3,7⭐
Paraxodalement j'ai apprécié la lecture de ce roman qui donne vie à des personnages auxquels, du début à la fin, je ne m'identifie absolument pas. Olivier Bourdeaut dépeint deux hommes de plus de 30 ans clairement en pleine crise existentielle et tentant d'affirmer leur masculinité (une certaine vision, en tout cas). Je comprends qu'on puisse dénoncer le sexisme ambiant. Cela dit cela s'inscrit dans la construction de ces personnages dont les relations sont toxiques, que ce soit leur relation à eux-mêmes, à la vie ou leurs relations interpersonnelles et ce, sans tomber vraiment dans une caricature. Je comprends que cela dérange, que cela puisse choquer mais est-ce une raison pour ne pas l'écrire ? Personnellement j'arrive à passer outre car ce n'est pas comme si il y avait un narrateur omniscient qui avait des propos dégradants vis à vis des femmes, ce qui en ferait un roman profondément misogyne. Par ailleurs le style est particulier, les descriptions sont parfois un peu alambiquées mais les dialogues sont plus francs, donnant aux personnages une sacré répartie. Je me suis surprise à rire...
(Prévenez moi quand Paul Kalkbrenner passe à Guérande)