De 1939 à 1945, cent dix-sept mille femmes de vingt-trois nationalités ont été rassemblées dans le camp de concentration de Ravensbrück conçu pour abriter dix mille détenues. Cent dix-sept mille femmes qui connaîtront l'abrutissement de l'humiliation permanente, de l’entassement, de la faim, du froid, de la torture physique, des épidémies, du travail forcé, du désespoir. Cent dix-sept mille femmes, mortes en sursis, hantées par les sélections pour la chambre à gaz ou le convoi noir réservé aux « convalescentes ». Sur ces cent dix-sept mille déportées, quatre-vingt-quatorze mille disparaîtront dans les fourneaux - des crématoires ou les fosses communes des Kommandos.
Ravensbrück est unique. Seul camp exclusivement réservé aux femmes il ne peut être comparé à aucun autre « univers concentrationnaire », même pas à ce secteur isolé d'Auschwitz que Christian Bernadac a présenté dans Les Mannequins nus. Ravensbrück, Le Camp des femmes, un enclos en marge. Travail et extermination. Immense réservoir où viennent puiser les « marchands d'esclaves » de l'industrie allemande ou les médecins en mal de cobayes.
I read the book entitled, "Camp for Women". It's an anthology, in the voices of the women that survived, or survived to tell the stories of those that died. It's an amazing, horrifying, uplifting, encouraging EXTRAORDINARY commentary on the power of the human spirit. To survive and thrive under the most relentless, repulsive, demoralizing, debilitating circumstances ever inflicted upon helpless, hopeless, defenseless women. I will always remember, and be forever effected by the stories they have shared....at what cost.