L'autrice a bien su saisir les moments où tout paraît si flou et amer dans la vie d'Hippo, on sent son malaise, ses angoisse à propos de ceux qui l'entourent et ce qui la concerne. Le désordre des premiers pas dans la vie d'adulte. Ses soucis à la maison qui dépassent l'intérêt pour les notes, les résultats, les cours, font d'Hippo un personnage auquel on s'identifie parfaitement lorsqu'on a 16, 17 ans. Bien qu'elle me paraissait plutôt jeune, que la séparation de ses parents me semblaient être un sujet plutôt léger/ordinaire, ce roman n'est en rien une contrefaçon de la puberté, des problèmes et des émotions qu'on y ressent. L'amour, l'amitié, les craintes de se voir indésirable, d'échouer à se protéger et à protéger les personnes qu'on aime. Ici, il est aussi question de rendre la vie d'ado la plus facile, la moins "douloureuse" et pourtant Hippo présente bien des souffrances, elle a cette vision du monde et de la vie à partager, c'est un personnage très bien écrit, très bien sollicité pour représenter l'adolescente lycéenne d'aujourd'hui.
Pour conclure
L'adolescence d'Hippolite est une histoire mordante, piquante, aussi farfelue qu'addictive. Ce roman se lit avec une certaine angoisse, toujours sur le qui-vive, dans l'attente du prochain acte de l'Ogresse. S'il ne vous sera pas permis de rêver à un beau conte de fées, cette lecture fascinera bel et bien les âmes passionnées comme moi par l'adolescence et les liens familiaux !