Juillet 1794. Thermidor an II. Idole encensée du club des Jacobins, orateur acclamé de la Convention, inspirateur du redoutable Comité de salut public, Robespierre est à l'apogée de son pouvoir. En deux ans, il a tout conquis ; en trois jours, il va tout perdre. Avec tout le talent narratif qui l'a rendu célèbre, Jacques Ravenne raconte la chute d'un homme et la fin d'un régime dans un récit à suspense où, à chaque page, la réalité dépasse la fiction. Le roman vrai du crépuscule de la révolution.
Un excellent livre, absolument passionnant ! Idéal pour en savoir plus sur une période précise de la Révolution française, la Terreur, et ccomprendre comment se sont déroulés les derniers jours (tumultueux) de la figure révolutionnaire centrale de Robespierre. Un récit haletant qu'il est difficile de refermer. J'enlève une étoile parce que je suis une bad bitch qui s'attendait à un minimum d'éléments biographiques sur Maximilien (oui on est intimes maintenant) et surtout un peu de contexte historique sur la Révolution parce qu'on n'est pas tous•tes historien•nes n'est-ce pas ?
Bien documenté, retrouvant des faits et des anecdotes pas toujours relevées par les historiens, ce livre va surtout passionner le lecteur par le suspense que Jacques Ravenne réussit à créer tout au long de ces trois journées clefs de l Histoire de France. Le style choisi étant purement descriptif, et l'auteur voulant se garder de toute analyse, on regrette cependant que la réaction thermidorienne soit ainsi vidée de son contenu politique, sans même évoquer comment les opposants à Robespierre ont immédiatement commencé à écrire sa légende noire pour de dédouaner de leur propre participation -voir de laeur leadership- dans certains des excès de la Convention .
Ni vraiment un livre d'histoire, ni un roman historique, mais un peu des deux. Vu la manière dont c'est raconté, ça donnerait une excellente série Netflix, même si on sait comment le personnage principal va finir. Tout de même: on est happé par ce récit de fin de la Terreur, à une époque donc, où les idéaux de la Révolution française sont sérieusement partis en couille. De fait, personne dans cette histoire n'a le beau rôle - et c'est bien ce qui inquiète.
La chute Les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne, présentation Certaines personnes se chargent d’emmener tous les décapités dans un endroit afin que leurs corps soient passés à la chaux, pour les détruire. Corps, têtes, tout y passe, mais auparavant, on les dépouille et on se partage ce qui a de la valeur.
Parmi ces quelques corps emmenés, celui de Robespierre. On est en 1794, au mois de juillet, fin juillet.
Avis La chute Les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne Robespierre est, pour moi, un personnage méconnu de l’Histoire de France. De mes cours, je ne me rappelle que très peu. Il faut dire que ce n’est pas la période que j’affectionne en Histoire Française. Je connais quelques détails, comme la chute de la royauté, mais à part ça, je ne connaissais pas réellement le personnage, comme le raconte avec force détails Jacques Ravenne. Jacques Ravenne, tout seul, sans son acolyte de la série des Marcas ou encore du Soleil Noir, c’est un véritable conteur, qui nous embarque dans un personnage historique avec un réel talent. C’est la première fois que je lis un ouvrage de Jacques Ravenne, en tant qu’écrivain solo, même si j’ai le livre consacré au Marquis de Sade, Les Sept vies du Marquis, dans ma PAL.
On est en 1794, la République est à l’agonie. Robespierre ne s’est pas montré en public depuis longtemps. Qui est Robespierre ? La Révolution, on va dire que c’est lui. Dans ce roman, l’histoire nous montre que c’est un éternel recommencement. Les hommes qui arrivent au pouvoir ont le culte du Je. Même si ces hommes prennent le pouvoir avec les meilleures intentions possibles, ou pas, très vite, ce culte de la personnalité prend le dessus. Je n’aurais pas aimé vivre à cette période. Voilà pourquoi, elle ne m’a pas franchement intéressé et que ça continue. Que les Français ont souffert. ! Arrestations arbitraires, tribunal sans en être un, guillotine… Outre la guerre, la famine, les Français sont morts. Une police, des rapports continuels et tout ça pour Robespierre, lequel avait le pouvoir de vie ou de mort, même auprès de ses plus proches conseillers. Pourtant Jacques Ravenne le décrit comme un homme, semble-t-il sensible, obnubilé par ses oranges et son chien. Chien qui lui permet de se cacher, d’écouter ce qui se passe autour de lui. Tous ceux qui le côtoient marchent sur des oeufs. Mais dès le départ, Robespierre semble être à la fin de sa vie. Il ne semble plus avoir le panache de ses débuts. Et lorsque la chute arrive, lorsqu’il comprend que tout est fini pour lui, a-t-il voulu finir comme Jacques Ravenne le raconte ?
Lors de cette chute, on se rend compte que ses adversaires n’étaient pas franchement préparés pour cette prise de pouvoir. Le retour de bâton aurait pu se passer. Et là, encore, histoire et politique sont un éternel recommencement avec ses luttes de pouvoir, ils éliminent un dictateur et semblent vouloir en installer un à la place. Pendant ces trois jours, il s’en est passé des choses en France, surtout que les gens ne se déplaçaient pas aussi facilement qu’en voiture. Comme à chaque fois, la France est avide de sang. Elle aime encenser mais elle aime également vilipender ceux qu’elle a encensés.
La chute Les derniers jours de Robespierre se lit réellement comme un roman. Pour moi, il a été très addictif, même si je me suis un peu perdue dans les personnages. Heureusement, qu’il y avait une biographie à la fin qui résumait leur vie. Pour moi, Robespierre a été un tyran. Il a imposé ses vues, sa politique. Il s’est imposé également pour devenir ce qu’il est. Rappel sur ces quelques années de son enfance qu’il préfère oublier. Robespierre a voulu faire de grandes choses, je ne le lui ôte pas. Mais a-t-il été dépassé par les évènements qu’il a plus ou moins créé ? A-t-il profité des uns et des autres pour accéder à ce pouvoir ? Trois longs jours dans la vie d’un homme, d’hommes qui ont côtoyé Robespierre. En lisant ce livre, un personnage a attiré mon regard, c’est celui de Saint-Just. Pareil je connais le nom, mais est-ce que ce que cet homme a réalisé mérite-t-il un livre ?
Ravenne escreveu diversos thrillers (vide alguns que ja postei), incluindo a saga Soleil Noir. Neste livro ele se desvia, escrevendo um romance histórico. Descreve o fim do regime do terror em 1794. Situação totalmente absurda, se for lida sob a moral e a lei de hoje (acusados, julgados, condenados e executados entre 9h e 16h do mesmo dia). Livro facil de ler.
Certains lecteurs relèvent que ce n'est ni un livre d'histoire ni une œuvre de fiction, je pense que c'est justement ce qui me dérange dans le texte. On a l'impression d'être dans une adaptation américaine de l'histoire de France, avec tous ses raccourcis, ses anecdotes sans sources, et même ses déformations de l'histoire (en particulier sur le culte de l'être suprême). Il y a trop - trop d'intrigues reliées avec de grosses ficelles, de rebondissements un peu forcés, d'approximations ou d'inventions. J'ai donc beaucoup de mal à m'y plonger, mais le livre peut être divertissant si on ne se focalise pas trop sur le cadre historique.