Dans ce récit choral, Emmanuel Moynot suit « caméra à l'épaule » deux jeunes tueurs en série, Jeb et sa petite amie Bess, en cavale sanglante dans une Amérique déglinguée et crasseuse. En vingt chapitres coup de poing, montés en 8 pages comme des comics, on va croiser tour à tour les destins de la belle Maxine et de ses deux fils, de Bo sa brute épaisse de compagnon, du Pasteur Cletus, plus amateur de jeunes filles que de vin de messe, d'un représentant d'aspirateurs qui sillonne les routes en Camaro, d'un motard juché sur une Norton Commando... Et pendant que Jeb et Bess sèment les cadavres sur leur route, Brett Edmund, le shérif adjoint de Sugar Grove mène l'enquête, en essayant de ne pas entraver celle de l'agent spécial Thomson, jolie blonde venue de l'Est...
Emmanuel Moynot vit à Bordeaux. Il réalise ses premiers travaux en 1981 dans de nombreux fanzines. À partir de 1983, il participe à la revue Viper et signe son premier album chez Glénat, L'Enfer du jour, redessinée et augmentée plus tard (Delcourt). En 1989, il crée La Pension des Deux-Roses (PLG). En 1992 paraît le premier tome du "Temps des bombes". Sa collaboration avec Dieter commence au troisième tome de cette trilogie (Dargaud), et se poursuit sur "Vieux Fou !" (trois tomes, Delcourt) . Bonne fête, Maman ! (avec Dieter toujours), Pendant que tu dors, mon amour et À quoi tu penses (Casterman)sont autant de chroniques contemporaines trempées au vitriol. Sa collaboration avec Dieter donnera encore Qu’elle crève, la charogne ! (1995, Vents d’Ouest) et Monsieur Khol (2001, Glénat). En 2002 et 2003, il écrit et dessine Oscar et Monsieur O et Anatomie du désordre (Glénat). Puis, à la suite de Tardi, viendront deux aventures de "Nestor Burma" (2005 et 2007), La Nuit de Saint-Germain-des-Prés et Le Soleil naît derrière le Louvre (d’après Léo Mallet, Casterman), ainsi que le très remarqué Pourquoi les baleines bleues viennent-elles s’échouer sur nos rivages ? en 2006 (collection "Aire Libre", Dupuis).
Un road trip de dos adolescentes que a lo Bonnie and Clyde siembran el terror por las carreteras del oeste americano hasta llegar a Los Angeles. Tono pesimista y dibujo sucio para una trama donde la violencia y el sexo campan a sus anchas y pocos personajes muestran una moral minimamente correcta.
Leer cómics es una de las aficiones culturales más caras que hay, por lo que obliga, en ocasiones, a recurrir a estrategias desesperadas como la de meter la mano en la colección de tu hermano.
Lo mejor de No direction es su dibujo y la primera mitad de la historia. A partir del ecuador se convierte en una sucesión de escenas sexuales un poco injustificadas y con la intención de crear un impacto visual. La auténtica motivación de la pareja de asesinos no termina de quedar clara y el juego con el color no lo he terminado de entender. Sin embargo, entretiene bastante y se lee muy bien, por lo que la sensación, una vez concluida la lectura, es buena. Creo que podría haber sido un cómic bastante mejor de lo que acaba siendo. Nada destacable pero disfrutable.
J'aime bien l'univers, le graphisme apporte une ambiance, mais au final assez déçu au global de cette BD, au scénario plutôt médiocre et à la fin .. euh .. je ne spoile pas, mais aucun intérêt. Typiquement le genre de BD que je me serai bien vu ne pas lire .. dommage.
El mal rollo condensado en una novela gráfica. Un road trip infernal en el que dos jóvenes siembran el terror a su paso, en una Norteamérica donde apenas hay personajes que merezcan vivir. Demoledor.
Una "Road Movie" de manual. Comienza dubitativa, pero poco a poco la trama va subiendo de nivel, las historias se van entrelazando, para terminar en un clímax, que no hace justicia a la historia gráfica bien llevada, los finales siempre son difíciles. Dibujo bien trazado, en tonos monocromáticos, agradable a la vista. Una novela gráfica, recomendable, pero nada del otro mundo.
3'5. Negrísimo relato negro. La historia, poliédrica y ambientada en los EEUU profundos, está bien articulada y te invita a seguir leyendo. Ahora bien, tampoco te va a cambiar la vida.