« Je voulais raconter l’histoire d’une attirance irrésistible. Raconter l’échec de la morale confrontée au désir. Raconter un amour déplacé. »Christine Orban
CHRISTINE ORBAN was born and raised in Casablanca, Morocco. An award-winning horse rider, she is also the author of twelve French novels, among them the national bestsellers Fringues and Le Silence des Hommes, are national bestsellers. She lives in Paris with her husband and two sons.
Comme Rimbaud l’a écrit, « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». Pas certaine qu’on le soit réellement plus à l’aube de la vingtaine. On aspire à une liberté qui est celle des adultes, « des grandes personnes » tout en restant encore un peu un enfant. C’est l’âge des expériences diverses, des nuits blanches et mondes refaits entres amis, entre amants. C’est l’âge où tous les futurs sont possibles et la jeunesse éternelle. C’est l(‘âge des effronteries, de la rébellion, du choix de ce que sa vie sera ou non.
« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », et c’est ce que Simon a trouvé d’irrésistible chez Tina. Ce que cette dernière a reproché à Marco. Ce que ce dernier aurait voulu que Tina ne soit pas. Libre et Irrévérencieuse, dans Est- ce que tu danses la nuit… de Christine Orban. « Je voulais raconter l’histoire d’une attirance irrésistible. Raconter l’échec de la morale confrontée au désir. Raconter un amour déplacé. »
Deux hommes. Le Père et le Fils. Aux antipodes l’un de l’autre. L’un veuf, très bel homme, achetant son fils en rattrapage d’une éducation inexistante. L’autre jeune, impétueux, rebelle. Qui remise ses études au second plan, pour vivre sa vie à cent à l’heure, sachant que son père couvrira toujours ses arrières par culpabilité. La culpabilité de l’absence, du manque d’éducation, de repère paternel. Une culpabilité grandissante, sur fond d’amour interdit.
Une femme en devenir. Tina. La fiancée du fils. La maîtresse du père. Une passion naissante sur un amour enfant mourant. Une jeune femme perdue quant à sa volonté propre, quant à ses sentiments. Je l’ai perçue comme spectatrice de sa vie. Qui subit les assauts violents d’un amoureux éconduits. Qui vit terrée chez elle par peur. Peur du scandale, de la honte, de l’opprobre. Par peur de vivre sa vie de jeune femme étudiante à Paris.
Deux villes. Athènes, celle de l’enfance, des promesses estudiantines, des premiers ébats adolescents. Paris, celle de la liberté, d’une vie nouvelle. Celle de la passion clandestine rythmée aux heures des palaces parisiens et des grands restaurants.
Avec Est-ce que tu danses la nuit…, Christine Orban nous comte une jeune femme prise en étau entre deux hommes qu’elle aime – a aimé – croit aimer – et qui ne se soucient que d’eux, au détriment d’elle. Elle qui devient un objet, une vulgaire poupée qu’on ne veut pas partager. Une sorte d’image d’Épinal, d’une jeunesse et d’un corps qui devraient être scellés dans l’éternité de deux hommes égoïstes, et destructeurs par la même. Aucun jugement de la part de l’auteure, juste un simple constat quant à ces passions avortées.
Tina, mariée depuis vingt ans à Pierre, se voit confier par Viola, la vieille gouvernante de sa mère Léda à l'agonie, un panier rempli de lettres... Ainsi commence le roman, avant un retour en arrière où l'on découvre Tina lycéenne, amoureuse de Marco. Ce dernier lui présente son père, Simon. Aussitôt, elle est troublée par cet homme qui éprouve lui aussi une attirance irrésistible pour la petite amie de son fils. Le roman relate cette double histoire d'un amour étrange, impossible. Christine Orban décrit le sentiments puissants de ce trio. Une lecture plaisante que je recommande !
J'ai bien aimé le livre qui nous fait prendre parti pour aucun des personnages. Chacun des personnages a fait des choses impardonnables, mais qu'on finit par comprendre. Aucun des deux couples ne devraient exister, mais ça permet de voir certains actes d'un autre point de vue. Tina c'est une queen, malgré ce qu'elle a fait, elle a énormément de force 💪🏻. Bon livre en global.
Christine Orban, vous m'avez perturbée durant ma lecture, pourtant vous m'avez sans doute autant rassurée. Les bonheurs et les maux du cœurs sont toujours aussi fortement dépeints. Merci. Que le sujet soit délicat, ici, je suis renvoyée à moi-même.
Délicieux! Un Lolita du XXI siècle où l’ héroïne gère les rapports avec un jeune et aussi avec un adulte ...le père du jeune homme... Agréable, fait rêver, en fait un très belle histoire d’amour