Il y a les gestes qui disent l’embarras, d’autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d’exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations :
le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le « vapotage », qui relègue l’art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu’on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu’on tient à la main sans le boire…
Philippe Delerm est né le 27 novembre 1950 à Auvers-sur-Oise. Ses parents étant instituteurs, il passe son enfance dans des «maisons d’école» : à Auvers, Louveciennes, Saint-Germain. Études de Lettres à la faculté de Nanterre, puis nommé professeur de lettres en Normandie. Il vit donc depuis 1975 à Beaumont-le-Roger (Eure), avec Martine, sa femme, également professeur de lettres et illustrateur-auteur d’albums pour enfants.
Philippe Delerm est devenu en quelques ouvrages le maître de ces petits gestes qui nous font et qui, parfois, nous trahissent. Son nouveau livre ne fait pas exception à la règle en abordant cette fois, l'aspect numérique/connecté, plus moderne de notre quotidien.
L'auteur nous analyse à travers une quarantaine de textes, toujours avec autant de poésie, mais surtout avec un œil juste, paternel et non-moralisateur. Il nous montre qu'à travers un simple petit geste se cache une réalité parfois plus profonde, nous dévoilant aux autres, si ce n'est, à soi-même.
Pour ma part, j'ai moins apprécié cet ouvrage aux autres. Je me retrouve plus dans ces gestes moins modernes. J'ai donc été moins transporté. Bien entendu, sa plume et sa faculté à nous émerveiller en quelques lignes n'ont pas diminuées.
Des nouvelles à lire, certes, mais surtout à relire, pour en découvrir toutes les subtilités.
J'avais gardé un excellent souvenir de La première gorgée de bière, et aucun de celui-là, malheureusement, parce que ça m'aurait évité de le relire. S'adresse clairement plus à des hommes hétéro de plus de 50 ans qui aiment s'écouter parler
Bof. J'avais un excellent souvenir de "la première gorgée de bière ', j'ai retrouvé la forme, mais je ne ne me suis pas senti en phase avec l'dsprit / l'humeur / l'ambiance.
ce livre ne m’a pas touché, je n’ai rien ressenti à par de l’ennui en plus ça se voit que ça a été écrit par quelqu’un qui s’adresse pas à une personne de mon âge donc bref c’est non pour moi
C'était globalement chiant et bien moins universel que la première gorgée de bière. Reflet d'une caste qui n'est pas la mienne, d'un vieux monsieur blanc un peu reac. Mis à part 4/5 textes, j'ai plutôt pas aimé le reste.
Loin de l'excellent la première gorgée de bière ! Très décevant ! On a l'impression d'un remake mais moins bon. Quelques bons moments mais on se reconnaît moins.
Ma fille parlerait d'un livre de vieux blanc réac, j'ajouterais qu'il ne s est pas vraiment fatigué. Quelques qualités quand même : il se lit en une heure...et s'oublie en quelques secondes.