencé ce livre en voulant tout de même continuer à découvrir cet auteur.
Yu Hua dépeint l’histoire de Yang Fei, qui arrive dans le monde des morts et qui reste coincé dans une sorte d’entre-deux car il n’a pas de sépulture. Là-bas, Il y rencontre des hommes et des femmes brisés, qui sont morts dans la solitude. Les histoires s’entremêlent et sont toutes plus pathétiques les unes que les autres. Néanmoins, on s’attache tout de même à ces personnages affreux, sales, parce qu’ils sont tout de mème touchants et qu’ils ne sont que des victimes d’un système terrible qu’est la Chine au XXIeme siècle.
Les histoires sont touchantes, les personnages aussi mais le style d’écriture n’est pas à la hauteur de la qualité de la narration. Je pense que je n’ai surtout pas réussi à accrocher au style des traducteurs, qui était souvent fade et scolaire.