A toutes celles qui vivent dans l'illusion que l'égalité est acquise et que l'Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n'est plus précaire que les droits des femmes.A celles qui ne regardent ni derrière elles ni autour, je voudrais rappeler que les Allemandes de l'Est par exemple ont perdu, à la chute du mur de Berlin, des droits qu'elles croyaient acquis pour toujours. Que les Algériennes, les Iraniennes, les Afghanes et tant d'autres, qui avaient goûté aux premiers fruits de la liberté, ont disparu, du jour au lendemain, sous un voile de silence. Aux Française je rappelle que l'on déplore encore 220 000 avortements en 1999.A celles enfin qui font confiance aux hommes au pouvoir pour que les choses s'arrangent peu à peu, je voudrais citer une phrase de Virginia Woolf : "L'histoire de la résistance des hommes à l'émancipation des femmes." Si elles ne défendent pas elles-mêmes les droits conquis par leurs mères, personne ne le fera pour elles.La condition des femmes ne va pas en s'améliorant dans le monde, contrairement à ce qu'il est reposant de croire. Les hommes sont des analphabètes du féminisme, on le sait. Mais les femmes le sont à peine moins.C'est pourquoi il n'est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n'ont hélas pas pris une ride depuis 25 ans.
C’est le premier livre que je lis de Benoîte Groult et ce ne sera pas le dernier! C’est un court essai féministe publié en 1975 et pourtant il est ahurissant de voir a quel point il est encore tristement d’actualité en 2021… C'est très abordable, drôle, cynique et surtout révoltant. Faites vous une fleur et lisez le :)
Il s'agit ici plus d'un essai que d'un roman à proprement parler. Benoîte Groult parle ici de la femme mais aussi des Femmes, à travers de nombreux exemples sociaux, politiques, anthropologiques et historiques. Elle tire un portrait de la place de la femme dans la société et la place qu'on lui a attribué (de force) dans cette dernière. Eveilleuse de conscience et amenant la réflexion personnelle par les exemples donnés, ce livre est à mettre entre toutes les mains (car toujours d'actualité - hélas) femme ou homme!
Pris dans une boîte à livre sur un camping random de bord de mer en France Lol. Beaucoup de passages ont très mal vieillis, d’autres sont encore poignants d’actualité, dans cet essai féministe écrit de façon délicieuse et somme toute bien référencé. L’autrice a l’air ben cool et une pionnière du movement il semble. Lecture intéressante de voyage de vélo lol
i loved it at first such a revolted and cultivated feminist in the 70's. she lost me when she started talking abt feminism in oriental cultures, i don't like how she so confidently write any "facts" without having experienced it in any way and start analyzing it in a white saviour way. i mean i can smell the superiority complex in the second half of the book, i prefered when she was talking abt what she saw and experienced in europe not some stuff she's read and start generalizing a whole culture bc of it. the way she also kept comparing the segregation to women's struggles. anyways i hate how she has a "i'm gonna fix them" mindset towards none-europeans. but i guess it's bc it didn't age well and she grew up with an education that idealized colonisation. i enjoyed the beginning though she's bold and so many subjects are still of actuality
Je viens de finir Ainsi soit-elle de Benoîte Groult. Ces pages dénoncent la condition féminine et le machisme ambiant en France (en particulier dans le milieu politique.)
Ce livre est un hymne féministe vibrant. Publié en 1975, il montre combien les choses ont peu évolué quand on pense aux insultes machistes qui ont fusé, et ce parfois au sein de son propre parti, lorsque Ségolène Royal s'est présentée aux Présidentielles.
Mais, par delà la dénonciation, Benoîte Groult y fait un hommage touchant aux hommes qui aiment vraiment les femmes, et en particulier à Paul Guimard, son mari aujourd'hui défunt.
J'ai trouvé cet essai absolument formidable et fort. Il rend à chacune la fierté d'être née femme.
"On a mal au coeur de soi-même, on a mal à sa dignité humaine, on a mal pour toutes ces femmes qui nous ressemblent et qui sont niées, esquintées, détruites dans leur vérité. Et on a mal aussi pour tous ces imbéciles d'hommes qui croient indispensable d'être supérieurs en tout et qui ont choisi pour cela la solution la plus facile et la plus dégradante pour tous les deux : rabaisser l'autre"
Fun short 2nd wave feminism read. Muss man eventuell etwas vorsichtig lesen, da die Autorin bei ihren Behauptungen selten Quellenangaben macht. Würde dieses Buch also nicht unbedingt zu Forschungszwecken heranziehen, aber diesen Anspruch hat es soweit ich das einschätzen kann auch gar nicht. Es ist in erster Linie (berechtigterweise) wütend und gleichzeitig auch die meiste Zeit lustig. Kann man machen!
Je le savais d'avance, c'est un coup de cœur. J'ai mis longtemps à le lire mais à un moment, je ne savais plus dans quel sac je l'avais mis... J'avais un peu peur que l'âge du texte et le fait que l'autrice est une bourgeoise blanche me gênent un peu. Mais finalement, non, ça m'a juste fait du bien. J'aurais pu souligner 70% du texte sans problème! À lire absolument!
Ce livre procède d'une double mise en abîme. Benoîte Groult porte un regard sur la situation et le combat des femmes depuis l'antiquité, et nous, nous voyons comment la situation se présentait en 1975 : pas encore parfaite, mais il y avait des raisons d'être optimiste. Benoîte Groult dresse un magnifique tableau des oppressions matérielles mais aussi symboliques (surtout symboliques) subies par les femmes depuis toujours ; elle souligne avec cruauté les réflexions de nos plus "grands penseurs", même les plus progressistes, sur les femmes, ces créatures inférieures. Tout cela, c'est vrai, on l'avait déjà lu, mais Benoîte Groult explicite bien la circularité, à laquelle je n'avais pas pensé, entre le fait de considérer les femmes comme limitées intellectuellement et le fait de les priver d'éducation : le résultat justifie les prémisses. Notre auteure met en évidence tout le mal fait par Freud, qui s'est trompé sur toute la ligne s'agissant des femmes, qui a fait perdre 100 ans à la cause et dont les successeurs ont déifié les fautes au lieu de les corriger. Elle explique pourquoi la pornographie, qui sépare le sexe de la vie, c'est triste au fond, et pas du tout libéré ni libérateur comme on l'a trop dit, le premier appétit émoussé, et je suis bien contente d'être justifiée dans le fait de n'aimer pas cela. Le tout est écrit avec un mélange de tournures littéraires et d'expressions extrêmement crues dont la juxtaposition est des plus plaisantes. Benoîte Groult nous rappelle surtout que le combat doit toujours être gai et généreux. ce livre magnifique vous redonne des forces pour vos luttes, quelles qu'elles soient d'ailleurs !!
À la lecture de ces propos d'une grande éloquence, d'une grande lucidité et d'une grande humanité, souvent avec humour et surtout avec une éclairante dérision, on mesure bien ce que fut l'Histoire des femmes depuis des siècles, le chemin qu'elles ont parcouru et qu'elles ont à parcourir encore et ce, l'espère-t-on, avec l'aide des hommes qui savent les aimer pour ce qu'elles sont et non ce qu'ils aimeraient qu'elles soient.
Ce livre devrait être lue par toutes les femmes bien sûr, mais aussi les hommes. Ecrit dans les années 70 il est malheureusement toujours d'actualité. Il met en exergue la différence de statut homme/femme mais aussi où cette différence trouve ses origines. En matière de droits des femmes, rien n'est jamais pleinement acquis, ne l'oublions pas. Et la route est encore longue avant l'égalité réelle. Bien documenté, il est très instructif.
Un essaie féministe fantastique que je recommande vivement. Je n'ai pu m'empêcher de barbouiller mon livre de notes et de surligner énorméments de passages qui m'ont fait m'insuger, éclater de rire (il y'a de très belles et drôles tournures de phrases par moments), ou m'ont attristé. Bien triste d'ailleurs que quelques quarantes deux ans après la publication de ce livre son contenu soit toujours autant d'actualité.
Voici un livre lu pour la première fois il y a 45 (!) ans, une lecture qui a influencé ma vision de la vie et mes relations avec les femmes. Le monde a énormément changé depuis lors, mais en ce qui concerne la condition féminine, il y a encore beaucoup de choses qui visiblement n'ont pas changé. Scandaleux.
Étant d'une autre époque et par une femme hétérosexuelle, le texte peut probablement sembler daté pour les jeunes lecteurs d'aujourd'hui. Le féminisme est probablement quelque chose de différent aujourd'hui. « Ainsit soit-elle » est devenue « un classique ». Je le considère toujours extrêmement pertinent, en particulier les horribles détails historiques.
« Ce livre n'était pas un procès ou alors c'est celui des Hommes et non des hommes. Nées avec la force physique dans un monde où le hasard aurait fait supporter aux mâles les servitudes de l'espèce, qui peut jurer que nous ne nous serions pas conduites comme eux?
Pourtant le jour n'est plus éloigné où ils accepteront de ramener leur fameuse supériorité phallique à ce qu'elle est : un problème de robinets et de se laisser persuader que l'instinct profond des êtres humains n'est pas de dominer, mais de se faire plaisir.
Le jour où les hommes renonceront à ces fanfaronnades qui débouchent toujours sur le même rapport falsifié, le jour où les femmes sauront les délivrer de leur responsabilité sexuelle, le jour où ils brûleront ensemble le mythe imbécile du pénis et son corollaire encore plus bête, l'absence de pénis, pour se retrouver dans la complicité naturelle de leurs organes, dans la tendresse et dans l'estime, la vraie révolution aura commencé. Elle a d'ailleurs commencé. On s'aime mieux aujourd'hui qu'hier, on commence à savoir rire ensemble, à se faire du mal ensemble. Mais qu'est-ce qu'il reste encore à trimbaler! Comme dit Marguerite Duras : « Faut attendre que ça se passe. Il faut attendre que des générations entières d'hommes disparaissent 2...» Eh bien, on attendra.
C'est aussi Norman Mailer, prisonnier du culte de la virilité, qui pose l'humiliation de la femme comme condition indispensable au triomphe de l'homme. Selon Miller, la liberté pour les femmes, c'était la liberté de se conduire en putes, leur désir secret à toutes. Pour Mailer, l'idée même de liberté est insoutenable et tout ce qui peut faire échapper les femmes à leur destinée passive est à proscrire : « Je hais la contraception. C'est une abomination. Je préférerais encore avoir ces foutus communistes chez moi. » Quel aveu! Quels aveux!
La répugnance du christianisme pour le corps féminin est telle, fait remarquer Simone de Beauvoir, qu'il consent à vouer son Dieu à une mort ignominieuse, mais qu'il lui épargne la souillure de la naissance.
Pour comble d'infortune, l'Église aggrava encore les risques de l'accouchement par un règlement de fer : elle imposa de ne considérer la femme enceinte que comme la dépositaire d'une nouvelle vie, plus importante que celle de la mère. En conséquence, au lieu de morceler le fœtus pour délivrer la mère, ce qui le privait du baptême, elle exigea qu'on ouvrît l'utérus pour en extraire l'enfant vivant. Les conciles et les synodes rappelaient sans cesse cette prescription bien qu'elle fût l'équivalent d'un arrêt de mort pour la mère, étant donné l'incapacité totale des sages-femmes à exécuter une césarienne. Elles attendaient l'agonie de la mère pour l'entreprendre. Aucune femme n'a survécu pour décrire cette torture, cet assassinat légal perpétré avec la bénédiction de l'Église.
Le sexe féminin précisément possède un calendrier et un harmonica auxquels le pénis, si présomptueux et si mystérieux soit-il, ne saurait prétendre. Un calendrier lunaire qui règle le temps au rythme de l'univers et un harmonica, le clitoris, organe de luxe non voué à la procréation, capable de jouer seul sa partition ou bien d'induire au plaisir, par sa mélodie, ce violonsexe qu'est le corps féminin. Cette variété des zones érogènes, pour employer le langage des sexologues, cette richesse d'expériences que comporte une vie de femme pleinement vécue, y compris la grossesse, l'accouchement et l'amour maternel qui est, au début du moins, un phénomène quasi sexuel, auraient dû convaincre les femmes qu'elles n'étaient pas, comme Freud l'a prétendu après tant d'autres, « une image dégradée de l'homme ». Ce sont les hommes qui auraient dû l'envier.
« Ma mère? C'était une sainte! » disait récemment l'ex-président Nixon lors d'une interview. Cette phrase, combien de milliers de fils l'ont prononcée sans remords à travers les âges, à commencer par Jésus? Plus lucides ou plus compatissants, quelques-uns précisent : ma pauvre mère. »
Je m'attendais à un essai très théorique sur la condition des femmes, j'ai été agréablement surprise de découvrir plutôt un texte plein de colère féministe, presque un pamphlet misandre par moments !
Benoîte Groult part du mouvement Année de la Femme en 1975, année d'écriture de son essai, qui a contribué à l'époque à mettre en avant médiatiquement de nombreux sujets comme les violences conjugales ou les menstruations, et qui s'est traduit dans l'édition par la redécouverte de nombreuses autrices. On pourrait changer 1975 par une année récente, et les noms qu'elle cite par d'autres, ça fonctionnerait tout aussi bien. Lire ça en 2022 donne le sentiment qu’un cycle ne cesse de se répéter, qui, s'il nous permet de sortir de l'oubli de nombreuses femmes, les y fait ensuite retourner ou y plonge bien d'autres. L'autrice analyse d'ailleurs très bien à partir de cet exemple le backlash, ou effet boomerang, qui suit chaque avancée pour les droits d'une minorité : les discours et mouvements opressifs n'en deviennent en réponse que plus violents, plus présents, renvoyant les minorités à leur statut, et leurs productions au néant. J’ai par exemple été surprise de découvrir que le concept de misogynie intériorisée, que je pensais récent, était déjà théorisé il y a plusieurs décennies, par Françoise Parturier, sous le nom de “misogynie d’appoint. La lutte est sans fin, et déjà en 1975 Benoîte Groult nous incite à nous éloigner des œuvres et des propos des hommes pour s'intéresser à ceux des femmes.
Malheureusement, si son propos paraît autant pertinent d'actualité sur la place et la parole données aux femmes, il l’est de manière bien dommageable dans son islamophobie et un certain racisme de manière générale : Benoîte Groult est une incarnation du féminisme blanc et bourgeois occidental, qui considère que c'est pire ailleurs, et que le sexisme est pire (plus grave, plus important, plus prégnant) que le racisme. Cette vision colonialiste des choses jusque dans les luttes féministes n’a pas vraiment bougé non plus. Chez Groult comme aujourd'hui, elle se déploie particulièrement dans les sujets qui tournent autour de la vulve et du clitoris : parler de l'excision est pour l'autrice une bonne occasion de dévoiler grandement son mépris des personnes non-blanches et des cultures non-occidentales. Par ailleurs, au-delà de ce thème, une bonne part de son essai est dédié aux questions de génitalité, à la prédominance du pénis dans l'imaginaire collectif et la littérature érotique, à la connaissance de l'anatomie de la vulve et de la fonction de plaisir du clitoris. En 2022, et même en se souvenant qu'à l'époque de l'autrice on ignorait la forme réelle et complète de cet organe, c'est un peu lourd à lire quand on parle de féminisme.
Replacée dans un contexte dans lequel il ne faut pas s'attendre à une quelconque intersectionnalité, et malgré un racisme aussi inexcusable à l'époque qu'aujourd'hui, c'est une œuvre que je retiens pour son éclairage sur les luttes féministes, son écriture simple et facilement accessible, et les arguments qu'elle apporte face au patriarcat.
« Ainsi soit-elle » Un Livre de Benoîte Groult (Née à Paris le 13 Janvier 1920) aux éditions « le Livre de Poche » Sorti le 2/08/1977 comporte 219 pages. On s'aperçoit que la lutte pour le Féminisme ne date pas d'hier et qu'on a même accomplis de grande chose dans un passé déjà assez éloigné. « La femme, comme le juif, l'exclu, l'étranger, est devenue une figure de bouc émissaire, qui concentre sur sa personne les fantasmes les plus aberrants. » « C'est pourquoi il n'est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n'ont hélas pas pris une ride depuis vingt-cinq ans ! » Ce Livre possède un fort caractère didactique. Il n'a pas vieilli. Ce sont les à-prioris qui nous empêchent de vivre ensembles et de nous respecter. Il est important d'ouvrir le dialogue (dans un Livre comme ici par exemple…). La plume est assez talentueuse. Tout en gardant son calme et sans détester… Beaucoup de gens louent la pédagogie de Benoîte Groult et les notes attribuées sont dans l'ensemble fort généreuses. Bonne Lecture. Bon Vendredi. Phoenix ++
Mars 2024. Quelle lecture à terminer en cette Journée internationale du Droit des Femmes! Très parlant, choquant, bouleversant, encore profondément d’actualité —hélas!— mais aussi plein d’espoir. Oui!
J’en retire beaucoup de valeur. À relire!
Mais il y a pire. Voilà qu’un jour, malgré l’optimisme de rigueur, la quarantaine arrive et puis la cinquantaine! La beauté s’en va à pas de loup et à prix d’or; les enfants sont partis […] le foyer n’est plus un métier à plein temps ni une raison suffisante de vivre, et le mari, s’il est encore là, se trouve en général au meilleur de sa carrière alors que vous êtes au bout de la vôtre […] sans pécule pour vos années de service, sans métier utilisable […] L’homme de cinquante ans, lui, s’amuse encore.
"Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être née femme, mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes, selon les critères des hommes. Et ce n'est pas en continuant à écouter ce qu'ils disent en notre nom ou pour notre bien depuis tant de siècles que nous pourrons guérir. "Qu'est-ce qui leur prend, soudain, aux femmes? Voilà qu'elles se mettent toutes à écrire des livres. Qu'ont-elles donc à dire de si important?" demandait récemment un hebdomadaire qui ne s'était jamais posé la question de savoir pourquoi les hommes écrivaient, eux, depuis deux mille ans et ce qui leur restait encore à dire."
"Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être né femme, mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes. Et ce n'est pas en continuant à lire les livres des hommes, à écouter ce qu'ils disent en notre nom ou pour notre bien depuis des siècles que nous pourrons guérir." (p.34)
Tout comme pour l'essai de bell hooks, peu de choses ont changé depuis celui-ci de 1975. Ces réflexions et analyses sont malheureusement toujours actuelles. Il est en revanche intéressant de le comprendre dans le contexte post-68 et contemporain de la loi pour l'IVG.
Un livre extrêmement complet sur la cause des femmes, très dense. Traite de nombreux sujets allant du rôle de l'éducation, l'excision (âme sensible s'abstenir), en passant par les femmes en politique et en littérature.
S'appuie sur de nombreuses études et cite de nombreux ouvrages.
"Les femmes écrasées fabriquent des sous-hommes vaniteux et irresponsables et ensemble ils constituent les supports d'une société dont les unités augmentent en nombre et diminuent en qualité" (Dominique Fernandez)
Un livre important avec des chapitres parfois due mais nécessaire. La plupart des chapitres sont tristement toujours d'actualité. Mais quelques chapitres sont parfois passés : la comparaison du féminisme et du racisme par exemple est datée au regard du féminisme institutionnel aujourd'hui. Beaucoup de référence ne font pas toujours écho mais le message passé résonne toujours aujourd'hui. Je recommande ce livre.
Un historique du féminisme profondément pertinent encore (et surtout) aujourd'hui. L'auteure revient sur les pas de ses contemporaines et comment elles ont pu façonner notre mais aussi sa réalité. Son ironie et son humour aiguisé alimentent ses arguments et remettent en perspective des événements, actions, œuvres et auteurs. Quelques passages peuvent être durs pour un public non averti. Cependant, ils sont nécessaires. Un livre que nous devrions tous et toutes avoir dans nos bibliothèques.
Étant une grande lectrice féministe, je me devais de lire cette oeuvre, sous conseil de ma mère. J'ai sincèrement adoré sa pensée, avec laquelle je suis en accord. Le tout est très bien écrit et c'est sûrement le livre feministe le plus crû, qui fait si mal de réalité et qui nous fait nous rendre compte de notre société. Son point de vue et ses nombreuses références m'enrichissent dans ma pensée féministe et ce livre me laissera des traces. Je le conseille vivement.
On se sent un peu désarçonné aujourd'hui en lisant un livre féministe des années 1970. D'une part, on connaît très bien aujourd'hui les arguments et les enjeux, et tout cela est vieux jeu; d'autre part, on s'étonne de voir que les choses ont si peu changé, et qu'il faut faire et refaire tous ces argument. Mais les débats ont évolué depuis, et ce livre, quoique très bien écrit et très intéressant, est avant tout un document historique.
Frondeur, décapant, énergique, franc, drôle, grave, percutant, ce court livre est une lecture absolument indispensable, et l'introduction idéale à la littérature féministe de par l'accessibilité de son langage et de ses propos. A lire par toutes, et tous !
La mysogynie de Freud y est complètement démontée, ça fait du bien !
A mettre entre toutes les mains, car il n’a pas, ou presque pas, pris une ride.
« Il faut que les femmes crient aujourd’hui. Et que les autres femmes - et les hommes - aient envie d’entendre ce cri. Qui n’est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner contre elles-mêmes. Mais un cri de vie. »
Ou comment résumer le féminisme, MON féminisme.
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Un livre très intéressant qui a réveillé ma colère et mon indignation face à ce qu'on a fait, voir ce qu'on fait encore (malheureusement), subir aux femmes. J'ai parfois été noyée par la quantité de dates / noms / chiffres, mais il ne sont que le reflet du sérieux que l'autrice a mis dans cet essai.
A lire, relire et lire encore. Une première lecture qui m'a donné envie de recommencer pour l'annoter et m'imprégner, me souvenir de tout. Si inspirant, si empouvoirant. À mettre entre les mains de toutes et surtout de tous.