La Puce à l'oreille est un vaudeville de Georges Feydeau créé au Théâtre des Variétés le 2 mars 1907. C'est une comédie basée sur des quiproquos et des malentendus entre les personnages qui se suspectent tous mutuellement d'adultère.
"La puce à l'oreille" est souvent décrite comme étant la plus grand pièce de vaudeville de tous les temps. Il faut reconnaitre que le genre est profondément salace et malhonnête. On m'avait expliquer au premier cycle que l'on rit continuellement quand on assiste à un vaudeville parce que le cocu est comique quand il soupçonne et quand il ne soupçonne pas. Violaine Heyraud, l'auteure de la préface at une meilleure opnion du genre. Elle propose que "La puce à l'oreille" est un précurseur des pièces du théâtre de l'absurde. Elle écrit: "Plus tard, Ionesco évoquera cette dramaturgie inquiète: 'Dans l'ordonnancement comme 'La puce à l'oreille', il y a une sorte d'accélération vertigineuse dans le mouvement , une progression dans la folie: je crois y voir mon obsession de la prolifération.'" (p. 13) On trouve aussi des sites sur Internet qui où on prétend qu'il y a des liens entre "Godot" de Beckett et "La puce à l'Oreille". Je crois finalement que l'on donne trop de crédit à un genre minable dont la grivoiserie est la seule mérite.
Actes I et II j'ai beaucoup aimé : rythme au top et personnages /intrigues très cool qui embarque facilement. En revanche l'acte III je lui ai trouvé des longueurs puis tout bâclé à la fin donc un peu moins fan. Mais overall j'irai bien le voir au théâtre.
Il faut le regarder plus que le lire, mais ce vaudeville est très drôle. Je m’abstiendrai de toute critique « sérieuse », bien que le vaudeville soit toujours emprunt de réflexions politiques et sociales, celui-ci m’a tout bonnement fait rire et je crois que c’est le principal ! On relève toutefois que derrière l’humour, les blagues grivoises et les tromperies, se cache une bonne dose de cynisme qui nous pousse à la réflexion…