Dix ans après la publication de La renarde et le mal peigné, soixante-quinze nouvelles lettres viennent compléter le portrait de la correspondance amoureuse et politique entre Pauline Julien (1928-1998) et Gérald Godin (1938-1994). On y retrouvera la même intensité amoureuse et un même destin inextricablement lié à l’histoire du Québec moderne. Ton métier, le mien, le Québec permet également de voir à l’œuvre l’espoir et la passion de ce couple, du « Vive le Québec libre ! » à Niamey à l’engagement humanitaire de Julien, en passant par les années de journalisme et l’élection de Godin dans la circonscription de Mercier.
On en apprend pas vraiment plus sur leur carrière, mais on ne se lasse pas de leur amour épistolaire. Leur authenticité, leur vulnérabilité; l'amour qu'ils se portent l'un à l'autre transparait dans son imparfaite perfection. J'ai adoré et ils vont me manquer. J'ai souligné plusieurs passages que j'ai trouvé touchant.
Une correspondance plus dense et profonde que ce qui avait été publié dans un premier livre. Et pas qu'amoureuse ; une immersion dans leurs métiers respectifs, des perspectives sur le climat politique et social des années '60 et '70 au Québec.
Une correspondance souvent sensuelle, parfois déchirante et à certains égards violente de la part de Gérald Godin.