C’est dimanche, c’est le jour du repas en famille, tout le monde est ravi de se retrouver ensemble autour de la table. Alors que tout est prévu pour faire de ce rendez-vous un moment d’amour et de partage surgit tout à coup la question à laquelle personne n’avait pensé : De quoi on pourrait parler ? Formica est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes. Tragique. Mais pas que...
"Jean-Paul, on avait dit 'déguisé en Grec' - Bah oui, voilà. - On est dans une tragédie, Jean-Paul, tu as déjà vu un kébab géant dans une tragédie ? - Bah je sais pas, je les ai pas toutes vues."
J’ai eu une impression de déjà-vu et je crois que c’est dû à la lecture de son roman Le Discours qui se déroulera aussi lors d’un souper de famille. Dans ces derniers, je crois que c’est celui que j’ai le moins apprécié.
De quoi on parle au repas de famille chaque dimanche à midi? Avec une humour absurde on dépeint une famille dysfonctionnelle qui nous rappelle la réalité de la société.
Treize euros dans cette bande dessinée c’est treize euros gaspillés, au pire lisez-le à la bibliothèque. Ce cynisme bête qui n’a rien à dire, c’est insupportable. A un moment, un personnage brise le quatrième mur pour nous dire en gros « ah vous vous demandez bien pourquoi vous êtes en train de lire ce truc ? » et j’ai eu l’espoir que le niveau remonte. Mais non. Ça reste aussi creux et mauvais tout le long. Il y a quelques blagues absurdes qui marchent bien mais sinon ça donne l’impression de quelque chose de rushé pour respecter une deadline.
A bizarre, funny look at the disaster that is French family dinners. Much funnier than Open bar because somehow the story here is coherent despite its absurdity. I've already forgotten the jokes in open bar but I think I'll remember the Greek chorus with the Greek sandwich and the important moral lesson that smoking is dangerous because you could get crushed by a plane engine.
Je suis plus mitigée que sur "Zaï zaï zaï zaï", qui avait été un coup de coeur absolu, mais certaines planches et vannes fonctionnent à merveille et font oublier le reste. "Mh... Je n'aime pas trop que tu aies tué mon fils"
De quoi peut-on parler à un repas de famille ? LA grande question de Formica, l'auteur nous entraîne encore et toujours en digressions plus fantastiques les unes que les autres
Non mais merci Fabcaro! La satyre décalée ultime du repas de famille du dimanche. Tout y est (fausseté relationnelle, blancs, maladresses, tentatives pathétiques d'entretenir l'affection et le lien, animosité envers les enfants des autres, discussions stéréotypées et plates, attitudes compassées, etc.) et avec cet humour inimitable qui me fait bien me poiler.
"-ALORS QUI VEUT DU POULET ÉLEVÉ EN BATTERIE DANS D'ATROCES SOUFFRANCES, N'AYANT JAMAIS VU LA LUMIÈRE DU JOUR, À QUI ON A CASSÉ VIOLEMMENT LES PATTES POUR QU'IL NE PUISSE PAS COURIR VERS SES POUSSINS BROYES DANS UN PRESSOIR DANS UN PIAILLEMENT DÉCHIRANT?