""Rentre dans ton pays. Entendre ça alors que ça fait soixante-dix ans qu'on vit en France ! Mon petit Rayanne c'est la quatrième génération, il va falloir combien de générations pour que vous nous foutiez la paix ? Combien ?", s'emporte un des personnages de mon roman. Avec 404, j'ai voulu regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d'une poignée de personnages réunis dans une petite commune de l'Allier. Pile au centre de la France et de toutes les tensions qui la traversent..." Sabri Louatah signe un puissant thriller politique et rural. En explorant ce que l'on décide collectivement de ne pas voir, il raconte un pays qui se creuse dans le pays et ajoute à notre roman national un chapitre plein de bruit et de fureur.
Sabri Louatah est un écrivain français né à Saint-Étienne de parents kabyles le 25 septembre 1983. Anglophone, nourri à la fois de séries télévisées et de littérature, en particulier américaine, il se fait connaître par la parution d'un roman de politique-fiction, Les Sauvages, qui sera composé de 4 tomes et met en scène une famille kabyle, les Nerrouche, lors d'élections présidentielles opposant Nicolas Sarkozy et Idder Chaouch, un candidat socialiste d'origine kabyle.
Sabri Louatah a démarré ce roman avec une analyse d’une société malade qui sera la nôtre dans quelques années. Malheureusement, la deuxième partie et surtout la fin n’étaient pas à la hauteur de l’idée initiale. On a l’impression que l’écrivain ne voulait pas aller jusqu’au bout
Très bonne idée a la base. J'ai acheté ce livre en prenant lire sur le racisme franchouillard de base. On part vite sur la dérive des réseaux sociaux. Et si le démarrage est excellent, le livre hésite vie entre les deux débats, ne prenant jamais une direction claire. Beaucoup de personnages pas toujours bien définis. J'ai personnellement détesté la fin qui ne paraît méchante et inutile. Une grosse déception.
Le thème des deepfake est vraiment intéressant, et j'ai aimé l'idée d'une technologie infalsifiable. Mais le roman exploite très mal le sujet. L'histoire est plus focalisée sur les communautés arabes de France et leur intégration au pays. Les personnages ne sont pas convaincants, l'écriture n'est pas plaisante... Très décevant
Curious but quietly impressive near-future SF, set in a France under a far right government (of sorts) around the launch of a technology, '404', created with the noble objective of reestablishing 'truth' amid a crisis of distrust in media and an explosion of deep fakes. It all goes awry when the technology becomes a harbour for extremists, suicide cultists and sectarianism.
Behind the plot is the unrequited long term passion our protagonist has felt for his onetime classmate - the founder of 404 - a kick-ass Algerian-origin tech siren from a prosperous and integrated extended family. As a point of reference he's a pretty strong vehicle, as a bit of a drifter and ne'er-do-well who's credibly blank as an observer and very much on the sidelines. His age-long horn for 'Allia', the heroine, captures the dynamics of unrequited love very well: she's out of his league; she's married to someone far cleverer and he's the tea boy in the story, to some degree.
The novel's portrait of an integrated household and community-minded local mayor in is strong and the unfolding of the 'fourth generation' separatist movement in the anonymous, 'left-behind' provinces is very well told and a fresh take on the 'immigrant' story currently preoccupying French lit. It's satisfyingly ambiguous too: there's no neat arc, the crisis rumbles on and it feels perhaps that we're headed for a sequel (that seems to be Sabri Louatah's thing).
All told: an odd little number, but as an exercise in proto-Black Mirror thinking around tech and as an exploration of the immigrant mindset, it's pretty accomplished. '404' in itself would be a pretty great idea in a world of Qanon fuckwittery and Trumpism. Get working on that, techbros.
Une pseudo bonne idée technologique (au mieux à prendre au sens métaphorique tellement elle n’est pas crédible), les mêmes ingrédients que d’habitude chez cet auteur (sont j’avais apprécié les Sauvages). Mais rien ne prend. C’est pénible on se perd il n’y a pas de trame et beaucoup beaucoup trop de manichéisme (Kader le grand méchant et Allia la grande gentille et Ali le passager clandestin de ce naufrage romanes)
Je pensais lire un livre qui imagine une technologie interessante. Finalement l'histoire pose un cadre communautaire et vaguement politique. La fin n'est pas a la hauteur du cadre qui est posé par l'auteur. C'est décevant.
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La première partie , qui semble autobiographique est très bien. Mais j'ai été très décu par la fin. L'idée de départ du roman est très bonne, elle aurait pu être mieux exploitée.
J'ai aimé cette idée d'écrire sur les deepfakes et une technologie infalsifiable, dans le contexte d'un viol présumé de la présidente de la République. Malheureusement ce n'est pas assez développé.