Tout semble opposer Éric et Laura. Si la réussite sociale de celui-ci n’a pas tenu toutes ses promesses, la déchéance de Laura est totale, aussi bien sur le plan amoureux que professionnel. Près de trente ans après leur première rencontre, les deux personnages se retrouvent sur un parking, buvant du rosé et fumant des joints, au fil d’un dialogue décousu. Cette nuit-là, tout le passé d’Éric lié à la mémoire de Laura resurgit : la fascination obsessionnelle pour sa beauté, un souvenir d’elle adolescente en bikini rouge et la douleur perpétuelle d’une distance jamais surmontée… Qu’il s’agisse de leur milieu d’origine, de leur langage ou de leurs références culturelles : tout prouve qu’ils n’appartiennent plus au même monde. Pourtant Éric est là, et ne ressent que plus de désir à son égard. Pour ne pas passer pour un homme cultivé et méprisant, chaque mot doit être pesé, apprécié selon l’écart social qu’il pourrait signifier et les blessures qu’il pourrait raviver. En dépit de la colère ressentie face à l’impossibilité de communiquer et la douleur de ne pouvoir aimer, Éric tâche pourtant d’interroger ce qui les sépare. À travers le récit d’un amour non advenu, l’anthropologue s’efforce de raconter autrement les fractures qui divisent la France d’aujourd’hui.
Je tiens à préciser que je n'ai jamais terminé ce livre, je mettrais donc ce commentaire à jour si je le termine et change d'avis...
Je comprends l'intention du livre, mais je trouve qu'elle a été exécutée d'une manière très perverse et malsaine... Par exemple, quand cet adulte fantasme sur le souvenir d'une adolescente en bikini, mais aussi qu'il nous rappelle sans cesse que Laura est belle, mais seulement lorsqu'elle garde sa bouche fermée. Et puis je trouve que la vision hautaine et supérieure qu'Éric porte sur Laura est absolument détestable. Le fait qu'il doive constament choisir ses mots pour que ses paroles soient du niveau de Laura est insupportable. Comme si la classe sociale de l'un témoigne de son intelligence et de sa capacité intellectuelle...
Bref, peut-être que j'aurais dû terminer de lire ce livre afin de l'apprécier à sa juste valeur, mais je ne prenais aucun plaisir à le lire...
P.S. : Il semble que ce récit soit autobiographique... Je m'inquiète...
Un homme encore obsédé par son amour de jeunesse, qui n’a jamais passé à autre chose malgré qu’il soit maintenant marié et père. J’ai l’impression qu’il profite des traumatismes de Laura et de ses capacités affaiblies pour essayer d’exaucer ses fantasmes. Il ne l’écoute pas lorsqu’elle parle, sauf pour essayer de se remonter à ses yeux. Les deux personnages sont fades. Bof.