Laissée à elle-même, une fillette passe ses journées au dépotoir à chercher des carcasses de chiens errants. Dans la banlieue des années 1950, juste avant l'avènement des maisons riches et propres, la vie ne lui propose rien d'autre. À quinze ans, elle tombe enceinte. On la marie tout de suite et on lui achète une de ces maisons de rêve. Et on l'abandonne de nouveau. Seule dans son bungalow tout neuf, elle s'ennuie. Jusqu'à ce qu'elle remarque le camelot… Roman cru, déchirant, Dée établit un parallèle saisissant entre le destin d'une jeune fille et celui des terres qui l'ont vue naître et qui, en passant abruptement de la misère à l'opulence, ont sacrifié leur histoire.
Michael Delisle est un poète, romancier et nouvelliste québécois né en 1959 à Longueuil. Il est notamment l'auteur de romans: Le désarroi du matelot (1998), Dée (2002), Le sort de Fille (2005), Tiroir no 24 (2010) et Le feu de mon père (2014). Son écriture précise, simple et poignante décrit des univers troubles. Il enseigne la littérature depuis 1992 au Collège du Vieux-Montréal.
Je n'ai pas détesté mais j'en aurais pris plus. L'histoire est "raw" comme je les aime mais j'ai l'impression qu'elle est trop courte et incomplète. On s'attache cependant rapidement à la petite Dée, sale et mal aimée.
Dans ce roman, l’auteur Michael Delisle dresse le portrait de Dée, jeune fille vivant à la campagne avec ses parents. Elle quitte rapidement le milieu familial lorsqu’elle tombe enceinte à 15 ans et doit déménager dans un nouveau développement de Longueuil, suite à son mariage expéditif, destiné à taire les mauvaises langues. Étant toujours seule et n’ayant rien à faire, la jeune femme sombre dans l’ennui et la dépression.
Bien qu’aucun événement majeur ne bouleverse Dée, l’auteur a su dissimuler au fil du texte les émotions et la descente ressentie par Dée. Ce fut une belle lecture courte.
Même si l’histoire est difficile, l’écriture et la forme des chapitres font de ce livre un roman qu’on dévore. La lecture est rapide autant parce qu’on veut dissiper le malaise d’avoir lu de telles pages, mais aussi parce que l’histoire est bonne et aborde les réalités des familles pauvres d’il y a quelques décennies.
Résumé : À l’intérieur de très courts chapitres, on suit l’histoire d’une jeune fille, Dée, de ses 10 ans à ses 22 ans. Cette jeune fille se fait abuser assez jeune et tombe enceinte à l’âge de 16 ans d’un homme plus vieux qu’elle. Ils se marient et Dée se retrouve, la plupart du temps, seule avec son fils qu’elle n’était pas prête à avoir, qu’elle sous-alimente et sous-stimule.
Il faut bien s'accrocher, c'est un livre extrêmement dur! La petite Andrée Provost (et oui comme moi, pour une fois qu'un personnage porte mon nom!) est négligée par ses parents avec leur complicité un médecin l'amène régulièrement à la campagne pour abuser d'elle. Des amis de la famille attendent qu'elle ait ses règles pour en faire autant. Enceinte à 14 ans, mariage forcé. Elle s'ennuie, encore négligée, toute seule et désœuvrée. Le livre finit alors qu'elle a 20 ans et qu'elle est droguée au sédatifs.
Lecture dérangente, énervante et parfois difficile, mais pour une quelconque, nous ne pouvons pas arrêter de lire et nous sommes pris.e dans une position de malaise constant et de voyeur.se