On sait peu de choses de l'homme qui écrit ces lignes, qui évoque son histoire, ses rencontres, ses joies et la satisfaction qu'il ressent à voir sa vie se terminer. Ou plutôt, on sait ceci, annoncé d’emblée : « Ce texte a été découvert dans les affaires personnelles d’un résident de la maison de retraite. Il l’aurait rédigé entre son entrée et le 22 janvier 2019, date de son décès ». Depuis le lieu qu'il habite désormais, il voue ses heures à une puissante contemplation des beautés et des douceurs qui l'entourent. Il débusque les instants de bonheur dans les détails le plus futiles, se réjouit de dessiner comme un enfant, de ne plus avoir à changer d'avis, de recevoir du courrier, de faire le sourd, d’être au bout de ses peines ou de garder des secrets… Chaque court chapitre est l'occasion d'un effarement, d'une allégresse ou d'une douce mélancolie. Un roman délicat et tendre, qui est aussi une méditation sur la vie, le temps, la nature.
Une petite perle de 100 pages. Sujet: fin de vie. Dans une maison de retraite. Pas réjouissant. Mais l'auteur en brosse une peinture tout en finesse, avec légèreté, humour grinçant, dérision, mais aussi avec le regard caustique d'un homme qui a tout possédé et va clôturer la page avec une humilité dénuée de patos...
« Quelqu'un avait payé pour m'écrire. Lorsque je le froissais entre mes doigts, le papier me parlait. Il me parlait d'aventures, de guerres, d'amour et de rencontres. J'aurais aimé être une enveloppe pour porter les bonnes et les mauvaises nouvelles, pour tenir bien enfermés les secrets des hommes et des femmes. J'aurais aimé être une enveloppe et sentir les doigts tremblants des destinataires sur moi, déceler la crainte et la joie, apprendre tous les sentiments humains. J'aurais aimé être une enveloppe pour ne jamais être tenu responsable, pour pouvoir me suffire à moi-même. »
Vivimos tan ocupados por lo que poseemos, por tener un trabajo, dinero, un coche nuevo,etc. Que no nos damos cuenta de que lo único que permanece y que valoraremos son las relaciones, amigos, familia; los sentimientos; los recuerdos de anécdotas que nos hicieron felices, o no tanto.
Esta pequeña obra de Adrien Gygax es una reflexión sobre lo que queda con nosotros una vez estamos tan cerca de la muerte que ya no tenemos energía de seguir experimentando nuevas cosas, nos satisface pensar en que fuimos felices y ya vivimos todo lo que habíamos de vivir.
Voilà, c’est la fin. Dans un bloc de béton avec une centaine d’autres pensionnaires dont la moitié n’y résidera pas plus d’une année. Une fin de vie dans un établissement médicalisé. Des souvenirs pour tout bagage, un bagage qui diminue d’ailleurs.
Un moment de réjouissance. Voilà, c’est bientôt fini, je suis prêt, la vie est belle. Elle se termine. Bonheur du crépuscule
Je ne sais pas si j'y crois, mais c'est très poétique
Très court récit de fin de vie à travers un journal intime, touchant par moment, mais qui sent la construction littéraire à plein nez. J'ai eu de la peine à embarquer.
Je conseille ce livre à tout ceux qui viennent de perdre un être cher. Il m’a beaucoup aidé à traverser un moment difficile avec une note de poésie et d’espoir.