C’est très simple : ce livre est une CATASTROPHE !! Quand j’ai entendu la sortie d’un livre chez Hugo New Romance avec des persos de deux classes sociales différentes et notamment le sujet de la cité, j’ai sauté de joie. Vraiment. Je me suis dis « enfin on va être représenté ! Enfin une auteure qui va déconstruire les clichés, proposer des persos profonds et développés, une auteure qui va enfin nous mettre en valeur... mais non ! » Non, non, non, que nenni !
Déjà le perso de mike : tous les clichés possibles et de cité et de bad boy tout nul : un rappeur, super doué à l’école mais avec un background trop triste et trop torturé par la vie pour aller à l’école. Du coup, il a un taff tout pourri dans un Franprix (au lieu de je sais pas, continuer la fac ? Prendre un cursus en lettre puisqu’il aime tant écrire mais NON), il vit dans la pire cité possible, sa maison est crade, il est sexiste et homophobe sans que ça soit jamais vraiment remis en cause (le perso de Camille le reprends mais il l’embrasse et couche avec elle et pouf elle oublie tout et ça la dérange plus qu’il l’ai insulté de p*** deux lignes avant). Ah oui, et aucune évolution pour ce perso, le même conna** du début à la fin :))
Ensuite, la description des cités : waouw. Un amas pareil de clichés, je suis désolée mais ça impressionne : tout est salle, il y a de la drogue partout, personne ne va à l’école ou fait d’étude supérieures (sauf le frère d’un perso secondaire, et il est tout le temps moqué pour ça), les filles de cités sont juste la pour coucher avec les mecs et elles se font taclées de « fille facile » « une meuf que j’ai sous le coude » « une œuf qui sert quand je suis en galère »... FORMIDABLE !
Le sexisme ambiant : je l’ai dit plus haut que le fonctionnement des cités mais tout le long du livre, Mike reproche à Camille d’avoir couché avec 3 gars avant lui (mdr) alors qu’il se tape au moins une vingtaine de fille pdt le livre ! Et personne ne le confronte pour ça ! Encore une fois, Camille est vaguement en colère mais il lui suffit d’une embrassade pour qu’elle n’ait plus aucun principe. Une autre fois il l’a traité de « s***** » et elle dit « mais je pense que derrière cette insulte y’a une preuve d’amour » alors NON. Bref des enchaînement comme ça épuisants.
L’homophobie ordinaire : quand un perso secondaire ++ attaque mike et qu’il explique qu’il a du le « démolir » parce que lui (mike) c’est pas une « tarlouze » ou encore qu’il considère que les danseurs sont tous gays parce que « franchement dancer en collant toute la journée faut pas être net »... non mais sérieusement on est où la ??
En fait, je pense que l’auteure est restée coincée dans la cité des années 70-80-90, qui accueillait alors les immigrés de premières générations. Depuis les choses ont changés, les gens évoluent et leurs mentalités aussi. Les enfants vont à l’école et on va aussi à la fac, en école de commerce, etc... vraiment c’était un ramassis de sexisme tellement écœurant, de bêtises et de cliché que c’était pas supportable en fait. Bref une déception ce truc. Catastrophique.
Et un dernier point non négligeable. L’édition est insupportable : le découpage des chapitres est indispensable à lire en fait, tout simplement. Les chapitres sont découpés alternance de points de vue, sans sauter de pages. C’est super chiant à lire. En plus, l’argot et les mots étranger utilisés sont mis parfois en italique, parfois non, au bon gré de la personne qui corrige apparement.