Un soir d'automne, Hélène se rend dans une petite station balnéaire de Gironde au volant de la voiture qu'elle a louée à Paris, décidée cette fois-ci à mettre enfin en vente sa vieille villa isolée sur la dune, achetée dix ans plus tôt à une institutrice depuis lors décédée. En se délestant de ce bien dont elle ne tire que tracas et tourments, Hélène pense évacuer les fantômes qui parasitent son existence de femme active, célibataire, nullipare, et satisfaite de l'être, ainsi qu'elle se le proclame. Or, dès le premier soir, la maison se révèle squattée par un jeune photographe nippo-canadien dont la compagnie va bousculer ses plans. De même, l'arrivée inopinée de Bambi, sa filleule chérie, en proie à de sérieux soucis personnels, et la rencontre d'inconnus du voisinage dérèglent le programme initial comme si conjonctions cosmiques et fueures atlantiques interféraient autant que les événements prosaïques pour que s'opère la métamorphose dont chaque personnage semble devoir faire l'expérience. Entre apprivoisement du présent et revisitation du passé, relations neuves et effractions intimes, remuements géologiques, climatiques et historiques, entre plages jalonnées de blockhaus, chemins forestiers parcourus par des nuits sans lune, tempête centennale, crimes anciens surgissant d'un tableau et voix perdues, entre érosion des côtes océanes et de toutes les certitudes, Hélène s'effondre comme pour mieux se relever, s'ouvrir aux initiations qui l'attendent et vivre la mue libératrice et amoureuse à laquelle elle ignorait si ardemment aspirer.
Born 1946 in Bordeaux, Gironde, she won the Prix Femina for her novel Aden in 1992 and the prix Marguerite Audoux for her novel Les mal famées. Studying literature in Bordeaux, she then obtained a DEA in cinema at the université de Paris I. She lived in Paris, where she taught cinema and photography. Jack Lang then commissioned her to teach cinema at the école. She has published several novels, psychological in nature and with major female characters. They are set in various eras of the 20th century (e.g. the 1910s for Dans la main du diable, the Second World War for Les mal famées). Following Dans la main du diable set before World War I in 1914, Anne-Marie Garat pursued in 2008, with L'enfant des ténèbres, her epic depiction of the 20th century, bringing up the period of 1930s and the rise of the totalitarian dictatorships.
C est un joli livre, mais il se mérite. L écriture est trop compliquée pour l aborder facilement, ça mériterait peut être un peu plus de simplicité mais le plaisir est au bout du chemin. Beaucoup de descriptions, et trop d introspection au démarrage. Il faut prendre le temps. Une semaine pour le finir, pour moi c est énorme. Mais le télescopage des personnages enrichit le récit et le fait décoller, et j ai trouvé la seconde partie très belle. Jolies descriptions du Médoc, personnages attachants, beaucoup de tendresse et d amour. Un joli parcours optimiste.
Hélène, parisienne, propriétaire d'une maison au bord de l'océan dans le Médoc, y vient rarement et après 10 ans décide de la vendre. Une fois arrivée sur place, elle fait face à un squatteur, jeune québécois, photographe de bunkers nazis. Sur ce, sa filleule s'incruste et le séjour va prendre une tournure qu'elle n'attendait pas. Réflexions sur la vie, la mort, l'amour, qui pourrait être pas mal si le style de l'auteure n'était pas d'une lourdeur assommante. Le texte est truffé de digressions sans intérêt. Bref, on s'ennuie ferme et on saute allègrement des paragraphes pour avancer enfin.
J'ai pas du tout accroché au style d'écriture beaucoup trop pompeux et alambiqué pour moi. Aussi déçue par l'histoire, je m'attendais à autre chose selon ce que laissait entrevoir la 4eme de couverture.
Une belle écriture, mais une histoire qui a tendance à tourner en rond, avec des personnages, notamment l'héroïne, qui deviennent prévisibles et finissent par nous lasser.
J’ai peut-être été un peu généreuse avec deux étoiles, l’histoire est inintéressante et prévisible. La logorrhée verbale fatiguante mais..... il y a de très belles descriptions de la nature
La Nuit Atlantique de Anne-Marie Garat, où la tempête mène à la paix intérieure.
Pointe de la Grave, Médoc Dune Petit sabot perdu sur la plage Écologie et topographie Amour Féminisme Tempête(s) Rencontres Sérénité
Hélène a acheté un vieille bicoque au pied de la Dune, à une ancienne institutrice, sur un coup de tête. Ou plutôt sur un coup d'amour vite perdue de vue. Elle descend de Paris tambour battant pour vendre cette maison et se délester du passé. Son séjour sera plein de surprise : un photographe canadien squatte les lieux, sa filleule Bambi débarque avec sa valise pleine de doutes et d'illusions, ses voisins ne seront pas en reste pour terminer de fissurer le vernis. Hélène s'effondre un soir de tempête. Elle se relèvera grâce à son acceptation du passé et un amour naissant pour Tomaso, rencontre fortuite pour cette nullipare qui porte son indépendance en étendard.
Comme toujours, Anne-Marie Garat dépeint toute une époque : féminisme, écologie, amour, indépendance, et toutes les contradictions qui vont avec ! C'est brillant et salutaire.