Ce livre met en lumière des faits sur la séparation de la charge mentale. La première partie peut sembler plus déprimante qu’autre chose, mais elle met la table pour la deuxième partie qui est concrète et pleine d’espoir. Ce livre s’adresse aussi aux hommes et avec bienveillance. Je recommande la lecture à tous les couples et aux adolescent.e.s aussi.
Mis à part les trucs et conseils pratiques, qui j’en suis certaine sont très pertinents une fois appliqués, ce livre m’a surtout fait réfléchir sur le féminisme et notre responsabilité les unes envers les autres. Quand on parle d’aide ménagère, on parle d’emplois précaires, sous-payés et où on constate une surreprésentation des femmes migrantes. Les hommes qui décident de s’impliquer et de se responsabiliser à la maison aident directement leur femme, mais indirectement les femmes. Ces passages parlent d’eux-mêmes:
« Les études attestent que le travail ménager pris en charge par une femme peut être délégué plus aisément à une autre femme, salariée, qu’à un homme, non rémunéré. […] Par cette embauche, une femme à haut revenu est dégagé d’une partie du travail ménager, mais ce travail continue d’être assigné au groupe « femmes », puisque ce sera une autre femme qui l’effectuera. […] En effet, le féminisme, ce n’est pas la capacité de vivre un mariage où les deux ont une carrière et prendre des vacances au ski, ni passer des heures et des heures avec son mari et ses deux adorables enfants parce qu’on a une employée de maison qui rend ça possible, mais qui n’a pas le temps ni l’argent pour faire la même chose de son côté. »