Une jeune femme aux prises avec des douleurs chroniques cherche à comprendre et à apprivoiser son mal. Depuis quelque temps, elle s'évanouit dans les lieux publics, sans que la médecine puisse l'expliquer. Des années plus tôt, elle a rompu avec sa mère, alors que cette dernière était hospitalisée. Tout semble pourtant la ramener à l'enfance, dans un univers clos, en tête à tête avec une mère qui passait ses journées en robe de chambre devant la télé, à fumer.
un texte d’une écriture épurée, mais dotée de phrases magnifiques qui se greffent à même mon corps de lectrice. corps qui est, en lisant, porté à intégrer celui de la narratrice et celui de sa mère...un texte puissant dans sa vulnérabilité, qui traite de la douleur de la rupture autant que celle de la filiation. en filigrane, un récit sur la honte qui est d’une beauté terrible...à lire lentement, afin d’imprégner en soi la fumée qui y circule
J’ai tellement aimé la majeure partie de ce livre, le récit conflictuel de l’hospitalisation de sa mère particulièrement et les bribes de son enfance difficile. Je ne crois pas que la mise en contexte de maladie mystérieuse avec les métaphores glauques servaient particulièrement l’histoire. J’ai compris seulement à la fin que la narratrice était relativement jeune. Il me semblait qu’il y avait une ellipse dans le temps mais non, finalement. Pourtant, je donne tout de même 4 étoiles pour la force du milieu.
"Je me demande si, aujourd'hui, il reste des traces de sa présence dans mes maux de tête."
Suite à des évanouissements et douleurs chroniques, la narratrice (qu'on assume ou devine être l'auteure) est rattrapée par ce passé qu'elle a quitté de son plein gré et croit que la réponse à ses maux pourraient s'expliquer par la relation déficiente qu'elle a eu avec sa mère. Le livre est un survol de cette vie familiale remplie de non-dits.
.Une jeune fille éprouvant des douleurs chroniques raconte dans un ordre décousu sa relation pénible avec sa mère assez dysfonctionnelle et fumeuse de cigarettes à la chaîne. Son univers m’est apparu comme à la fois angoissant et déprimant, mais à la lumière de ce par quoi la protagoniste est passée, ce n’est pas étonnant
Je suis embarquée dans ce livre dans le temps de le dire. Avec une écriture poétique, la narratrice se dissocie de l’enfant qu’elle a été et y fait référence comme étant «La petite fille» pour expliquer avec froideur des scènes d’enfance d’une grande tristesse. Un livre qui frappe directement au coeur.
Bien aimé, mais j’aurais apprécié que l’autrice approfondisse un peu plus la situation actuelle du personnage en lien avec son passé. À force de faire de chaque phrase une image, ce qui tape un peu d’ailleurs, on ne fait que voler dans la figure de style au lieu d’aller au bout des choses. Disons que le style ici l’emporte sur le contenu, mais une bonne lecture somme toute.
Si ce livre vous intéresse, vous pouvez le retrouver dans notre catalogue des Bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick! (Canada) https://nbpl.ent.sirsidynix.net/clien...
J’ai aimé une grande partie de l’histoire. Le lourd conflit passé avec sa mère rend une partie de la lecture synonyme de charge émotive. Est-ce que tous les maux que la narratrice supporte sont les vestiges de sa relation avec sa mère ?
Le récit est très poétique. Évocateur et un peu réminescent de l’écriture de Nelly Arcan, je trouve. Par contre, je suis restée sur ma faim et le récit m’a paru inassouvi.
Avec Menthol, l’autrice québécoise Jennifer Bélanger livre un roman où la souffrance s’avère anesthésiante. En effet, à travers de nombreux procédés judicieux (jeu avec les frontières du passé et du présent, passage de la première personne du singulier à la troisième, etc.), la narratrice cherche à se distancer de ses émotions, de sa mère et d'elle-même, car la douleur est déshumanisante : elle ne laisse pas de place à l’identité, à la vie. Plus dans mon compte rendu « Une odeur de menthe de mère en fille : la transmission de la maladie dans le roman Menthol de Jennifer Bélanger » au lilitherature.com.