Cette vie d'Hildegarde de Bingen se prsente clairement comme un "roman historique". La tradition littraire dans laquelle s'inscrit l'auteure, Lucia Tancredi, est celle de l'Italien Alessandro Manzoni ou de la Franaise Marguerite Yourcenar. Pour eux, les documents des historiens, s'ils rendent compte des faits et gestes des puissants, n'apportent pas ce "vraisemblable" des potes et des romanciers qui parvient pntrer plus profondment dans tous recoins de la vie des hommes, y compris des plus humbles. Il s'agit d'une approche historique plus libre mais non moins authentique. A la base du parcours existentiel d'Hildegarde de Bingen, demeure une interrogation : les biographies qui nous restent d'elle ont t tablies par des hommes, sous sa dicte : Gottfried, Wilbert de Gembloux et Thodore d'Echtemach. On est donc en droit de se demander pourquoi la puissante abbesse, entoure de ses moniales qu'elle voulait pleines de sagesse et intrpides, et avec lesquelles elle communiquait au moyen d'un code secret fait de mots et de sons, n'a jamais transmis sa vie l'une d'elle. Tout de suite aprs sa mort, documents, textes manuscrits de ses uvres et tmoignages furent expdis Rome pour l'instruction du procs en vue de la canonisation qui ne fut jamais mene terme. Le roman historique "Hildegarde de Bingen, la puissance et la grce" se base sur cette trame "vraisemblable" et reconstruit une biographie au fminin qui pourrait avoir t dicte la moniale Adelheidis, future abbesse de Gandersheim, qui vcut aux cts d'Hildegarde jusqu' sa mort
Biographie très pauvre et décevante : on aimerait lire des extraits des écrits de Sainte Hildegarde, il n'y en a quasiment pas. Surprenant et décevant.