A l'école, il y a les bons élèves ... et il y a Gustave. Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Il aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu'il collectionne. Pourtant, Gustave est travailleur. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande-sœur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant. Parfois, il suffit d'un rien pour qu'une vie bascule du bon côté...
Diplômée de l’École Supérieure de Commerce NEOMA Business School (ESC Reims) en 2007, Aurélie Valognes est spécialisée en communication et en marketing, et a exercé au sein de diverses entreprises (Mars, Procter & Gamble) et pays (Italie, Suisse, France, Belgique, Pays-Bas).
Je suis toujours émue par les livres d'Aurélie Valognes mais d'autant plus ici car c'est un sujet qui me tient à cœur. Je n'ai pu poser le livre et j'y ai consacré ma soirée mais quel plaisir ! En temps normal je quitte à regret les protagonistes d'une telle histoire mais pas cette fois. Gustave m'accompagnera pendant un petit moment je crois car il est porteur du plus beau message: l'espoir.
Ce livre m'a définitivement fait comprendre qu'il fallait que j'arrête de lire les romans d'Aurélie Valognes. Sur papier, ils ont toujours tout pour être le feel-good parfait que je vais dévorer et qui, sans être forcément mémorable, me laissera de bonne humeur, ce qui n'est pas négligeable. En pratique, ils sont toujours (pour moi) intensément plats. Je pense que ça tient à son écriture sans le moindre relief (ou talent, honnêtement).
Né sous une bonne étoile part d'une excellente intention, traiter des décrocheurs scolaires sous un angle qui n'est pas misérabiliste, franchement, j'applaudis. Mais absolument TOUS les personnages sont de vraies caricatures (et des caricatures plutôt ratées pour la plupart). Les pires étant tout de même les enseignants qui aussi bien dans le positif que dans le négatif n'ont strictement rien en commun avec un prof/perdir que l'on pourrait rencontrer dans nos établissements en 2020. Tout ce qui concerne la vie scolaire est d'ailleurs terriblement truffé d'inexactitudes grossières. Ce n'est pas un travail documentaire, je les aurais sans doute pardonnées si j'avais été captivée par l'histoire, mais étant donné que je m'ennuyais, j'ai eu bien le temps de les noter et d'en être irritée.
Autre point négatif : les choses ne sont pas nommées. Pourquoi pas de diagnostic pour Gustave ? "Il est dans la lune", ça fait court.
La fin m'a également apparue excessivement abrupte et rapide, en plus d'être bien entendu totalement invraisemblable. C'est la norme pour ce genre de livre, je ne demande pas que tout soit vraiment crédible, mais au moins, il ne faut pas avoir l'impression qu'une happy end tombe soudainement du ciel.
Je n'ai donc guère aimé Né sous une bonne étoile mais je l'ai terminé sans trop devoir me forcer, et je trouve le sujet intéressant (même si très mal traité ici), je vais donc en rester à 2 étoiles et non une seulement.
J’aurai énormément de choses à dire sur le dernier roman d’Aurélie Valognes, mais je vais essayer d’être concise. C’est l’histoire d’un petit garçon qui ne colle pas au système scolaire, un enfant qui n’entre pas dans les cases. Alors, on le juge, on le blesse on le tyrannise avec des mots. « Il commençait à en avoir assez des étiquettes qui grattent, des gommettes qui collent et des cases trop étroites dans lesquelles les adultes s’obstinaient à l’enfermer. » Toute sa scolarité sera une lente descente vers les abîmes de la perte de confiance en soi, jusqu’à être persuadé être « encore plus un moins que rien ». Les instituteurs qui jalonnent sa vie durant ses années d’école d’élémentaire sont d’une férocité verbale sans nom, de ces paroles prononcées qui restent gravées à tout jamais. « Je ne vois pas quel avenir pourrait s’ouvrir à lui, à part peut-être “essayeur de matelas” ». Lorsque Gustave arrive en sixième, il rencontre la prof de français qui va changer sa vie : Céline Bergamote. Elle est la seule à croire en lui et à pouvoir lui redonner confiance. Elle est celle qui ouvre le cahier des rêves…
Les romans d’Aurélie Valognes me font toujours du bien et c’est donc avec beaucoup d’impatience que j’ai ouvert celui-ci après une lecture assez anxiogène. En ces temps difficiles où tout le monde est préoccupé, c’était la possibilité d’une île vers laquelle me raccrocher. Les choses ne se sont pas tout à fait passées de cette manière, mais pour que vous puissiez comprendre, il faut que je vous raconte quelques pans de ma vie. Ma fille de 10 ans a toujours aimé à l’école. Elle a passé six ans dans le système scolaire américain, elle y a même appris à lire. Elle a appris la confiance en soi en présentant dès le plus jeune âge des exposés à ses camarades. Elle a bénéficié de cette approche bienveillante où les points forts sont toujours mis en avant et les faiblesses présentées positivement. Son entrée en CM1 à l’école française a considérablement changé la donne. Pour qu’elle puisse continuer à garder son anglais, nous avons jugé que l’école internationale (privée) était la meilleure solution : les bonnes notes en anglais devaient contrebalancer les mauvaises en français, car il lui fallait rattraper 3 années d’apprentissage de la langue. Les cours de français sont rapidement devenus un cauchemar… Les maux de ventre ont augmenté, le stress a explosé même lorsqu’il fallait faire les devoirs à la maison, certaines fois nous nous sommes retrouvées devant l’école sans pouvoir y entrer, devant faire demi-tour pour rentrer à la maison. Et puis sont apparues les crises d’eczéma géantes, sur les bras, puis sur tout le torse. Ma fille me dit que sa maîtresse ne l’aime pas, qu’elle se sent nulle parce qu’elle fait des fautes en lisant, parce qu’elle ne comprend pas les leçons, parce qu’elle ne comprend pas à quoi ça sert d’apprendre ce qu’est un nom noyau dans un groupe nominal. Elle ne comprend pas pourquoi sa maîtresse crie, pourquoi elle dit « vous vous foutez du monde » vingt fois par heure. Elle a l’impression de n’être rien ni personne, car en février sa maîtresse ne savait toujours pas écrire son prénom sans faire de faute.
Autant vous dire que les anecdotes de la scolarité du petit Gustave m’ont émue aux larmes et franchement, si mon cœur s’est serré de nombreuses fois, mon corps ressentait de réelles douleurs physiques. « Il découvrait que l’école n’était pas seulement un lieu où l’on apprenait, mais où, parfois aussi, l’on souffrait. » Aurélie Valognes décrit à la perfection ce que peut être un système scolaire qui ne sait/veut pas s’adapter à l’enfant différent, encore plus lorsque les enseignants avaient précédemment dans leurs classes un membre brillant de la même fratrie. Comparaison inévitable, rabâchage en règle, « tous s’accordaient à dire qu’il n’était pas au niveau de sa sœur. » Les vexations quotidiennes subies par Gustave ne se limitent pas à la sphère scolaire : elles le poursuivent bien au-delà, jusque dans son amour propre et dans son être en devenir. « En dix minutes de cours, il pouvait démoraliser un enfant pour une vie entière, l’enfermer dans une case de plus. Pour toujours. », tant et si bien que Gustave finit par croire, au plus profond de lui-même qu’il ne vaut rien. « Même dans son imaginaire le plus intime, Gustave ne s’autorisait à rêver qu’en minuscule. » Sa détresse est tue, accentuée par cette volonté qu’ont tous les enfants de ne pas décevoir leurs parents. Il faut dire que Gustave vient d’un milieu modeste, que ses parents triment, et que sa grande sœur est brillante, car elle seule pense savoir que pour sortir de ce milieu dont elle a honte, il va falloir bosser, mettre les bouchées doubles pour ne pas donner raison au mantra du grand-père « L’école, thèse, antithèse, foutaise ».
Arrive alors Madame Bergamote, une enseignante pas comme les autres, une Marianne de l’espoir. Si les méthodes qu’elle met en place pour sortir Gustave du gouffre ne sont pas déchiffrables au premier abord, Gustave est à nouveau autorisé à rêver, il cesse de « passer son temps dans la salle d’attente de sa vie », il en devient l’acteur. Sa confiance en soi renaît, son envie d’entreprendre aussi. Aurélie Valognes exprime très bien comment son propre salut arrive par l’entraide, l’altruisme, la synergie collective, la main forte tendue aux autres. Gustave peut enfin imaginer « toucher le ciel ».
À ceux qui disent, les personnages sont caricaturaux, je dis que vous avez de la chance de ne pas les avoir connus. À ceux qui ont perçu une bonne dose d’humour dans ces lignes, je dis que je n’ai pas ri, que j’ai plutôt eu tendance à avoir envie de pleurer. Ce roman sonne extrêmement juste par rapport à MA propre expérience avec l’éducation nationale, en tant que mère d’abord, mais aussi en tant qu’élève. Oui, j’ai connu une maîtresse qui sautait sur les bureaux avec sa baguette quand on donnait une mauvaise réponse, et un prof de maths aux yeux bleus translucides qui nous blessait par son silence et son mépris… Mais j’ai eu aussi cette merveilleuse prof de français que je n’oublierai jamais qui m’a transmis un amour immodéré pour les livres, la lecture et l’amour de la langue. Écrire sur un bulletin « Veut, mais ne peut pas » est une arme de destruction massive, et il faut des années pour s’en relever. Si Aurélie Valognes m’a réchauffée le cœur dans la seconde partie de son livre que certains peuvent trouver cousue de fil blanc, ou même niaise, j’ai la certitude qu’il y a des profs qui aiment passionnément leur métier (oui, j’en connais), qui ne respirent que pour transmettre, qui pèsent leurs mots, qui cajolent, qui consolent, et qui aiment vraiment leurs élèves. Je dédie cette chronique à ceux-là, ceux qui encouragent la création du cahier des rêves et incitent à répéter cette vérité : « Quand je serai grand, je serai heureux », car « Ne plus avoir d’espoir, c’était ça le véritable échec. »
Waouh ... Cette histoire est un réel coup de cœur mais aussi une claque monumentale quand on pense au fait que le système scolaire n'est plus vraiment une réussite et que ce genre de parcours doit être plus fréquent qu'on ne le pense ... Merci à l'autrice d'avoir si bien abordé ce sujet des enfants différents ^^ merci à toutes ces Bergamote qui donnent tout pour nos enfants quand on ne leur en donne plus forcement les moyens et courage à tout ces petits Sekou, Gustave qui parfois se sentent si seuls <3
"Né sous une bonne étoile" parle d'un jeune qui a des difficultés à l'école. Il y a un message positif, porteur d'espoir et de résilience : il ne faut pas abandonner ses rêves, malgré les difficultés Le principe de base est super intéressant, il y a des personnages intrigants, mais le résultat final est un peu décevant, je trouve...
Ce livre est engageant, les chapitres sont courts, et les événements qui surviennent ont maintenu mon intérêt tout au long de la narration Je mes suis sentie suffisamment investie pour ressentir diverses émotions, notamment un peu de colère envers le principal du collège Les personnages font face aux difficultés, telle que l'injustice ou la précarité (ils vivent dans un quartier où il y a de la violence). En dépit de cela, cette famille est courageuse, par exemple Noémie, qui prend beaucoup de son temps pour aider son fils, malgré la fatigue liée à son travail ; Gustave, qui travaille dur sans perdre espoir, ou encore Joséphine qui a de l'ambition malgré les difficultés de la vie
Cependant, il m'a semblé que les personnages de ce roman ont un côté qui tient un peu de la caricature : la plupart des profs sont terribles, ainsi que le principal, ils sont obstinés, et ne voient que le négatif chez Gustave ! Son père n'est pas plus brillant, et abandonne peu à peu ses enfants. Je ne trouve pas que ce soit réaliste, car parmi les enseignants aujourd'hui, je suis sûre que beaucoup ont à coeur d'aider les enfants à s'en sortir. Ce livre n'est pas très réaliste par certains côtés Par ailleurs, je ne me suis pas attachée aux personnages pour un sou, et je les ai pour la plupart trouvés assez peu sympathiques, même Noémie ou Gustave, par moments, même si j'aurais du mal à en expliquer la raison Ensuite, c'est vrai que je ne peux pas me mettre à sa place, mais j'étais pas super fan que Noémie fasse travailler son fils toute la soirée, au point que Gustave n'avait plus le temps de se distraire un peu, ou d'aller voir ses grands-parents, même si elle fait de son mieux ! elle n'abandonne jamais espoir, et je trouve ça beau :) Les personnages de ce livre semblent parfois penser que les bonnes notes sont synonymes de bonheur et de réussite. Pour ma part, je ne trouve pas qu'un bon bulletin fasse tout :/ Sinon, ce serait triste ( même si c'est vrai qu'une bonne note, ça met un peu de baume au coeur ;) Après, Gustave a vraiment beaucoup de mauvaises notes, et c'est vrai que ça doit être difficile Il n'y a pas toujours de communication entre mlle Bergamote et Noemie. Elle ne lui dit pas qu'elle essaie d'aider son fils, ni qu'il a volé... De plus, Gustave parle comme un adulte, pour ne pas dire comme un orateur, et c'est plutôt irréaliste, même s'il est intelligent
J'ai en gros, moins aimé ce livre que Mémé dans les orties, mais j'ai quand même passé un bon moment ! Je suis sûre que je lirai un autre ouvrage de cette autrice, même si je ne pense pas qu'elle devienne un jour mon autrice préférée, mais qui sait ?...
This entire review has been hidden because of spoilers.
Gustave est un jeune écolier qui a beau travailler dur, il reste en difficulté à l'école. On va le suivre sur plusieurs années, on va suivre sa vie de famille, avec ses parents et sa sœur, et on va surtout suivre sa vie d'élève, avec des professeurs plus ou moins à l'écoute...
Ce style de roman ne fait pas partie de mes genres littéraires préférés. En fait, je l'ai offert à ma maman, qui ne lit pas du tout les mêmes livres que moi. Elle l'a bien aimé et du coup, je me suis laissée tenter, curieuse de découvrir cette auteure dont on parle beaucoup.
Le roman aborde des thématiques importantes, il met en avant les difficultés des enfants qui ne rentrent pas dans les cases. On voit bien que malheureusement c'est aux enfants de s'adapter à l'école car l'école ne s'adapte que très peu aux différences. C'est une réalité tellement proche de ce que je vois dans mon travail que j'ai reconnu des situations réelles, le ton est juste, apporte de l'espoir.... et pourtant je n'ai pas accroché, ni aux personnages, ni à la narration. C'est dommage, mais je ne suis pas le public cible de ce roman. Je le savais avant de le commencer, je l'ai lu par curiosité et ça confirme que je n'ai pas du tout les mêmes goûts que ma maman en matière de lecture.
J’ai adoré cette histoire touchante entre un élève pas fait pour l’école et une professeure animée par la passion de son métier. L’écriture est fluide et agréable, les personnages attachants et bien que je ne sois pas adepte des points de vue externe/ omniscient, ça ne m’a pas dérangé dans cette histoire, cela a permis d’élargir les pensées et de voir l’histoire sous différents angles. Toutefois j’ai trouvé ça très dommage que l’histoire entre Mlle Bergamote et Gustave n’occupe même pas un tiers du livre. C’est le passage le plus important de l’histoire et il ne fait que passer. C’est le moment clé et pourtant cela n’est pas autant développé ni détaillé que le reste de l’histoire. Le début est assez long et se répète inlassablement et arrivé au moment bouleversant de l’histoire, ça ne fait que passer et cela est limite trop « bâclé ». Nous avons à peine le temps de comprendre que Gustave progresse qu’il passe du cancre à l’élève exemplaire. De plus, ce dernier conseil de classe qui conclut l’histoire et s’en suit avec un saut dans le temps de 15ans m’a laissé sceptique, c’était un peu brouillon comme fin. Toutefois, le sujet abordé est maîtrisé, l’histoire entre cette professeure passionnée qui décide de redonner espoir à un enfant trop souvent délaissé car pas dans les « normes » du collège est très touchante.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Dans son dernier roman, on rencontre Gustave pour la première fois, à six ans lors de la rentrée des classes pour son entrée en CP. A partir de la commence les mésaventures de Gustave - cancre par incompréhension-, ainsi que de sa famille. Ce livre est un rayon de soleil! On rit. Nos yeux menacent de pleuvoir à plusieurs reprises. On s'attache à Gustave, éternel rêveur au cœur tendre et trop grand par moment. Mais surtout, on ne veut pas lâcher ce livre, on ne veut pas quitter Gustave et les autres personnages. A dévorer, à savourer, à lire!
🔎 "Niewiele było trzeba: nieco troski, wyciągniętej dłoni i odrobiny miłości. Czasami wystarczy coś małego, żeby zostać ocalonym". 🔍
Do historii Gustawa podeszłam z całkowitą niewiedzą a otrzymałam wzruszającą i dającą nadzieję opowieść napisaną z lekkością i humorem 💙
A o czym jest "Urodzony pod szczęśliwą gwiazdą"? ⚡️ o chłopcu z trudnym startem, który ma trudności z nauką, który się nie liczy, który mimo ogromu pracy ciągle upada, który wątpi w swoje umiejętności, który idzie pod prąd ⚡️ o pełnej pasji i misji nauczycielce Pannie Bergamote ⚡️ o rodzicielstwie, rozwodzie i rodzeństwie ⚡️ o szkole i uczniach ⚡️ o miłości i nadziei oraz wierze w drugiego - nawet tego najmniejszego - człowieka ⚡️ o życiu na peryferiach Francji ⚡️ i ostatecznie - o przekuwaniu swoich wątpliwości oraz swojej inności w siłę
Książkę powinien przeczytać każdy - były lub obecny - uczeń a także każdy nauczyciel oraz rodzic 🔝
Ce livre est plutôt 3,5 *. Il m’a laissé un peu mitigée. Il fait 370 pages et les premières 200 étaient un peu longues et répétitives. Malheureusement je n’étais pas très fan de la sœur Joséphine, elle avait peu de qualités à mes yeux. L’histoire est assez sympa mais l’écriture n’était pas super fluide. Il manquait quelque chose. J’ai lu «Mémé dans les Orties » et j’ai plus apprécie. Le meilleur personnage du livre finalement était — Mlle Bergamot ! Elle était super. Je ne suis pas sûr de recommander ce livre à mes amis. Je précise que c’était un cadeau d’un ami et je ne l’aurais pas choisi moi même, vu le sujet du livre.
j’ai voulu le lire jusqu'au bout mais cet enchaînement de clichés m’a saoulée. si les enseignants de primaire du personnage existaient il y a quinze ans, je ne sais pas où. les enseignants des zones sensibles sont très investis et les diagnostiques tdah ou dys existaient déjà. Le texte manque de documentation, les trimestres scolaires deviennent des semestres, on demande aux élèves s'ils souhaitent rester présents au conseil de classe, les travaux d'un collège ne dependent pas du bon vouloir du principal... qui n’a pas le pouvoir de virer un professeur... et j’en passe....
This entire review has been hidden because of spoilers.
Très bonne lecture. Beaucoup d'émotions dans ce roman. Je me suis retrouvée dans deux personnages : Gustave et Mlle Bergamote. Dans le premier je me retrouve enfant, collégienne incomprise et délaissée par ses professeurs, devant me battre pour avancer, dans la seconde mon envie, mon besoin d'aider mes élèves lorsque enfin j'ai pu être celle que je voulais être. Cette lecture m'a apporté beaucoup de nostalgie mais je l'ai lu en un claquement de doigts car très prenant.
C’est un livre très amusant autant qu’il te permet de réfléchir. L’histoire n’est que la vie réelle, une rapprochement à la réalité de ces enfants pour lesquels l’école est une expérience dure et auxquels le système éducatif doit faire plus d’attention. Un livre plein d’espoir et qui t’ouvre les yeux en tous les sens possibles. On a tous un Gustave à nôtre intérieur.
Aurélie Valognes est une autrice que j’apprécie beaucoup. Honte à moi, je n’avais jamais eu l’occasion de la lire avant, alors que j’ai d’autres romans d’elle dans ma bibliothèque. J’ai donc réparé ma lacune avec la lecture de ce roman paru en 2020. C’est une autrice que j’aime suivre sur les réseaux, elle est d’une grande sensibilité et cela se ressent dans son écriture.
J’ai donc fait la connaissance ici de Gustave, un petit garçon doux et rêveur. C’est un petit garçon différent des autres, plus lent dans son apprentissage. Il vit avec sa mère et son père, ainsi que sa grande sœur Joséphine, qui est tout l’inverse de lui. Elle est bucheuse, ambitieuse, elle ne de voit pas en échec. L’entrée au CP va être compliquée pour Gustave, il est la risée de ses petits copains, l’instituteur n’arrive pas à lui enseigner ce qu’il doit savoir. Très vite, il va avoir une étiquette, celle d’un enfant en échec scolaire. Seule sa mère croit en lui et le pousse à ne pas se décourager. On va ainsi le suivre tout au long de sa scolarité, au primaire puis au collège, dans sa lutte quotidienne avec l’enseignement. Pourtant, Gustave est un enfant travailleur, il met vraiment beaucoup du sien pour faire ses devoirs, apprendre ses leçons. Mais, se défaire d’une étiquette de cancre est très difficile, et le pauvre commence à croire que les adultes ont raison et qu’il n’est bon à rien. Mais il suffit parfois d’une personne, d’un professeur qui croit en vous pour faire basculer le cours des choses. Et c’est ce qui va arriver à Gustave lorsqu’ilva rencontrer Melle Bergamote.
Je me suis très vite attachée à Gustave, il est vraiment difficile de faire autrement, il faut avoir un cœur de pierre pour ne rien ressentir. J’aitout de suite eu envie de le protéger, de l’aider, j’ai été outrée face au comportement de certains de ses enseignants. C’est tellement facile de classer un élève dans une case, de l’y laisser et de surtout ne jamais essayer de l’aider à s’en sortir. Tous ne sont pas comme ça, mais il faut aussi parfois lutter avec sa hiérarchie.
Aurélie Valognes parle avec beaucoup de justesse de l’échec scolaire, et de cette façon qu’ont les professeurs de classer les élèves selon la position sociale de leurs parents. Issu du monde ouvrier, un enfant ne peut pas aller bien haut, par contre, issu d’un milieu social plus élevé, c’est l’inverse et il peut briguer les grandes écoles. C’est vraiment du grand n’importe quoi, et c’est honteux de penser encore comme ça. J’en ai moi aussi souffert, et j’ai vu les deux côtés de la chose. Fille de parents avec une bonne situation, les profs ne voulaient pas m’orienter vers un métier classique, de base, ils voulaient absolument que je fasse de grandes écoles. Ce que je n’ai pas voulu. Et moi-même, une fois mère, et femme d’ouvrier, mes enfants ont souffert de cette distinction sociale pour faire des études. Heureusement, nous nous sommes battus pour qu’ils aient toutes les chances pour eux. Mais je suis toujours en colère contre ce système qui classe les gens selon leur position sociale. Cela existe depuis fort longtemps et je crois que ça ne disparaîtra pas comme ça, malheureusement.
Pour en revenir au roman, j’ai vraiment apprécié que l’autrice parle de tout cela au travers de Gustave. Elle montre qu’il peut toujours y avoir de l’espoir, qu’il faut croire en soi et ne jamais baisser les bras, se relever après une chute et continuer à avancer. J’aime quand les romans que je lis me poussent à la réflexion, me poussent dans mes retranchements. L’autrice transmet plein de belles valeurs au travers de la vie de Gustave. J’ai aimé tous les personnages. La sœur de Gustave, Joséphine, m’a un peu agacée au début, avec son arrogance, son assurance. Mais au fur et à mesure, on l’a voit évoluer, comprendre ce petit frère, et j’ai trouvé cette évolution très belle, elle m’a fait aimer Joséphine. Bien sûr, un personnage que j’ai tout de suite fortement apprécié, c’est Melle Bergamote, je crois qu’on aimerait tous avoir une professeur comme elle dans notre parcours scolaire.
L’histoire est addictive, on a envie de savoir ce qui va arriver à Gustave, alors on tourne les pages plus vite. Le style est très bon, très fluide, j’ai vraiment été stupéfaite par la vitesse avec laquelle ce livre se lit. L’attachement aux personnages se fait très vite, l’autrice décrit très bien les émotions et les sentiments, j’ai réussi à tout ressentir à la perfection. Le choix narratif à la troisième personne du singulier est très judicieux car il permet de garder une certaine distance avec les personnages et surtout avec celui de Gustave, pour qui on ressent une profonde empathie dès le début. C’est émouvant, c’est drôle aussi, c’est tendre, et on a souvent envie de verser une larme tant l’émotion est intense.
J’ai vraiment passé un excellent moment avec Gustave et les autres et surtout avec Aurélie Valognes. Je suis très contente de l’avoir enfin lue, et je compte bien continuer mon retard et lire ses précédents romans. Bien sûr je serai là pour sa prochaine parution. Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre, touchant et émouvant. Et de découvrir aussi l’autrice si vous ne la connaissez pas encore. Le sujet est vraiment profond, les personnages sont denses, il y a vraiment beaucoup de densité, il n’y a rien de superficiel. Je suis vraiment conquise
Gustave n’aimait pas se battre, Gustave n’aimait pas prendre de risques, Gustave n’aimait pas le sport... Gustave préférait rester seul à jouer avec ses Playmobil ou à feuilleter ses livres d’images préférés, plutôt que de chahuter ou faire des bêtises... Sa sensibilité qui s’invitait partout.
J'ai aimé le sujet qui nous rappelle que l'on est trop vite catalogué et qu'une étiquette peut transformer nos vies. L'histoire de Gustave est parlante pour beaucoup mais j'ai trouvé le texte souvent un peu lent et rébarbatif. Malgré tout un beau message sur la persévérance et les bonnes étoiles qui traversent nos vies et nous permettent d'avancer.
Ce livre est important parce qu'il montre l'importance de l'éducation bienveillante et l'effet catastrophique que peut avoir l'éducation élitiste qu'il reste parfois chez certains professeurs.