Huis clos sans fard, le texte explore les thèmes de la solitude, de l’anxiété, de la sexualité, de la famille, des pulsions autodestructrices. Une claque esthétique, par sa puissance d’écriture, dans la veine des meilleurs Teen Drama (Skins, Euphoria).
Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes de fumée et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés… Le temps s’égrène, se dilue. Lui avec. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui sonde les solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé.
Quand j’étais ado, j’étais fan d’un groupe qui s’appelait My Chemical Romance. En 2006, ils ont sorti un album nommé The Black Parade, un chef d’œuvre absolu si tu veux mon avis. J’étais en plein dans ma période émo, j’avais un Skyblog où je postais des textes qui me feraient marrer maintenant, garde robe all black, je me pensais super mature parce que je buvais de la Despe et de la vodka redbull. J’avais dix-sept ans, j’avais peur que le monde m’avale tout entier, je me sentais minuscule. Mais quand j’écoutais The Black Parade, je me disais que tout ce que j’avais dans la tête valait quelque chose. Que j’étais pas si petit.
En 2011, je prends le train pour Toulouse, pour voir le groupe en concert, au Bikini. Jeudi 3 mars. Première fois pour moi. Bonnet vissé sur la tête, ongles noirs. J’attends des heures, il pleut sévère. Puis ça finit par arriver. Le concert. Une communion comme j’en avais jamais ressenti auparavant. Quelque chose qui vient de l’estomac, du fin fond de la gorge, un truc animal. Ça pourrait faire penser à un trou noir, toutes ces chansons tristes, mais au final ça gueule seulement l’envie d’être aimé. L’envie d’être sorti de tout ce merdier. D’avoir une main tendue.
Si je te parle de MCR, de Black Parade, c’est parce que le nouveau roman de Joanne m’a fait ressentir la même chose que ce soir là, à Toulouse. Ça aurait été super simple de me marrer en observant Sacha se perdre dans sa soirée, le Xanax les tatouages l’alcool trop sucré, ça aurait pu me faire lever les yeux au ciel mais pas du tout, parce que Joanne a du talent, Joanne est dotée d’empathie. Alors tout ça, ça se transforme en puits de solitude, ça se transforme en portrait d’un gamin trop lucide peut-être, trop vivant ou pas assez, qui ressent les choses trop fort et qui a besoin que tout s’arrête. Ça se transforme en amour que l’on veut dévorant, agressif, on veut baiser se fondre dans le corps de quelqu’un ou alors on veut juste être serré, serré fort pour dire que tout ira bien, que l’on peut dormir.
PLS est un livre rock punk émo ce que tu veux, un livre d’une tendresse folle même si c’est super dark. PLS c’est comme soulever la capuche d’un gamin que l’on croit blindé mais qui chiale en dessous, doucement. C’est un livre précis, révélateur, vibrant. C’est une sombre parade vers la vie. Teintée de rose, parce que ça va bien avec le noir.
Génial ! Le plot est juste énorme ! Une nouvelle comme je les aime. Efficace, percutante, additive et mystérieuse. Je n'avais jamais lu l'auteur mais quelle claque ! C'était magistral ! J'ai adoré ! La couverture est magnifique et la plume de l'auteure est superbe. Lisez le ! À la fin, moi aussi j'étais en pls. Coup de cœur !
Parfait ! J’aime tellement l’écriture de cette autrice. Sa poésie dans le langage courant, ses constructions inégales et équilibrées, ses idées géniales et son rouge à lèvres magique... c’est court et intense et beau et triste et tendre et authentique. C’est du Joanne et c’est parfait.
Dans PLS on suit Sacha qui organise une grosse fête d'Halloween chez lui et qui va se voir diviser entre ses amis, son crush et sa sœur jumelle. Cette soirée va être sombre et pleine de cauchemars pour Sacha qui nous entraine avec lui dans sa descente aux enfers ...
Je vous annonce direct que ce roman est un coup de cœur intersidéral ! Je ne sais pas comment organiser ma pensée tellement j'ai envie de dire des choses dessus mais j'ai aussi envie que vous le découvriez par vous même pour avoir le même plaisir de lecture que j'ai pu avoir.
C'est un roman très sombre et poignant. J'ai totalement été absorbée par Sasha et ses pensées, j'ai eu l'impression de vivre un bad trip tant j'ai été droguée par les mots de Joanne Richoux. Je ne comprends toujours pas qu'elle est cette magie qu'elle insuffle dans chaque phrase, mais ça fait mal, ça bouleverse et pourtant j'en redemande. Je pense que j'aurais pu surligner chaque phrase de ce texte tant c'était inspirant, saisissant et tout simplement beau. C'est étrange et en même temps très déstabilisant de trouver tant de beauté dans un récit si sombre et c'est à l'image du personnage principal Sasha: beau, sombre et torturé.
Ce roman ne fait que 93 pages et pourtant je n'ai pas réussi à le lire d'une traite. J'ai du faire des pauses durant ma lecture car j'avais l'impression de souffrir avec Sasha et je prenais trop d'émotions dans la face d'un coup. Une fois la dernière page tournée j'étais tiraillée entre le bonheur que ça s'arrête pour pouvoir respirer à nouveau et l'envie de poursuivre cette soirée aux côtés de Sasha pour continuer à m'enivrer de ses pensée aussi belles que troublantes...
J’ai lu ce livre, encore une fois à la demande d’Erin. Honnêtement il m’a ultra surpris, je m’attendais à rien mais pourtant je l’ai lu d’une traite. L’écrire est vrm super belle, elle est un parfait mélange du langage cru et de la poésie.
La fin m’a clairement scotché, je m’attendais pas du tout à ce retournement de situation. Bref une super lecture !
Roman adolescent très court mais non sans substance, ce fut une lecture rapide mais plus agréable que prévu. L'écriture est travaillée et particulière, parfois un peu trop mais cela ne gêne pas la lecture. On ressent bien le malaise de cette période de la vie, même si parfois on sent que cela est écrit par une adulte. J'ai plutôt apprécié les personnages même si on les quitte vite. Une lecture pas inoubliable donc, mais sympathique.
PLS de Joanne Richoux, Présentation Soir de fête, Sacha et sa jumelle se préparent. Les parents s’en vont et laissent les jumeaux ensemble. Mais Sacha a peur d’affronter ses amis qu’il n’a pas vus depuis longtemps.
Afin de prendre du courage, il prend un Xanax.
Avis PLS de Joanne Richoux C’est une partie de l’histoire de jumeaux, Sacha et Angelique-Angie. Ils ont organisé une fête chez eux. C’est Halloween. Pour Sacha, ce sera la première fois qu’il revoit tous ceux qu’il a côtoyés il y a déjà quelques temps.
Entre Sacha et sa soeur, c’est une relation très forte. L’un et l’autre se surveillent. Elle pour que son frère ne passe pas à l’acte. Lui, pour protéger sa soeur. Sacha est un jeune homme seul, aux idées noires. Pourtant, il veut échanger, mais tous ces gens lui font peur, il ne sait pas comment se comporter. Donc, il est tout de même agressif. Vivre avec les médicaments, être dans un autre état, lorsqu’ils sont pris, voir le monde pas tel qu’il est mais cela permet, plus ou moins, de l’affronter. Sacha, lors de cette fête, se rend tout de même compte que d’autres jeunes, comme lui, peuvent souffrir mais qu’ils le cachent.
Ecrire sur la souffrance psychologique, psychiatrique des jeunes afin que ces jeunes lecteurs puissent comprendre qu’ils ne sont pas seuls à souffrir, qu’ils doivent se faire soigner, en parler. Cela permet également aux parents qui peuvent lire ce genre de livres que leur enfant peut être malade. Car oui, on parle et on écrit sur les maladies psychiatriques, psychologiques. Quand je prends le bus, j’entends certains jeunes parler de leurs problèmes. Personnellement, je le vis au quotidien depuis huit ans. Avec toujours la peur au ventre de la TS. Mais certains n’ont pas de comportements à risques, ils ne mélangent pas alcool et médicaments. Et même s’ils sont suivis, le passage à l’acte peut très vite arrivé et également surprendre.
Les pages de ce livre se tournent très facilement et à un moment donné, c’est le choc, véritablement le choc. Dès les premières pages, dès que j’ai compris un peu ce qui se passait, je m’interrogeais sur le comportement d’Angélique qui semblait, à tous points de vue, une jeune fille comme les autres, même si elle surveillait son frère, même si elle était à ses côtés tout le temps.
Comment affronter la maladie d’un proche ? Comment affronter la maladie d’un jumeau alors qu’on les dit connectés entre eux ? Comment affronter l’indicible que l’on n’a pas su voir à temps ? Comment faire en sorte qu’une relation fonctionne des deux côtés. L’autre, même s’il a peur, même s’il doit affronter ses propres démons, même s’il a peur de s’écrouler, doit pouvoir accepter cet autre qui se révèle tout de même proche par bien des côtés. Alors oui, une relation n’est jamais gagnée d’avance. On peut être entraîné, on peut entraîner l’autre dans sa maladie. Mais des fois, quelque chose de beau peut sortir car il faut savoir et pouvoir échanger, se confier et tenter. Cela peut donner quelque chose de beau et permet de finir sur une note d’espoir.
Des mots crus, certes, des jeunes qui boivent beaucoup, sans mesure, qui ont des relations sexuelles sans lendemain. Mais des jeunes qui veulent vivre une belle histoire d’amour avec une personne qu’ils connaissent depuis plus ou moins longtemps. Des jeunes qui voient tout, qui s’excusent de faire subir, qui comprennent tout de même les adultes. Mais que c’est dur d’exprimer ses opinions, ses émotions, surtout après un drame, où tout le monde se renferme sur soi.
Comment affronter la maladie ? Comment affronter la mort ? Comment affronter la souffrance quotidienne ? Comment affronter cette solitude ? Le roman ne donne pas de conseils mais partage une expérience qui peut arriver à tout un chacun.
Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour cette lecture.
« T’es beau, mon rein ». Ainsi s’ouvre ce roman destiné aux ados à partir de 15 ans ( âge précisé sur la 4ème de couverture). C’est ainsi qu’Angélique (Angie) a toujours appelé son frère jumeau Sacha. Ce soir, Sacha prépare une fête chez lui pour Halloween, il va revoir ses potes pour la première fois. Il est sous Xanax à haute dose, que s’est-il donc passé dans sa vie pour qu’il soit aussi mal ? La soirée se déroule, entre alcool, shit, désirs adolescents. Ça m’a rappelé Tifenn : 1 - Punk : 0, de Vincent Mondiot, lu récemment. Trop de vomi et de bad trip, malgré le désir d’amour maladroit bien présent. Le mal-être de Sacha se dévoilera d’un twist, totalement inattendu, un uppercut dans l’œil du lecteur, qui revient une page en arrière pour être sûr d’avoir bien compris. Le roman, qui temporellement se déroule en une nuit, de 21h03 à 03h03, joue sur ce renversement, évidemment. Et permet de le reconsidérer autrement.
Un roman fort sur le mal-être adolescent, le lien fusionnel avec un jumeau, le suicide. Mon avis mitigé n’est dû qu’à toute la partie somme toute banale d’avant le twist….
Il s'agit d'un roman très succinct. Je ne rentrerai donc pas dans les détails afin de ne pas révéler trop d'éléments de l'histoire.
Cet ouvrage se déroule lors d'une fête costumée. J'ai trouvé ce choix intéressant et très symbolique de la période adolescente. C'est un âge où l'on se cherche, où on revêt une multitude de masques et de personnalités à la fois pour se trouver mais aussi pour essayer de répondre aux attentes des autres.
Joanne Richoux arrive avec justesse à retranscrire l'adolescence. J'ai trouvé que sa plume était pleine d'humanité et d'émotion. Elle décrit sans détour une jeunesse tourmentée et mal dans sa peau.
Même en tant qu'adulte, je me suis laissée emporter par ce récit. Ce fut une très belle découverte. Je regarderai avec plus d'attention les écrits de cette autrice.
Comment un livre aussi court peut-il nous mettre une telle claque ?
En à peine une centaine de pages, Joanne Richoux nous fait passer par un tas d'émotions. Son écriture et ses mots ciselés nous décrochent uppercut sur uppercut et ne nous laissent aucun répit. Et à la fin, c'est nous qui finissons en PLS. J'ai aimé l'ambiance 100% "emo" de cette nouvelle (qui m'a fait ressortir l'album Black Parade), ses personnages attachants et à qui on peut s'identifier, et surtout ce retournement de situation à la fin.
C'est plus qu'une simple histoire sur les états d'âmes d'un adolescent un peu perdu : c'est une histoire certes sombre, sur les ados qui sont un peu trop (trop sensibles, trop lucides) et qui ne trouvent pas leur place. Mais c'est aussi très beau, émouvant et plein d'espoir.
Bon. Ca ne me fait jamais plaisir d'écrire une mauvaise critique, mais allons-y. J'aime bien le style de Joanne Richoux d'habitude, et le sujet de PLS me donnait vraiment envie de le lire. Mais là vraiment le charme n'a pas opéré. L'histoire est très linéaire et enfile les clichés comme des perles : tous les ados seraient forcément fumeurs, buveurs, obsédés sexuels, un peu crasseux... L'écriture est souvent vulgaire ça en devient fatigant. Le twist final n'apporte rien à l'histoire.
Lisez plutôt Sillage de la même autrice, bien mieux écrit. Ou Marquise, ou La peau des filles. Bref, tout mais pas celui-là.
Attention pour 15 ans et plus. Pourquoi ? Parce qu'il y est question de désir sexuel, de soirée déjantée et de mal de vivre. Nous sommes entraînés dans une soirée d'Halloween avec Sacha, un adolescent qui semble au plus bas dans sa dépression. Il navigue dans cette soirée, avec sa sœur jumelle, au milieu de ses amis et retrouve une fille dont il est amoureux. Un roman cru, brut et pourtant émouvant. Une écriture très actuelle, directe, choquante. Et un titre très bien trouvé ! Bref, une très belle découverte.
Les livres qui vous touchent, ce sont ceux qui vous emmènent quelque part. En lisant les premières pages de PLS, je me suis sentie retourner au lycée, à l'une de ces soirées où on ne contrôle pas tout, et même si je ne peux pas me retrouver en Sacha, j'ai un peu compris Sacha. Et, après les premières pages, je suis restée à cet âge de 16/17 ans le temps de lire ce roman. J'aurais aimé le lire plus jeune. J'en ai tout de même grandement apprécié la lecture, plus de 10 ans "trop tard".
je vais avoir du mal à poser des mots sur ce roman. il m’a complètement happée, retournée, emportée, bouleversée. je me suis reconnu dans des mots, j’ai voulu pleurer parce que c’était beau mais aussi triste. 96 pages, et l’autrice a réussi à nous écrire de l’or que l’on dévore. 96 pages et on en est tout retourné.
Un style trop abrupte, trop vif pour moi. J'ai eu du mal les 3/4 de me lecture jusqu'a la chute finale qui m'a carrément surprise et un peu mieux fait comprendre ce roman.
Livre conseillé par Fleur Hana. Un peu du mal à rentrer dans l’histoire mais quand on y est : Wouah! Livre sympa à lire et on ne s’attend pas à la fin !
Un roman incroyable avec un twist que je n’ai pas du tout vu venir. Un personnage principal complexe. Dur à catégoriser (ado torturé ? Jeune adulte blasé ?).
Et l’écriture… En tant que lectrice, je suis conquise. En tant qu’éditrice, je n’aurais presque touché à aucune virgule. La beauté et la maîtrise de la plume.
Un récit torturé qu’on ne peut pas s’empêcher de trouver beau.
🎃 PLS, c’est une nouvelle profondément singulière qui prouve à nouveau combien Joanne Richoux est talentueuse. En moins de 100 pages, elle parvient à faire passer absolument toutes les émotions. C’est efficace, ça percute, mais rien n’est oublié. Aucun sentiment de trop peu, c’est promis. Juste ce qu’il faut pour plonger la tête la première dans ce gouffre.
🎃 Il y a une petite vibe emo qui m’a grandement parlé, sans surprise. Le temps d’une soirée, le lecteur est plongé dans les pensées de Sacha et dans ses tourments, et purée que c’était intense. On pourrait croire de prime abord qu’on s’apprête à suivre quelques états d’âme d’ado, mais c’est tellement plus que ça. Et quand tout le roman prend son sens, dans un plot twist final, c’est un uppercut.
🎃 Ça n’aurait évidemment pas été la même sans ces mots si ciselés. La plume de Joanne ne ressemble à aucune autre et me saisit à chaque fois. Je suis convaincue que c’est un style « ça passe ou ça casse » tant on sort des sentiers battus mais chez moi, ça fonctionne totalement. On a un contraste saisissant entre les thèmes plutôt dark et quelque part une certaine douceur et une poésie dans les tournures de phrases. Alors on se laisse porter, le temps d’un Halloween, et on ressent tout.