"J'ai donné la vie. Ça m'a tuée. J'en avais une seule. Je n'écris plus. Depuis aujourd'hui. Ça, ça ne s'appelle pas écrire, ça s'appelle marquer. Je marquerai chaque jour quelque chose sur elle, au moins une ligne. Il n'y a qu'elle. Que ça. Que ça. Qui m'a tuée." Une jeune mère relate, sous la forme d'un journal, et comme en temps réel, l'arrivée au monde de son enfant. La petite fille a huit mois, le quotidien nous est livré, mais il est marqué par la force paradoxale des sentiments qui l'assaillent : l'amour inconditionnel qu'éprouve la jeune femme efface-t-il la complexité ? Et quels sont les enjeux de cette nouvelle passion entre la jeune mère et la toute petite fille ?
French novelist and playwright, she is perhaps best known for her 1999 novel L'Inceste (Incest) which recounts an incestuous relationship with her father. It is a subject which appears in several of her previous books, but it is unclear whether these works are autofiction and the events described true. Angot herself describes her work - a metafiction on society's fundamental prohibition of incest and her own writings on the subject - as a performative (cf Quitter la ville).
Angot is also literary director for French publishers Stock
Marathon Angot qui se poursuit. Léonore, toujours, c’est le véritable point de départ de l’œuvre, mais il lui reste encore quelques livres à écrire avant d’enfin arriver à ses fins: provoquer assez pour être lue, être lue assez pour avoir une raison d’arrêter d’écrire.
Elle me fait peur. Elle me donne envie de crier qu’il n’y a plus de doute possible: elle est bel et bien l’écrivaine la plus « importante » du XXe siècle. Je mets des guillemets, parce que je ne suis pas sûr que ça soit un compliment.
Dans un entretien accordé à l'Express, je lis que Christine Angot déclare «Mais le lecteur a toujours le pouvoir de fermer le livre! Il n'est pas obligé de me suivre». Heureusement que j'avais reçu le livre d'un ami et que je n'ai pas dépensé d'argent pour ça. J'ai fermé le livre à la page 33 (et la police de caractère est très grande).
Cru et édifiant Un concentré d’émotions crues et honnête, ça fait du bien de lire une vérité individuelle sans filtre. Parfois dérangeant, déstabilisant mais surtout véritable. Ce témoignage ne peut pas vous laisser de marbre