J'ai bien essayé d'chanterAut' chose qu'la conn'rie humaineMais la conn'rie m'a barréM'a rayé de son antenne[...]J'ai rencontré tous ces typesQui m'ont dit qu'pour réussirFaut faire des vidéoclipsPis faut s'habiller en cuirQu'on n'écoute plus les parolesQu'c'est trop no-where en françaisQu'l'av'nir est au rock'n'rollQu'y faut qu'j'prenne un nom anglaisVéritable monument de la chanson au Québec, Plume Latraverse chante, seul ou avec différents groupes, depuis les années 1960. De « Bobépine » à « El Niño » en passant par « Les pauvres » et combien d'autres chansons désormais célèbres, son écriture témoigne d'un sens peu commun de l'observation sociale.Cette anthologie (presque) intégrale a été augmentée des textes des albums des années 2000 : Chants d'épurations, Hors-saisons et Plumonymes. Elle compte au total 272 chansons.En couverture : Sur le tournage du film Ô rage électrique (1984), photo de Michel Gauthier.
"J'ai rencontré tous ces types / qui ont dit qu'pour réussir / faut faire des vidéoclips / pis faut s'habiller en cuir / qu'on écoute plus les paroles / qu'c'est trop nowhere en français / qu'l'av'nir est au rock'n'roll / qu'y faut qu'j'prenne un nom anglais" (L'enchevêtré)
C'est l'oeuvre artistique / poétique / musicale qui m'a le plus impacté dans ma vie. Si je ne découvre pas Plume à 14 ans, je n'ai clairement pas la même vie aujourd'hui. Évidemment, comme le recueil couvre plus de 40 ans de carrière, y'a certaines tounes et paroles qui vieillissent moins bien. Ça reste par contre, pour la majorité, encore ultra pertinent et y'a des sacrées belles chansons écrites autant dans les années 60 qu'en 2009. On voit vraiment l'évolution du style de Plume, l'écriture qui prend de la maturité mais qui n'arrête jamais de déconner de temps en temps.
"À fête du mort, y avait jus' moé d'pas triste / j'connaissais l'mort, j'savais qu'c'tait un vieux crisse !" (La fête du mort)