Despite my diligence, some editors failed to take me seriously during these first months at the Herald. I thought I knew why: Something was missing.
I threatened to buy one at an adult toy store and display it in a flowerpot on my desk. (p.83)
Madame Buchanan est badass. Elle a couvert pendant 18 ans le beat de Miami: ses meurtres, enlèvements, viols en série et autres terribles histoires. Une femme dans un milieu d'hommes, dans les années 70-80, qui s'est mérité le Prix Pulitzer du journalisme en 1986.
Dans ce récit, elle ouvre ses cartons et nous partage, pêle-mêle, sa vie de reporter, sa vie sentimentale (assez ratée merci, mais racontée avec un sourire en coin irrésistible), son amour pour ses chats, les histoires les plus abracadabrantes sur lesquelles elle a écrit, les liens complexes qu'elle entretient avec les policiers, les enquêteurs, et la famille des victimes.
Et aussi, parfois, avec les criminels. Ces moments sont sans doute les plus inconfortables du livre. Buchanan reste fidèle à sa volonté d'avoir toute l'histoire quand elle écrit sur les violeurs ou les meurtriers.
C'est sûr que si vous cherchez une histoire avec des licornes et des papillons, ce livre-ci va vous rester en travers de la gorge. Il y a des chapitres interminables, non pas parce qu'ils sont mal écrits, mais simplement parce que la somme horrifiante de cadavres finit par assommer. Mais le style de Buchanan ainsi que sa volonté de débusquer l'histoire - toute l'histoire- la rend éminemment fascinante. Un des chapitres les plus marquants et des plus actuels de ce récit est celui qui porte sur Arthur McDuffie, un jeune homme noir tué par des policiers qui ont tenté d'étouffer l'affaire. Un récit écrit il y a trente ans qui trouverait sa place dans les médias aujourd'hui.