"Le moyen métrage avait pour titre "LIMA 2.0". C'était toute une série de plans de détails ou fixes, en grande partie en plongée totale ou en contre plongée. Dans le genre assez bien ficelé. Décors criards à l'esthétique soignée. Des corps en mouvement. Des corps aux gestes latents, comprimés, à l'apparence tout à fait normale et pourtant, il y avait quelque chose d'autre qui dominait. Quelque chose de déguisé, d'illicite, qui se reflétait dans l'œuvre entière. Quelque chose d'impur, de calomnieux, de prohibé. Les séquences se hachuraient dans une lueur stroboscopique. Des coupes franches étaient utilisées pour sublimer des corps vulnérables que l'on torturait, que l'on éviscérait, que l'on démembrait. Des bourreaux invisibles par la déformation de l'image prenaient leur temps et leur rôle à cœur. Le son hors champ était lui aussi terrifiant, hypnotique. Distordu par des cris empreints de folie et des murmures en boucle tels des litanies.Rien n'était puéril. Tout était abouti. La séance vorace. Expérimentale. Contemplative. "LIMA 2.0" était dans la lignée directe des snuff movies encensés par des milliers de personnes sur Terre. Un patchwork de sons caustiques, d'images féroces et de lumière écrasante. Un nouveau monde, un monde de découvertes. Un monde dépouillé de toutes informations trop commerciales et édulcorées. Un monde réel. Un monde interdit, réalisé par un homme au cerveau assurément carbonisé."
Encore une fois Loana Hoarau nous plonge dans la folie et l’horreur humaine... Comme d’habitude j’ai beaucoup aimé ce roman et je le recommande grandement ! (Du moins si vous n’êtes pas trop sensibles.)
Si je me croyais au bout de mes peines avec les romans de Loana, elle réussit encore une fois à me surprendre! Une ambiance opressante, une descente dans l'horreur pûr. Un passage dans le livre m'a fait ressentir la-même émotion contradictoire que le roman 5150 rue des Ormes de Patrick Senécal.
Pas parmi mes préférés de Loana 😑 Il manquait de détails gores à mon goût. J'ai trouvé ce livre long et il m'a manqué le petit frisson que je retrouve habituellement en lisant la plume de Loana🤷🏽♀️😅