"Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements a priori. Il apparaît, en effet, que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses : c'est l'amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de La Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l'histoire est entièrement vraie. puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. Sa réalisation matérielle proprement dite consiste essentiellement en une projection de la réalité, en atmosphère biaise et chauffée, sur un plan de référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion. On le voit, c'est un procédé avouable, s'il en fut". La Nouvelle-Orléans. 10 mars 1946.. (Avant-propos de Boris Vian à L'écume des jours).
N'ayant aucune connaissance de l'oeuvre originale ni de son contexte, j'ai simplement abordé cet album en appréciant le dessin et en essayant de comprendre l'histoire. Le tout m'a semblé très intéressant, mais je suis resté un peu perplexe sur le sens à donner à ce récit.